24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 23:19

 

 

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La République des Pyrénées  23 janvier 2015

Pau : au chômage, il envoie 2 248 demandes d'emploi

 

Petit bonhomme rondouillard ne payant pas de mine, Pascal Vouaux cache un sacré tempérament. "Je suis chômeur senior, handicapé, sans domicile fixe, mais je ne lâche rien !"

Au chômage depuis 2009, il a envoyé 2 248 demandes d'emploi spontanées. "Sur la période, j'ai réussi à travailler 36 mois via 25 contrats. J'accepte tous les contrats, saisonniers ou à durée déterminée, et partout en France", explique-t-il. Il vient d'achever deux CDD à l'Intermarché de Pau et part ces prochains jours vers la Haute-Garonne pour un nouveau job.

"J'avais 1 % de chance de trouver du travail. J'ai tout vendu quand j'étais à Tarascon en 2012. J'ai fait un emprunt de 5 000 euros pour m'acheter un camping-car dans lequel je vis. Je ne compte pas sur Pole Emploi mais je suis prêt à tout, à aller n'importe où pour travailler", affirme-t-il.

Un tour de France pour distribuer ses CV

Son parcours est quasi banal. Né en Lorraine, il passe un bac gestion comptabilité. Il est embauché en suivant chez Péchiney où il travaille pendant dix ans avant d'être licencié économique. Suivront de multiples expériences comme vendeur, représentant, gérant de supérette, livreur, technico-commercial, etc. Jusqu'en 2009, où, rattrapé par l'âge et la crise, le travail ne se trouve plus.

Qu'à cela ne tienne, il met donc en place sa stratégie de demandeur d'emploi mobile. Son statut de célibataire sans enfant facilite bien évidemment sa démarche. Et à force d'insistance et doté d'un humour qui l'aide à digérer ses échecs, il insiste. "Les refus qu'on m'envoie à la figure me stimulent. Plus on me décourageait, plus j'avais envie de montrer qu'impossible n'est pas français", assure-t-il.

Il recherche un contrat de professionnalisation pour valider ses dix ans de présence derrière une caisse de magasin. Et au volant de son camping-car il part pour un tour de France des demandes d'emploi. Il fait 6 000 km à travers 17 départements et dépense mille euros pour déposer ses CV. "Pour moi, demandeur d'emploi à plein-temps était devenu un métier et je me vendais en déposant personnellement mes CV en candidature spontanée".

"Quand on est senior, on a toujours de l'énergie"

Son énergie et son courage ont fini par payer. Il va pouvoir se désinscrire du Pole Emploi de Lons pour prendre la route de Colomiers. "Le 13 janvier j'ai rencontré la gérante de l'Intermarché de la Salvetat qui me dit que mon CV lui convient". Il est embauché en contrat de professionnalisation avec un CDD de 12 mois transformable en contrat à durée indéterminée. "J'étais au bon endroit au bon moment", sourit-il.

Et s'il tient à faire connaître son aventure, c'est pour encourager ses compagnons d'infortune : "Quand on est senior, on n'est pas trop vieux pour travailler. On peut prouver qu'on a encore de l'énergie. Il ne faut jamais baisser les bras car un jour la victoire vient. Si mon exemple peut rendre du courage à d'autres personnes…"

En attendant, Pascal va reprendre le volant de son camping-car pour embaucher le 26 janvier à Colomiers. "Pas question de battre en retraite" conclut-il.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 00:06

 

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SENAT

Extrait du contenu analytique du 15 janvier 2015

Mme Marylise Lebranchu, ministre. - Le Premier ministre disait aujourd'hui même qu'il fallait progresser sur ce sujet. La lutte contre le chômage est la première préoccupation des Français. Le Gouvernement y répond, avec le pacte de responsabilité, l'augmentation des moyens de Pôle emploi, la loi de sécurisation de l'emploi, les efforts en faveur de l'apprentissage, le plan de lutte contre le décrochage scolaire...

