30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 19:36

Communiqué de presse des organisations syndicales de Pôle emploi Aquitaine

« TOUT VA BIEN A POLE EMPLOI », c’est le discours lénifiant de Jean Bassères (Directeur Général) et de la Directrice régionale Aquitaine.

Le baromètre social spécialement créé à cet effet « est bon », les agents « sont contents », les demandeurs d’emploi « satisfaits », les entreprises «aussi »

Bref tout baigne ….

Et pourtant, alors que le chômage continue à augmenter, la réalité est toute autre :

  •     des chantiers à marche forcée se succèdent depuis 5 ans
  •     les instances représentatives du personnel ne sont pas respectées, pas plus que le code du travail
  •     le CE Aquitaine a constaté plusieurs entraves à son fonctionnement, entraves confirmées en partie par les services de la DIRECCTE ainsi que par le juge mais non sanctionnées par la justice.

Cette tolérance permet à Pole emploi de continuer à développer tous ses projets, ses chantiers.

Cette situation devient intenable pour les salariés de Pole emploi, comme pour les demandeurs d’emploi. Ordres et contre-ordres se succèdent d’une semaine sur l’autre, voire d’un jour sur l’autre. Seule la Direction ose encore parler de « simplification » dans cet enchevêtrement de mesures, de bouleversements organisationnels pourtant sensés améliorer le service rendu au demandeur d’emploi. Les conclusions de l’expertise pour RISQUES GRAVES sur la santé des salariés, menée en Aquitaine, en 2012, à la demande du CHSCT sont pourtant alarmantes. Une nouvelle expertise pour risque grave vient d’être votée pour un site aquitain la semaine dernière.

Aujourd’hui, face au refus de la direction de mener un dialogue loyal, tous les élus ont quitté la séance du Comité d’Etablissement pour dénoncer ces pratiques inacceptables mettant en danger les agents, quelles que soient leur fonction et/ou leurs cadres d’emploi.

Les organisations syndicales de pole emploi Aquitaine  CFDT – CGT – FO - SNU – SUD

 

 

 

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 00:01

 

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Dernier jour pour les organisations syndicales de Pôle emploi qui doivent se prononcer pour ou contre la signature d'un nouvel accord seniors.

 

PROJET SOUMIS A SIGNATURE

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 19:38

 

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Le Monde  29 janvier 2014 (JB Chastand) 

A Marseille Pôle emploi rechigne à aller dans les cités

C'est peu dire que Pôle emploi et les missions locales – les organismes chargés de suivre les chômeurs de moins de 26 ans – souffrent dans les quartiers Nord de Marseille d'une image dégradée. Moins de 1 000 jeunes de moins de 25 ans sont inscrits dans l'agence Pôle emploi du 14e arrondissement alors que celui-ci, l'un des plus pauvres de Marseille, compte 60 000 habitants et un taux chômage des jeunes qui dépasse les 40 % dans plusieurs quartiers. Faute de pouvoir prétendre au revenu de solidarité active (RSA), la plupart des jeunes des quartiers ne prennent de fait même pas la peine de venir s'inscrire.

« Pôle emploi et les missions locales sont un parcours du combattant pour nos jeunes. Mon fils y est inscrit depuis un mois, on ne lui a encore rien proposé », explique Soraya Larguem, membre du Collectif des quartiers populaires de Marseille, qui regroupe plusieurs associations intervenant dans les quartiers Nord. « Notre public est dans l'urgence, il a besoin de réponses rapidement, or Pôle emploi met toujours du temps à donner des solutions », abonde Sofiane Majeri, conseiller d'insertion dans le centre social Agora, situé dans la cité de La Busserine.

 

INCOMPRÉHENSION

 

Mais l'incompréhension est parfois bien plus fondamentale. Quand ils voient arriver des jeunes en retard, parfois sans même s'excuser, les agents de Pôle emploi ne peuvent pas s'enpêcher de penser qu'il sera difficile de les caser en entreprise. « Est-ce que des personnes qui ne prennent même pas la peine de s'inscrire à Pôle emploi cherchent vraiment du travail ? On peut se le demander. On est quand même situé juste à côté des cités », estime notamment Annie Lopez, la directrice de l'agence Carré Gabriel, située au cœur du 14e arrondissement, mais en dehors des cités.

