6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 19:33

 

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AFP  6 janvier 2015

Les "sortants" de Pôle emploi ne retrouvent pas du travail pour autant

 

En juin, seuls 40,5% des chômeurs sortis des listes de Pôle emploi avaient retrouvé un emploi. C'est cinq points de moins qu'un an plus tôt. 


Au mois de juin 2014, seuls 40,5% des chômeurs sortis des listes de Pôle emploi avaient retrouvé un emploi, selon une étude du ministère du Travail publiée mardi. Ce taux est en baisse de 5,1 points par rapport à juin 2013, selon l'enquête trimestrielle "Sortants des listes de Pôle emploi" de la Dares, le service des statistiques du ministère. 

Parmi ces ex-demandeurs d'emploi ayant repris une activité, un tiers ont signé un CDI. Point positif, cette proportion connaît une hausse de 3,3% sur un an. Même tendance pour les CDD de six mois ou plus, pour 15,9% des ex-demandeurs d'emploi, en hausse de 1,1 point. En outre, 83,7% des chômeurs ayant repris une activité en juin était toujours en emploi trois mois plus tard. 

Mais ces chiffres cachent des disparités liées à l'âge. Les chômeurs seniors sortent nettement moins fréquemment pour reprise d'emploi que les autres: 30,7% pour les "50 ans ou plus", contre 41,1% pour les "moins de 25 ans" et 42,3% pour les "25-49 ans". En revanche, la part de reprises d'emploi est "quasiment identique" chez les femmes - à 40,7% - et les hommes - à 40,3%. 

 

Des entrées en formation en hausse

 

Sur le même mois, les sorties de Pôle emploi consécutives à une entrée en formation sont orientées à la hausse: 13,3% en juin 2014, contre 10,5% un an plus tôt. Par ailleurs, 17,7% des sortants, radiés pour avoir oublié d'actualiser leur situation mensuelle, se sont réinscrits immédiatement. Très volatil d'un mois sur l'autre, ce motif est stable sur un an, à -0,1 point. 

Au total, 470 400 chômeurs, petite activité incluse, sont sortis des listes de Pôle emploi en juin, soit exactement les mêmes effectifs qu'en juin 2013. Chaque mois lors de la publication des chiffres du chômage, la Dares donne un détail provisoire des sortants de Pôle emploi. Mais ces chiffres à chaud sont très éloignés de la réalité, de nombreuses données n'ayant pas le temps de remonter. 

La Dares estime qu'"environ la moitié des personnes sorties pour défaut d'actualisation de leur situation mensuelle et un peu plus d'un quart de celles sorties pour radiation administrative ont en fait repris un emploi". Ces chiffres sont affinés tous les trois mois par l'enquête "Sortants des listes de Pôle emploi". 

 

L'ENQUETE DE LA DARES --} texte intégral


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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 12:03

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 18:38

 

article POLE EMPLOI-22

Sur le blog de Michel Abhervé  5 janvier 2015

Quand les indicateurs risquent de donner des résultats déplaisants, il suffit de changer les indicateurs : illustration à Pôle emploi

Le principe de base de toute modernisation de l’action publique est de pouvoir en mesurer les résultats, ce qui suppose que soient déterminés des indicateurs permettant d’apprécier si les objectifs fixés sont approchés, atteints, dépassé ou au contraire si l’action conduite n’a pas permis d’atteindre l’objectif fixé. Il est ensuite possible d’analyser si c’est parce que l’action a été mal conduite, parce que l’objectif était hors d’atteinte, ou, ce qui arrive, parce que l’indicateur s’est avéré mal choisi ou a produit des effets pervers, l’attente de l’indicateur étant devenu le principal objectif poursuivi

 Le récent rapport  de l’IGAS et de l’IGF sur l’évaluation de la convention tripartite qui liait l’Etat, l’UNEDIC et Pôle emploi pour les années 2012-2014 qui vient d’être publié nous donne l’opportunité de revenir sur cette question d’indicateurs. En préalable, remarquons qu’il est fort peu démocratique de rendre public ce rapport, daté de novembre 2014, après qu’une nouvelle convention triennale ait été signée pour les années 2015 2017. En toute logique ce devrait être à partir du bilan, et du débat qui doit se conduire autour de celui-ci, et des enseignements de la période qui s’achève que devrait se construire le convention suivante.