Le service public de l'emploi doit améliorer ses résultats, nous en sommes tous convaincus. C'est la priorité de M. Rebsamen, à commencer par une meilleure territorialisation des objectifs et des acteurs, une meilleure coordination de ces derniers.

 

 

Un chamboulement institutionnel, en pleine période de crise, risque de déstabiliser les services et les opérateurs : c'est la principale interrogation du Gouvernement.

Il faut que Pôle emploi améliore ses performances...

Mme Catherine Troendlé. - C'est indispensable.

Mme Marylise Lebranchu, ministre. - ...et une feuille de route a été élaborée en ce sens. La réorganisation est récente, la fusion n'est pas allée sans mal. Et il faut regarder de près ce qui pourrait être décentralisé ; en tout cas pas l'Assedic, par respect pour les partenaires sociaux --c'est une difficulté supplémentaire.

Des avancées sont possibles. Le Gouvernement propose de renforcer l'association des régions à la conduite des politiques de l'emploi, de supprimer la convention entre le préfet de région et le représentant régional de Pôle emploi, afin d'affirmer le rôle majeur de la convention régionale de coordination, de renforcer la place des régions au sein du conseil d'administration de Pôle emploi.

Le Gouvernement est ouvert à des avancées au-delà de son amendement tant que l'unité et la gouvernance de Pôle emploi ne sont pas menacées. Oui à un rôle plus affirmé de la région. Nous devrons trouver la bonne solution au cours du débat parlementaire, avec comme éclairage la revue des missions de l'État menée par Thierry Mandon. Des pistes sont ouvertes : nouveau pilotage du service public de l'emploi, nouvelle gouvernance avec les Crefop créés par la loi du 5 mars 2014, disparition de la dichotomie entre le volet formation professionnelle et le volet emploi. Le Gouvernement propose de gérer le service public de l'emploi avec une co-présidence État-région comme une sous-commission du Crefop chargée d'établir la stratégie régionale de l'emploi. Envisager un rôle de chef de file des régions faciliterait la coordination entre collectivités territoriales.

La réflexion doit encore être approfondie. Il faut poser la question des actions de soutien aux maisons de l'emploi ou aux PME pour la mise en oeuvre du pacte de responsabilité, de la VAE, de la prévention et de l'accompagnement des mutations économiques -les expériences conduites ont donné des résultats intéressants-, des cellules d'appui à la sécurisation professionnelle. Le Gouvernement attend beaucoup de la navette, de vrais échanges entre les deux chambres. Il est ouvert à la discussion et souhaite trouver la meilleure solution possible -sans bouleverser Pôle emploi en cette période. Nous souhaitons un vrai échange entre les deux chambres, avec l'AMF aussi. Nous apprécions le travail du Sénat. Je ne doute pas que nous aboutirons à un progrès.

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 16:53

 

Acteurs Publics/AFP  16 janvier 2015

Le Sénat confie aux Régions la coordination de l'emploi contre l'avis du gouvernement

 

La Haute Assemblée a accordé aux conseils régionaux le pilotage local des politiques de l’emploi, le 15 janvier, dans le cadre des débats sur le projet de loi clarifiant les compétences des collectivités. Le gouvernement y est hostile. 

Le Sénat a accordé, dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 janvier, la coordination des actions du service public de l’emploi aux régions, et ce malgré l’opposition du gouvernement, qui craint une déstabilisation de Pôle emploi.

Les sénateurs ont ainsi rejeté en première lecture, à une très large majorité, un amendement du gouvernement qui a proposé plusieurs mesures de coordination des politiques de l’emploi, alors que leur commission des lois avait modifié le projet de loi sur la Nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe).

L’ensemble des sénateurs de droite – UMP et centristes –, mais aussi les écologistes et ceux du groupe RDSE (à majorité PRG) ont voté contre l’amendement gouvernemental, soit 229 élus, tandis que les socialistes se sont abstenus et que les 19 sénateurs communistes ont voté pour.


Le gouvernement se dit ouvert


Le texte sera probablement modifié par la suite par les députés. “Le gouvernement sera ouvert aux propositions qui seront faites lors de la navette parlementaire, en ce qui concerne les services déconcentrés en matière de soutien de l’emploi”, a assuré la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu.

