13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 23:03

 

ferrandpillard1_0.jpgPatricia Ferrand et Jean-François Pilliard

 

Gestion Sociale  9 janvier 2014

Unedic : l'indemnisation sera au cœur des négos

     Alors que la renégociation de la convention d’assurance chômage débute le 17 janvier, l’Unedic vient de renouveler son conseil d’administration.

Patricia Ferrand, secrétaire confédérale de la CFDT, en prend la présidence dans le cadre de l’alternance, en lieu et place de Jean-François Pilliard, vice-président du Medef en charge du pôle social. Une rude tâche attend la nouvelle présidente, appelée à concilier des exigences contradictoires.
D’un côté, la situation financière du régime que cette économiste de formation, siégeant au conseil d’administration depuis trois ans, connaît parfaitement. De l’autre, la nécessité de maintenir le rôle d’amortisseur social que jouent, plus que jamais, les indemnités de chômage dont bénéficient deux demandeurs d’emploi sur trois. Difficile, quand le DG de l’Unedic, Vincent Destival, s’attend à un déficit d’un peu plus de 5 Mds€ en 2014. « La question que nous nous posons, c’est notre capacité à couvrir nos besoins de financement », confirme-t-il. Ceux-ci ne devraient pas diminuer à court terme, compte tenu de la situation du marché de l’emploi et du refus ferme des employeurs d’accroître leur contribution, les syndicats eux rejetant toute remise en cause du niveau et de la durée d’indemnisation (76 % des chômeurs indemnisés le sont depuis plus d’un an), comme le suggérait le récent rapport de la Cour des comptes. Bien au contraire, la CGT propose « une augmentation maximale d’indemnisation à 30 mois, toujours sur la base d’un jour d’indemnisation pour un jour travaillé ».
Pour la centrale pilotée par Thierry Lepaon, les allocataires de plus de 50 ans devraient même voir leurs droits prolongés jusqu’à 60 mois. Tandis que les primodemandeurs d’emploi accéderaient au régime dès deux mois d’activité. Plus sobre, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, se contente d’opposer un niet catégorique sur la dégressivité. « C’est hors de question, martèle-t-il. Si l’Unedic est en déficit, c’est justement parce que le chômage est élevé, les demandeurs d’emploi n’en sont pas responsables. » Une analyse que partage Philippe Louis, président confédéral de la CFTC : « Nous ne devons pas abandonner ceux qui, aujourd’hui, subissent les conséquences du chômage. Nous ne sommes pas favorables à un retour à la dégressivité. » Quant à la CFE-CGC, elle insiste aussi bien sur le niveau d’indemnisation des cadres pointé dans le rapport de la Cour des comptes que sur « le risque d’explosion de nos systèmes d’assurances sociales fondés sur la mutualisation et la solidarité ». Sachant que seuls 1 400 happy few touchent le plafond de 6 959 € par mois. Dans ce contexte, les autres points de la renégociation, dont l’articulation avec la formation, la couverture de l’activité réduite, le rechargement des droits, la simplification des procédures et la personnalisation du suivi, risquent de passer au second plan.

Gestion Sociale, 09/01/2014

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Published by Aurore Boréale
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cambacérès 21/01/2014 06:55

il n'y a jamais que 4 ou 5 ministèrs dans ls locaux de bercy; on déréglemente le travail mais on garde un ministère; il n'y a plus d'anciens combattants, mais il y a toujours un ministère;on se
fout de l'écologie mais il y a un ministèrE. nous ne sommes plus u'un coin d'europe, mais nous faisons entretenir nos dernières possessions d'outre-mer pas les fonds européens et nous gardons 25
régions et 96 départements
Et de la lutte des classes il ne reste que la classe politique...
ceci explique celà?

LA FRANCE SERAIT UNE GRANDE PUISSANCE AU PEUPLE EMINEMMENT FERU DE POLITIQUE - mais, après avoir su couper la tête de louis xvi, nous ne savons visiblement plus débattre que du zizi présidentiel...

Jacques Heurtault 17/01/2014 00:32

Il n'y a rien de plus facile que de voter une suppression progressive d'une cotisation. Ce qui est un peu plus difficile, c'est de faire des économies dans la gestion des comptes publics.
"Mécaniquement", le budget de l'Etat augmente de 20 milliards par an si on ne prend aucune mesure de compression des coûts. cela représente environ une hausse de 6% alors que l'inflation est d'à
peine 1%. On voit immédiatement qu'il y a un GROS problème structurel!

Jean-Pierre NGUYEN 16/01/2014 23:56

Salut Krymsky,

Ne t'excuses pas, nous avions corrigé. Comme toujours ton analyse est très fine.

Bonne chance Krymsky,

Jean-Pierre NGUYEN

Krymsky 16/01/2014 20:43

Oups !! je voulais dire " du temps " de Sarko. Fatigué là.

Krymsky 16/01/2014 17:36

C'est fait JPN, enfin c'est promis, les cotisations familiales des entreprises devraient être supprimées...
Disons que c'est promis juste avant les élections municipales dans l'espoir d'un retournement de l'opinion et des sondages.
Dans les faits ça ne sera pas simple, voir pas réalisable du tout.
Comme du tant de Sarko, le gouvernement a opté pour une tactique de l'annonce et par l'accumulation de projets provocateurs.
Attendons de voir.

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