   

« Pour certains jeunes, sortir de la cité pour aller à l'agence, même juste à côté, demande un effort psychologique souvent compliqué. Les jeunes des quartiers vont postuler là où il y a quelqu'un qui leur ressemble, or ce n'est souvent pas le cas à Pôle emploi, justifie en retour M. Majeri. Nous sommes seuls à gérer la frustration. » Sans compter que nombre de jeunes pensent que Pôle emploi ne leur servira pas à grand-chose, surtout face aux discriminations d'adresse ou d'origine dont ils estiment être victimes.

Si les personnels des missions locales viennent bien faire quelques permanences dans les cités, c'est avec pour objectif de ramener ensuite les jeunes dans les antennes officielles. De son côté, Pôle emploi ne s'y rend pas ou presque. Préfète déléguée à l'égalité des chances, Marie Lajus estime nécessaire de changer cela : « Il faut sortir les agents des agences, même si ce n'est pas toujours professionnellement très confortable. »

Depuis janvier, elle tente de convaincre les conseillers de faire des permanences dans les centres sociaux des quartiers difficiles. Si une première tentative a eu lieu le 21 janvier, l'expérience bute sur les réticences des agents. Une pétition de refus a circulé à l'agence Carré Gabriel. « Les agents ne veulent pas y aller pour des raisons de sécurité, même si les conventions prévoient des garanties », explique Mme Lopez, la directrice de l'agence. Pour l'instant, aucun conseiller de son agence ne semble prêt à aller faire une des neuf permanences prévues par Mme Lajus.

   

« Croire qu'on va résoudre les problèmes en mettant le service public de l'emploi dans les cités est une idée complètement fausse. Il faut que les jeunes comprennent qu'ils ne trouveront pas d'emploi en bas de leur tour. Notre rôle n'est pas d'aller chercher un jeune qui n'a pas l'intention de venir », abonde Brigitte Cavallaro, directrice de la mission locale de Marseille, qui conteste fermement que les jeunes qui veulent vraiment travailler échappent à ses services. Sauf peut-être ceux qui vivent du trafic de drogue. « On ne convaincra pas les délinquants de venir à la mission locale alors qu'ils peuvent gagner 300 euros par jour dans la rue », estime-t-elle.

 

 

 

     

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 23:13

 

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La Tribune  28 janvier 2014

Chômage: Quand le patronat se prend pour Pôle emploi

 

Les organisations patronales ne se contentent pas de faire des commentaires acerbes sur la dégradation du marché du travail et de faire des promesses de création de postes en échange d'allègements de la fiscalité.

En janvier 2013, l'association CroissancePlus innovait en mettant en ligne des propositions de postes sur son site internet. Depuis cette date, les 400 adhérents de l'association ont mis en ligne plus de 300 offres d'emplois, essentiellement des contrats à durée indéterminée. Pour quels résultats ? Selon CroissancePlus, 135 offres ont été pourvues. Pour quels postes ? Tous les secteurs, tous les profils sont concernés. Les entreprises peinent aussi bien à trouver des assistantes maternelles que des ingénieurs système ou des directeurs artistiques.

La CGPME ouvre une page dédiée sur Facebook

La CGPME a décidé de lui emboîter le pas. Fruit de sa collaboration avec Facebook et Work4, un développeur spécialisé dans la création de pages carrière sur le réseau social, la Confédération lancera dans quelques jours son initiative " Les PME recrutent ! ". Son objectif est clair : mettre en relation les entreprises, notamment les TPE-PME, qui recherchent des salariés, des apprentis, des jeunes en alternance, ou des stagiaires avec les candidats qui souhaitent travailler dans une PME.

Le Medef veut élever le débat

Pour l'instant, le Medef n'a pas l'intention de suivre le mouvement, même si ses objectifs en matière de lutte contre le chômage sont les mêmes que ceux des autres membres du patronat. Au 55 avenue Bosquet, dans le septième arrondissement de Paris, on préfère lutter contre le chômage en fournissant des études macroéconomiques, des baromètres ou des enquêtes prospectives via l'Observatoire du Medef.