Surtout quand durant cette période le directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères, a été reconduit pour un nouveau mandat, après avoir été auditionné par les commission des affaires sociales de l’Assemblé Nationale et du Sénat les 8 et 9 décembre 2014 (voir Jean Bassères devant les commissions des affaires sociales de l’Assemblée Nationale et du Sénat), par des parlementaires qui n’avaient pas connaissance du rapport d’évaluation, pourtant daté de novembre 2014. Il est pour le moins peu respectueux du rôle du Parlement de leur demander un avis sans leur communiquer un rapport déterminant pour fonder celui-ci. Ils devront se contenter de l’affirmation du directeur général ” Nous remplissons douze des quinze indicateurs qui nous ont été fixés il y a trois ans “. Ce n’est pas ce qui est écrit dans le rapport, loin s’en faut puisque celui-ci mentionne ” Les objectifs et indicateurs inscrits dans la convention ne sont pas atteints pour plus de la moitié d’entre eux “.Qui dit vrai, le rapport ou le directeur général ? En tous cas, la façon dont ls parlementaires sont informés avant de se prononcer ne peut être considérée comme un modèle.

Car, il faut dire que quand on lit ce rapport, on en ressort avec autant, si ce n’est plus, d’interrogations sur les améliorations qu ont été apportées au fonctionnellement de l’institution durant cette période, même s’il faut noter une complexité liée au calendrier : une évaluation sur une  convention se déroulant sur une période de trois ans qui doit s’arrêter aux données produites fin juin 2014, six mois avant le terme de la convention. Mais cela n’empêche pas le pertinence du constat de rapport  “la quasi-totalité des indicateurs (quinze sur dix-sept) a connu des évolutions, que ce soit dans le mode de calcul, le mode de suivi, le périmètre retenu ou la cible choisie”

De là à penser que les variations d’indicateurs ont au au moins comme partie comme fondement de ne pas permettre une réelle évaluation, il n’y a qu’un pas que le rapport est sur le point de franchir quand il écrit“aucune des cibles – même révisées pour tenir compte de la dégradation de la conjoncture – assignées en matière d’accompagnement des demandeurs d’emploi et de retour à l’emploin’est atteinte, avec des résultats particulièrement préoccupants concernant les demandeurs d’emploi de longue durée 

C’est le cas  pour un élément déterminant, le temps passé par les salariés de  l’institution à l’accompagnement effectif des demandeurs d’emploi

“Pôle emploi sera enfin parvenu à redéployer une partie de ses moyens vers le suivi et l’accompagnement des demandeurs d’emploi. Le résultat final de ces redéploiements à fin 2014 est toutefois difficile à quantifier précisément. En effet, s’agissant de l’objectif de redéploiement de 600 ETP depuis les fonctions supports, si la cible intermédiaire à fin 2013 a été dépassée, l’absence d’information sur les résultats obtenus au 30 juin 2014 ne permet pas de se forger une opinion sur l’atteinte de l’objectif final et montre des problèmes de fiabilité dans la collecte des données pertinentes

L’indicateur lié à la progression du temps consacré à l’activité de suivi et d’accompagnement a également connu des problèmes de fiabilité.

Le rapport exprime, sans détours sa conviction que la modification des indicateurs n’est pas seulement fondée sur la qualité du rendu, mais sur une volonté d’améliorer les résultats , en écrivant

“Pour ces indicateurs, les modifications apportées

  • conduisent à des ruptures de séries sur la période de la convention qui rendent parfois malaisée la comparaison de résultats sur la période 
  • conduisent parfois à une amélioration des résultats, sans que celle-ci soit imputable à une meilleure performance de l’opérateur”

Cette modification des indicateurs  concerne aussi la relation avec les entreprises “S’agissant de la relation aux entreprises, si trois des cibles sont atteintes, les changements de périmètre jouent un rôle non négligeable dans l’évolution des indicateurs concernés.”, autrement dit, les cibles ont été atteintes parce que les indicateurs ont changé