Le service public de l’emploi doit améliorer ses résultats, nous en sommes tous convaincus, (…) à commencer par une meilleure territorialisation des objectifs et des acteurs, une meilleure coordination de ces derniers”, a encore souligné Marylise Lebranchu.

Selon elle, “nous n’avons pas besoin de transferts de compétences mais de volonté commune de s’engager pour un objectif : l’emploi”, et“rien ne serait pire que de déstabiliser un système qu’il faut d’abord faire mieux fonctionner au plus près du terrain”. “L’amendement du gouvernement reconnaît la pertinence de la proposition de la commission des lois, mais il veut en retirer l’essentiel”, lui a répondu le rapporteur Jean-Jacques Hyest (UMP).

Votre amendement propose de ne rien faire alors que pour les Français, le chômage est le problème numéro un”, a accusé René-Paul Savary (UMP). Les sénateurs examinent jusqu’au 27 janvier les 1 117 amendements qui ont été déposés sur ce texte de 37 articles. Celui-ci constitue la troisième étape de la réforme territoriale voulue par François Hollande, la première étant l’affirmation des métropoles et la deuxième le redécoupage du territoire en 13 régions métropolitaines, à partir du 1er janvier 2016, au lieu de 22 actuellement.


Nouveau schéma régional


Les sénateurs ont jusqu’à présent adopté la suppression de la clause de compétence générale des régions tout en leur attribuant un pouvoir réglementaire. Ils ont donné leur feu vert au renforcement de leurs compétences en matière de développement économique tout en préservant celles des communes et intercommunalités, notamment par la création d’un schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII).

Ils ont aussi validé le renforcement du rôle de la région et la rationalisation des interventions des divers niveaux de collectivités en matière d’aides aux entreprises et de soutien aux actions de développement économique. À cette occasion, ils ont confirmé les dispositions de la loi sur les métropoles, selon lesquelles celles-ci participent au pilotage des pôles de compétitivité situés sur leur territoire.

 

Sylvain Henry

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 22:58

 

Les Echos  15 janvier 2015

Droits rechargeables au chômage : des corrections à l’étude

Le nouveau système de droits rechargeables au chômage, en place depuis octobre, pénalise des chômeurs ayant connu des carrières hachées avec de fortes variations de revenus. Les syndicats et le patronat, gestionnaires de l’Unédic, cherche la parade. Mais l’affaire est complexe et potentiellement coûteuse

En 2003, le durcissement des règles d’assurance-chômage avait progressivement privé de droits près de 300.000 chômeurs, obligeant l’Unédic - et l’Etat qui avait agréé la convention - à faire machine arrière mi 2004. On est encore loin d’un tel scénario mais le souvenir de la douloureuse affaire des « recalculés » commence à trotter dans les têtes des syndicats et du patronat, gestionnaires du régime. En cause : les effets pervers des droits rechargeables, grande nouveauté de la convention négociée début 2014, sur lequel alerte depuis des semaines la CGT. La tension monte au fil des remontées de dossiers du terrain vers le bureau du médiateur de Pôle emploi, au point que les partenaires sociaux ont convenu de mettre la question au programme du bureau Unédic prévu vendredi 16 janvier matin, qui les verra aussi dévoiler les nouvelles prévisions financières du régime pour 2015.

En vigueur depuis octobre, les droits rechargeables permettent à un chômeur reprenant un emploi puis le perdant de cumuler les nouveaux droits ainsi acquis avec ceux qui lui restaient de précédents emplois. Avant, il perdait tout ou partie de ce capital. C’est une incitation à la reprise d’emploi et un vrai plus pour tous ceux qui peuvent ainsi prolonger leur indemnisation. Mais une autre règle, restée elle inchangée, grippe la mécanique : pour déterminer les anciens droits non consommés, l’Unédic remonte trois ans, en arrière, voire plus selon les cas. Or les droits étant versés par ordre d’ancienneté, un salarié qui perd un poste bien payé mais avait avant occupé un emploi moins payé doit « finir » les allocations plus faibles restées en stock avant de toucher ses nouveaux droits. « C’est la double peine : si on a par exemple été mal payé pendant un temps partiel, on le traîne comme un boulet », dénonce la CGT, brandissant des cas concrets, dont celui d’une cadre gagnant 4.500 euros par mois avant de perdre son poste et qui se retrouve coincée avec 900 euros d’allocations quand elle en attendait 3.600 ! Pour ajouter à la confusion, le système impacte aussi les intermittents du spectacle « en les coinçant dans le régime général », explique Denis Gravouil, membre CGT du bureau Unédic.