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 21:09

 

15-million-de-chomeurs-ont-retrouve-un-emploi-durable-en-20 

    

Suite à une réclamation du photographe, j'ai dû retirer du blog les portraits de Messieurs Bassères et Cazenave (articles Course à l'échalote et Quiz du dimanche soir).  Dommage: ils étaient beaux ces deux portraits, surtout celui de Jean Bassères, très élégant, avec son regard profond et sa barbe de trois jours, j'adore !  On peut se demander dans quelle publication on retrouvera ces deux photos ?  Personnellement, je trouve que ce serait du gâchis d'utiliser ces deux œuvres artistiques pour une bête plaquette qui illustrerait par exemple tous les bienfaits du plan Pôle emploi 2015. Dans les couloirs de la DG, on murmure que ces portraits sont destinés à être placardés dans les agences pôle emploi, de la même manière que le portrait de François Hollande est placardé dans toutes les mairies. La Direction Générale n'a toujours pas démenti cette folle rumeur ...

 Aurore Boréale

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 00:23
 
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Le Monde  27 janvier 2014 (JB Chastand)
Pôle emploi renforce le contrôle des chômeurs 

Comme souvent à Pôle emploi, l'organisme a choisi de ne pas communiquer sur le sujet. Mais depuis plusieurs mois, la direction renforce, en toute discrétion, le contrôle des chômeurs. Depuis le 20 janvier, tous les conseillers Pôle emploi peuvent par exemple savoir automatiquement et de façon quasi immédiate si les chômeurs de leur « portefeuille » ont retrouvé un emploi. Jusqu'ici, ils devaient se contenter des déclarations spontanées des chômeurs, forcément imprécises. Désormais, les Urssaf envoient chaque jour à Pôle emploi les déclarations préalables à l'embauche (DPAE) qui sont remplies obligatoirement par tout employeur.

 
Pôle emploi affirme sur son site que cette transmission permet « de mesuer l'impact de son offre de service sur le chômage et l'emploi ». Mais plusieurs documents internes, consultés par Le Monde, indiquent que les DPAE permettront également « d'identifier des fraudes ou des indus potentiels ». Les « indus » désignent les trop-perçus qui découlent généralement d'oubli ou de décalage de déclaration des chômeurs qui reprennent un emploi. Chaque année, 800 millions d'euros versés par erreur doivent être récupérés par l'organisme. Avec la déclaration automatique, Pôle emploi espère éviter de verser a priori ces sommes.
Si les documents internes précisent bien que la DPAE « ne permet pas de suspendre l'indemnisation des demandeurs d'emploi », un chômeur pourra être sanctionné s'il s'avère qu'il n'a délibérément pas déclaré qu'il reprenait un emploi. Comme les DPAE ne sont pas totalement fiables – seules 90 % d'entre elles débouchent sur une embauche effective –, la CNIL a imposé à Pôle emploi qu'un conseiller intervienne avant toute demande de remboursement ou sanction. « Les DPAE serviront à instruire des procédures pour soupçon de fraude, mais en aucun cas ne pourront servir à suspendre les allocs sur cette simple information. Pôle emploi marche sur des œufs », explique un conseiller
 
EXPÉRIMENTATION DANS 12 AGENCES
Un autre projet, mené dans le plus grand secret, est encore plus sensible. Depuis mars 2012, dans douze agences un peu partout en France (Fécamp, Besançon, Evreux, Toulon,...), des conseillers consacrent la totalité de leur temps à contrôler que les chômeurs cherchent bien du travail. Si la direction juge cette expérimentation concluante, elle pourrait être étendue à l'ensemble du territoire à partir de juin. Cette mission de contrôle était exercée par l'inspection du travail et les Assedic, mais elle avait été abandonnée avec la fusion de ces dernières avec les ANPE et la création de Pôle emploi.
Si le code du travail impose aux chômeurs « d'accomplir des actes positifs et répétés de recherche d'emploi », la plupart des conseillers ont du mal à sanctionner ceux qu'ils suivent régulièrement pour ce motif. La direction de Pôle emploi refuse d'ouvrir à la presse les portes de ces cellules de contrôle, mais une conseillère a accepté de témoigner sous le couvert de l'anonymat.
« Nous recevons tous les jours des listes de chômeurs à contrôler, sélectionnés de manière aléatoire, explique-t-elle. Nous examinons d'abord si le chômeur a suivi tous les projets d'accompagnement, s'il a créé un espace personnel en ligne, s'est abonné aux offres. Il y a ensuite un entretien téléphonique. Si les éléments ne sont pas satisfaisants, nous lui envoyons un questionnaire en lui demandant des pièces justificatives, comme des mails de candidature ou une copie de son journal de bord de recherche d'emploi. En cas de non-réponse, ou pour ceux qui ne font aucune démarche ou qui nous mènent en bateau, nous prononçons une sanction de 15 jours de radiation. »
    PAS ENCORE DE BILAN
Les contrôleurs de Pôle emploi n'ont, pour l'instant, pas le droit de se rendre au domicile des chômeurs, ils ne peuvent que les convoquer ou les appeler aux horaires de bureau. Et cette conseillère assure agir avec bienveillance. « On tombe parfois sur des gens qui nous disent qu'ils sont au fond du trou et qui ont complètement baissé les bras. Je ne suis pas là pour les sanctionner et le fait de les contrôler va souvent les faire redémarrer. On leur laisse alors le temps de se relancer dans leur recherche en venant par exemple à un entretien avant de décider de sanctionner», assure-t-elle.
A la direction générale, on refuse d'avancer un bilan. « Il sera fait en juin, nous regarderons à ce moment-là », se défend un dirigeant. Selon la conseillère, environ 10 % des chômeurs contrôlés dans son agence sont radiés pour deux semaines. Le directeur d'une autre agence assure radier environ 12 chômeurs par mois sur la base de ces contrôles.
« Dans un Etat de droit, on doit appliquer le code du travail, et cela me semble plus intelligent de radier pour manque de recherche d'emploi que pour absence à un rendez-vous », assure ce cadre. Mais cette expérimentation suscite quelques remous syndicaux. « Si on était en plein-emploi, la question du contrôle se poserait peut-être, mais aujourd'hui on n'a pas d'offres d'emploi. On va encore appuyer sur la tête des chômeurs », s'inquiète Véronique Riesco, au nom de la CGT Pôle emploi Haute-Normandie, une des régions « tests».
 
« DATAMINING » ET PROFIL DES FRAUDEURS
Dernier élément dans la lutte tous azimuts contre la fraude, Pôle emploi va mettre en place d'ici au printemps des processus de détection automatique des profils de chômeurs les plus susceptibles de frauder. Via des processus de « datamining » (exploration de données), déjà appliqués dans les CAF, l'organisme va identifier les caractéristiques les plus fréquentes des fraudeurs et contrôler les chômeurs qui en sont les plus proches.
Depuis cet automne, l'organisme dispose également de cartes montrant les types de fraudes les plus fréquentes selon les régions. Enfin, des réflexions ont actuellement lieu à la direction de la lutte contre la fraude autour du pistage des internautes via leur adresse IP. L'organisme pourrait ainsi repérer  les chômeurs qui s'actualisent régulièrement depuis l'étranger. « Il n'y a aucun projet d'utilisation des adresses IP à des fins de contrôle », promet toutefois Thomas Cazenave, le numéro 2 de Pôle emploi.
 
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Pour Krimsky et les vieux babas
 
Oubliez Claude François, réécoutez Pete Seeger  !
 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 19:37

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 18:24

Marsactu  23 janvier 2014

Pôle emploi place ses agents au pied des tours

Mardi, le préfet Michel Cadot a lancé la première permanence d'un agent de Pôle Emploi dans le centre social de Frais-Vallon. Inscrite dans le plan Ayrault pour Marseille, cette mesure est loin de faire l'unanimité au sein même des agences.

Marie Lajus, Michel Cadot et Andrée Antolini, au centre social de Frais-Vallon.

Marie Lajus, Michel Cadot et Andrée Antolini, au centre social de Frais-Vallon.

Pas de policier en vue, aucune voiture noire garée devant le centre social de Frais-Vallon. Pourtant, ce mardi, la structure accueille deux préfets, Michel Cadot et Marie Lajus. Prudent, le charbonneur qui tient commerce dans le block mitoyen a remonté son col sur son visage et enjoint les photographes d'éviter de lui tirer le portrait. 