Les services techniques de l’Unédic doivent dévoiler ce matin de premières indications sur les publics les plus touchés et l’ampleur du phénomène. « Ce n’est pas un raz de marée, mais les cas sont assez nombreux pour ne surtout pas les négliger », confie Franck Mikula, membre CGC du bureau Unédic. « Tout le monde commence à comprendre qu’il va falloir corriger le tir », abonde un(e) autre membre du bureau. D’autant que la semaine dernière, lors de la remise du rapport Gilles, Manuel Valls a appelé l’Unédic a se pencher « dès à présent » sur les difficultés engendrées pour les intermittents.

Plusieurs pistes de correction sont à l’étude. La première serait de généraliser le « droit d’option » accordé dès cet été aux apprentis (annexe XI de la convention Unédic), justement pour éviter le phénomène décrit ci-avant (ils moins payés comme apprentis que comme salariés ensuite) : en cas de réinscription au chômage, ils peuvent renoncer à leur ancien capital pour toucher de suite leurs nouveaux droits. Autre piste : remonter moins loin que trois ans pour définir les anciens droits non consommés. En tout état de cause, les partenaires sociaux attendent de gagner en visibilité pour se prononcer. « Il faut bien comprendre ce qui se passe et quels sont les profils les plus concernés pour trouver l’éventuelle réponse la plus adaptée », insiste Patricia Ferrand (CFDT). L’ impact financier de toute modification des règles sera aussi scruté de près tant l’actuelle convention est marquée par une volonté de dégager des économies pour réduire le déficit record de l’Unédic (voir graphique). Seule certitude à ce stade, assurent les signataires de la dernière convention Unédic : « Pas question pour autant de renégocier toute la convention ». Si des corrections sont apportées, elles le seront donc par avenant. 

Derek Perrotte

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 13:20

 

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La psychiatre Elsa Cayat, chroniqueuse à Charlie-Hebdo a été inhumée ce jeudi à 12H30 au cimetière du Montparnasse. Elle signait une chronique, intitulée « Divan », qui sortait deux fois par mois dans l'hebdomadaire.

Elle avait publié plusieurs essais, dont "Un homme + une femme = quoi ?"(Petite Bibliothèque Payot, 2007)

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 16:51

 

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Les Echos  14 janvier 2015

Le délai du Conseil d’Etat pour mettre en œuvre le CV ­anonyme est écoulé.

 
Le gouvernement se prononcera en mars

Neuf ans après son inscription dans la loi du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances, le CV anonyme obligatoire finira-t-il par entrer en vigueur ? Rien n’est moins sûr. Mais l’association antiraciste La Maison des potes reste décidée à maintenir la pression sur le gouvernement. Début juillet, saisi par cette association, le Conseil d’Etat avait donné six mois à l’exécutif pour publier les décrets d’application nécessaires. L’injonction est restée sans effet alors que le délai est arrivé à échéance vendredi. En réaction, l’association a de nouveau saisi le Conseil d’Etat, pour réclamer une astreinte envers l’Etat de 1.000 euros par jour de retard.