On pourrait voir en lui une silhouette dans le paysage qui met du piment dans le reportage : il est pourtant au coeur du sujet. Lors de sa visite à Marseille le 8 novembre dernier, le premier ministre Jean Marc Ayrault a annoncé une battrie de mesures pour le territoire. Certaines - chiffrées en milliards - ne sont pas attendues avant plusieurs années. D'autres, données en millions doivent intervenir dès 2014, si possible avant les élections municipales, même si cette date ne figure nulle part ailleurs que dans tous les esprits. 

Le plan Marseille ou pacte de cohésion sociale et de sécurité prévoit notamment l'ouverture de permanences d'agents de Pôle emploi dans les centres sociaux afin de rapprocher les services publics des citoyens marseillais, en particulier ceux qui ne sont inscrits dans aucun dispositif d'insertion, hormis ceux offerts par les réseaux délinquants. C'est la mise en place de cette première mesure que le préfet de région et la préfète déléguée pour l'égalité des chances étaient venus saluer de leur présence. Cette permanence se tiendra donc tous les jeudis, à part ce jour-là : pour les besoins de la cause, la conseillère de Pôle emploi a reçu un premier "client" sous les yeux des deux préfets. 

En réponse à la directrice du centre social, Andrée Antolini qui insistait sur la nécessité d'une action globale qui ne néglige ni la question de la mémoire, ni celle du cadre de vie ou de l'accès à la santé, le préfet Michel Cadot a affirmé qu'il s'agissait là d'une mesure issue "d'un plan global qui concerne l'école, la jeunesse, la parentalité, le cadre de vie  et le retour des services publics". L'agent de pôle emploi est censé en partie incarner ce retour. "C'est une porte ouverte dans le quartier, formule-t-il. Un point de proximité permettant d'aller vers les demandeurs d'emploi". 

Porte ouverte sur le quartier ?

Mais cette porte ouverte ne l'est pas forcément pour tous : l'agent de Pôle emploi qui viendra là une demi-journée par semaine n'est pas censé accueillir les demandeurs inscrits et indemnisés, puisqu'il n'a pas d'ordinateur relié à la base de l'agence. Il ne recevra pas plus les allocataires du Revenu de solidarité active puisqu'un accompagnateur à l'emploi pour ces publics spécifiques travaille déjà au sein du centre. Quant aux jeunes, ils bénéficient déjà d'une permanence de la mission locale qui leur est dédiée. "Les conseillers délivreront un premier niveau de service et d'information, en priorité à des personnes qui ne sont pas ou plus inscrites comme demandeurs d'emploi ou qui ne se rendent pas spontanément en agence", indique-t-on à Pôle emploi. "Nous avons vocation à travailler de manière étroite avec l'ensemble des acteurs de terrain", insiste Jérôme Marchand Arvier, directeur régional adjoint, présent ce jour-là.

Ce que le directeur a forcément passé sous silence, c'est que la mise en place du dispositif a créé bien des remous au sein des agences. Ainsi dans celle située au carré Gabriel, en plein coeur du 14e arrondissement, une pétition a circulé "signée par 90% des agents" pour refuser de participer à ce dispositif. "Ce qu'on n'apprécie pas c'est que ce dispositif part du principe que nous n'allons pas dans les quartiers, alors que c'est au coeur de mon métier, indique un agent, sous couvert d'anonymat. D'autre part, on dit partout que la mobilité des demandeurs est le premier pas vers l'emploi et là, on va vers eux comme s'il suffisait d'ouvrir une permanence pour ramener les gens vers l'emploi". 

Un plan sans diagnostic

Un discours repris par les syndicats qui l'ont fait remonter lors d'une réunion début janvier avec la direction. "Les quartiers Nord, j'y travaille et y habite, souligne Jean-Marc Robert, délégué Sud solidaires. Si vous prenez l'agence de Mourepiane, elle est située à 500 mètres de la Castellane, à 800 mètres de la Bricarde. Les gens n'ont pas de mal à atteindre leur agence. De plus, ceux qui fréquentent les centres sociaux sont déjà dans une démarche citoyenne. S'ils sont en recherche d'emploi, ils sont déjà inscrits chez nous. On lance ce plan sans diagnostic, ni audit de terrain. Il s'agit d'une commande politique partie du premier ministre, passée par Sapin et qui arrive jusqu'à nous parce que le Plan Marseille est une priorité du gouvernement".

Joint par nos soins, Jérôme Marchand-Arvier ne nie pas les inquiétudes remontées des agences. "Nous avons eu une rencontre avec les organisations syndicales, le 7 janvier dernier. Les interrogations sont variables selon les agences. C'est pour cette raison que nous avons choisi une mise en place progressive des permanences en fonction des réalités du terrain". Ainsi les deux permanences mises en place dans le 13e arrondissement relèvent de l'agence de Château-Gombert, moins accessibles et où les agents se sont déclarés volontaires. Prudent, le directeur régional insiste sur la nécessité d'une évaluation au fil de l'eau pour mieux ajuster l'action aux demandes du public en lien avec l'ensemble des acteurs de l'emploi et de l'insertion.

Question de crédits

Car le territoire marseillais n'est pas dépourvu de dispositifs innovants, Destinés aux demandeurs d'emplois des zones urbaines sensibles, les clubs ambition - que le plan Ayrault prévoit de doubler - affichent des taux de réussite encourageants. Créés au sein même des centres sociaux, les Points d'appui pour l'emploi des Jeunes ou Papej ont failli disparaître avant de devenir des Move (mobilisation et orientation vers l'emploi). De fait, pour être utile, ces permanences doivent trouver un relais direct auprès des personnels des centres sociaux qui doivent orienter les publics jusqu'à la prise de rendez-vous. Pas simple, quand les centres sociaux doivent déjà faire face à bien d'autres missions. 

A Frais-Vallon, la préfète déléguée pour l'égalité des chances a insisté sur la nécessaire coordination entre les dispositifs et l'ajustement des politiques au fil des mois, en fonction des remontées du terrain. Des stages d'immersion sont prévus pour les animateurs des centres sociaux qui souhaitent mieux connaître Pôle emploi et réciproquement. Et pour tenter d'apporter une réponse à l'équilibre financier fragile des structures sociales, la préfète a annoncé le déploiement de 44 responsables accueil jeunesse dans les centres sociaux dès 2014, financés sur des crédits de droit commun via la Caisse d'allocations familiales. Les représentants des centres sociaux présents dans la salle accueillent les annonces poliment, sans un mot de commentaire pour la presse.

Alors que la réunion se termine dans la salle où le centre social reçoit ses hôtes de marque, le Préfet s'étonne des mannequins qui l'entourent. C'est là le vestige d'une action d'insertion par l'économique menée par le centre social et baptisée Vêti-toi durant plusieurs années. En 2011, elle a dû s'arrêter faute de contrats aidés adaptés. Reste à savoir si l'histoire repasse les plats ou pas. 

Par Benoît Gilles, le 23 janvier 2014

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 01:51

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 00:46

 

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Le Monde  24 janvier 2014

Pôle emploi va décaler plusieurs projets stratégiques

Dans un document confidentiel que s'est procuré Le Monde, la direction de Pôle emploi annonce aux syndicats qu'elle va décaler à 2015 plusieurs projets stratégiques visant à améliorer le fonctionnement de l'organisme. Il s'agit notamment du lancement d'un outil de comparaison des performances des agences entre elles ou de la « labellisation des engagements de service ». « Se donner du temps » est désormais le message de la direction, qui écrit que 2014 sera l'année de « la consolidation et des résultats ». Depuis 2013, l'organisme a changé en profondeur le suivi des chômeurs sur le terrain, en classant les chômeurs selon leurs difficultés, dans le cadre d'un plan baptisé « Pole emploi 2015 ».

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La convention tripartite Etat-UNEDIC-Pôle emploi

 

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Rapport sur la sous-traitance    

 

 

 

 

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Le rapport Iborra sur le SPE (texte intégral)

 

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 LE BUDGET 2013 DE POLE EMPLOI

 

 

 

 

 

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Utile et pratique 

 

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    texte intégral (gratuit)

 

 

Ce livre est dédié aux agents de Pôle emploi et à ceux qu’ils accompagnent chaque jour.

  (Christian Charpy)

 

 

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La Convention Collective Nationale

 

 

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Histoire de l'Assurance Chômage (VIDEO INA)


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