Pas de quoi, toutefois, faire varier la position du ministère du Travail : il « attend » les conclusions, « début mars », du vaste groupe de travail (Etat, experts, associations, juristes, partenaires sociaux) installé cet été. Mais, prévient la Rue de Grenelle, le débat ne se limitera pas au seul CV anonyme. De fait, comme ses prédécesseurs, le gouvernement n’est pas enclin à miser sur cet outil, dont l’impact réel fait débat (une expérimentation du Conseil régional de l’Essonne vient de révéler des résultats très positifs, en contradiction avec ceux d’une précédente étude, en 2011, de Pôle emploi), dont la généralisation est jugée complexe à mettre en œuvre, sur lequel les syndicats sont hésitants et dont le patronat ne veut pas... « Le CV anonyme serait sans doute largement contourné. On cherche des mesures moins bling-bling mais avec plus d’effets », confie un proche du dossier.

Imposer un registre des candidatures reçues

Plusieurs outils sont étudiés de près, comme le CV vidéo, testé par la Fondation Agir contre l’exclusion, ou les recrutements par simulation, une méthode lancée par Pôle emploi depuis quinze ans, qui donnent des résultats intéressants mais coûtent cher. Les réflexions portent aussi sur des pratiques en vogue dans les grands groupes, comme l’auto-testing (faux CV envoyés aux recruteurs pour vérifier qu’ils ne discriminent pas) ou des forums de recrutement dédiés aux jeunes des quartiers dits « difficiles ».

Samuel Thomas, président de La Maison des potes, rétorque que « toutes ces mesures sont l’apanage d’une centaine de grandes entreprises ». Selon lui, si le CV anonyme à lui seul n’est pas la panacée, « le rendre obligatoire permettrait de faire enfin bouger les lignes dans les 25.900 autres entreprises de plus de 50 salariés ». Deux autres pistes à l’étude semblent plus consensuelles : imposer la formation des recruteurs à la lutte contre les discriminations et imposer un registre des candidatures reçues dans les entreprises.

Au-delà du volet lutte contre les discriminations dans le recrutement, le groupe de travail doit aussi rendre ses préconisations sur les volet déroulement de carrière et sanctions des employeurs. L’exécutif les attend pour se prononcer également sur la piste des actions de groupe, défendue par le rapport Pécaut-Rivolier de fin 2013. 

Derek Perrotte, Les Echos



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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 18:29

 

JSL Macon  12 janvier 2015

MÂCONUn homme se taillade les veines à Pôle emploi

Les services de police et les pompiers sont intervenus, vers 15 h 30, lundi après-midi, à la maison de l’emploi à Mâcon. Un Mâconnais, visiblement en souffrance, était venu se renseigner sur son dossier auprès d’un agent de Pôle emploi. Alors qu’il lui répondait, l’homme s’est alors tailladé les veines à l’aide d’une lame de rasoir qu’il avait sur lui, devant l’agent. Rapidement pris en charge par les secours, il a été transporté au centre hospitalier de Mâcon, mais ces jours ne sont pas en danger.

Un acte qui traduisait un appel à l’aide, aucune menace n’ayant été proférée. D’après les autorités, il a déclaré vouloir qu’on « s’occupe de son dossier ». Il exigeait en effet une réponse immédiate sur une question qui nécessitait un approfondissement.

 

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20minutes  12 janvier 2015

Chômage: Un psychiatre plaide pour une «médecine préventive»

Le psychiatre Michel Debout, auteur du livre Le Traumatisme du chômage, a plaidé, ce lundi, pour la mise en place d'une «médecine préventive des chômeurs», sur le modèle de la médecine du travail.

Dans son livre, Michel Debout préconise une première consultation médicale «dans les deux à trois mois qui suivent la perte d'emploi», puis un deuxième rendez-vous «à six mois» pour les chômeurs dont l'état risque de se dégrader ou «après un an de chômage» pour les autres. Enfin, un «dernier examen de prévention sera prévu deux ans après la perte d'emploi» pour orienter le chômeur, si besoin, «vers des soins au long cours».

Une situation traumatique

        La médecine préventive des chômeurs «peut être le fait du médecin du travail ou d'un autre médecin, y compris généraliste, dès lors que cette intervention est pensée comme s'inscrivant dans ce moment de la perte d'emploi», a précisé Michel Debout, lors d'une conférence de presse de présentation de son ouvrage, qui sort jeudi aux éditions de l'Atelier. «Le chômeur n'est pas malade, il est dans une situation traumatique, dans un risque. C'est pour ça qu'il faut avoir un regard préventif», explique-t-il.

«L'important», selon lui, «c'est que quelqu'un puisse dire au chômeur: "Vous avez été traumatisé, vous pouvez en parler, ce n'est pas honteux."» Mais «la réponse ne peut pas être exclusivement médicale», prévient-il. «C'est l'ensemble des acteurs qui doivent être sensibilisés: Pôle emploi, les acteurs associatifs, la famille, le réseau social qu'il y a autour de la personne, etc.»

 

Le spectre du suicide

        Les chômeurs sont «deux fois abandonnés», déplore Michel Debout: «abandonnés par leur entreprise et abandonnés par la société à travers les questions que l'on peut se poser sur leur santé».

Psychiatre et professeur de médecine légale, Michel Debout est aussi un spécialiste du suicide. Il a longtemps plaidé pour un Observatoire national du suicide, finalement créé en 2013. Et alors que, selon Pôle emploi, le chômage touchait en novembre 3,75 millions de personnes en France, une étude, publiée la semaine dernière, révélait pour la première fois que le taux de décès par suicide augmente avec le taux chômage et près de 600 suicides pourraient ainsi être attribués à la hausse du chômage observée en France entre 2008 et 2010.

 

LE RAPPORT DE L'OBSERVATOIRE SUR LE SUICIDE ---}  Suicide Suicide


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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 13:28

 

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Morts de rire !

 

Et avant de revenir au sujet "Pôle emploi", une interview que je trouve très intéressante du psychiatre Boris Cyrulnik ---} link

Aurore

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 19:19

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Libération  8 janvier 2015

«Charlie Hebdo»: silence, on pleure

 

REPORTAGES

Ce jeudi, à midi, une minute de silence a lieu en hommage aux victimes de l’attentat dans toute la France. Reportages.

Pôle Emploi de Lille Fives, à midi. Dehors, il pleut des cordes. On ne sait pas trop où faire la minute de silence. Dans une salle de réunion, sans les chômeurs, ou dans le hall, avec eux ? Ce sera dans le hall, décide la directrice, Fabienne Lelong. Mohamed, maçon-finisseur, a rendez-vous. On lui annonce la minute de silence à venir, ses yeux s’embuent : «Ceux qui ont fait ça ne sont pas humains. Leur corps, oui, mais pas leur cœur. Faire disparaître des personnes de la vie sans aucun motif, on ne peut même pas le penser.» Il ajoute : «Journalistes, maçons, ouvriers, policiers, on est ensemble. On a tous un rôle à jouer, on peut pas nous séparer.»L’église toute proche sonne le glas, et la caserne des pompiers d’en face fait retentir sa sirène. Une dizaine de salariés et de chômeurs en cercle, debout dans le hall.

 

Deux femmes se tiennent par le bras. Mohamed reste en retrait, il ne veut pas être sur la photo. Corinne, cadre dans l’insertion en recherche d’emploi aussi, s’approche. Elle était place de la République la veille, contre «tout ce qui arrive. J’avais déjà été indignée par la mort d’Hervé Gourdel». Elle ne lisait pasCharlie Hebdo.«Je l’achèterai.» Emu aux larmes à la fin du recueillement, Mohamed secoue la tête et répète : «C’est pas possible. C’est pas possible.» Les salariés de Pôle Emploi n’ont pas été autorisés à parler à Libération.

 Haydée Sabéran (à Lille)

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 21:01

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La convention tripartite Etat-UNEDIC-Pôle emploi

 

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Le rapport Iborra sur le SPE (texte intégral)

 

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 LE BUDGET 2013 DE POLE EMPLOI

 

 

 

 

 

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Utile et pratique 

 

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    texte intégral (gratuit)

 

 

Ce livre est dédié aux agents de Pôle emploi et à ceux qu’ils accompagnent chaque jour.

  (Christian Charpy)

 

 

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La Convention Collective Nationale

 

 

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