Souhaitons  que les indications données par ce rapport pour l’évaluation de la prochaine convention  “la prochaine convention tripartite devra être conçue pour pouvoir s’assurer, à la fin de la période qu’elle couvrira, de la réelle valeur ajoutée des nouvelles offres de services ainsi que des organisations retenues. Cela implique de continuer à s’appuyer sur un nombre limité d’objectifs et d’indicateurs – le niveau actuel paraît pertinent – davantage orientés vers les résultats qu’aujourd’hui, qu’il convient de stabiliser le plus rapidement possible et qui devra ient pouvoir être déclinés, dans leur très grande part, jusqu’aux agences” ne soient pas un vœu pieux.

On pourrait exprimer un doute sur cette prise en compte si on se rappelle que la convention qui vient de s’achever prévoyait  de“Mesurer la performance de Pôle emploi par des indicateurs centrés sur les résultats”, ce qui était mentionné explicitement dans le document préparatoire élaboré sous l’autorité d’une certain Jean Bassères alors responsable de l’IGFqui, devenu directeur général de Pôle emploi, a construit une stratégie d’expérimentation très diversifiée dont les résultats ne peuvent être appréciés, ce qui est résumé ainsi ” La mise en œuvre récente, voire inachevée, des principales offres de services ne permet pas, faute de recul suffisant, d’en évaluer concrètement et précisément la valeur ajoutée.”

Enfin, pour ceux qui n’auraient pas le courage de lire un rapport assez facile d’accès, nous reproduisons ici quelques titres de paragraphes, montrant qu’au delà d’un discours sur les progrès, il reste beaucoup à faire pour que Pôle emploi atteigne les objectifs qui lui sont assignés

 3.2.1. Le taux de satisfaction des demandeurs d’emploi sur les informations relatives à leur indemnisation diminue et est inférieur à la cible

3.2.2. Les résultats obtenus sur les sept indicateurs portant sur l’accompagnement des demandeurs d’emploi sont insuffisants

 3.2.2.1. Les résultats de l’indicateur mesurant la satisfaction des demandeurs d’emploi concernant l’adaptation de l’offre de services de Pôle emploi à leurs besoins s’améliorent mais se situent toujours en deçà de la cible fixée

 3.2.2.2. Les résultats des autres indicateurs portant sur l’accompagnement des demandeurs d’emploi n’atteignent pas les objectifs de retour à l’emploi en dépit de la révision de certaines cibles

 3.2.3. Deux des cinq indicateurs sur les relations aux entreprises sont inférieurs à la cible et l’amélioration des trois autres résulte en partie de modifications dans leur mode de calcul

 3.2.3.1. Les délais moyens de satisfaction des offres avec pré-sélection et la part de demandeurs d’emplois disposant d’un CV en ligne sont inférieurs aux objectifs

Et encore, il a fallu modifier les indicateurs pour que le bilan ne soit pas trop défavorable

LE BLOG DE MICHEL ABHERVE --} link

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 00:16

 

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RTL / AFP  1er janvier 2015

La baisse du chômage, premier vœu des Français pour 2015

Selon un sondage, les Français souhaitent avant tout une baisse du chômage et une augmentation du pouvoir d'achat pour 2015.

Moins de chômage et d'impôts et plus de pouvoir d'achat. Tels sont les trois premiers souhaits exprimés par les Français pour cette année 2015, selon un sondage (1) réalisé par l'institut Odoxa et publié ce jeudi 1er janvier dans Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Invités à donner trois réponses parmi un certain nombre de souhaits pouvant être formulés pour le pays, 59% ont retenu comme priorité "faire baisser le chômage", 41% "augmenter le pouvoir d'achat des Français" et 40% "baisser le niveau des impôts et des taxes". Mais seulement 22% pensent que leur souhait concernant le chômage pourrait se réaliser en 2015, 16% que le pouvoir d'achat pourrait augmenter et 13% que le niveau des impôts et taxes pourrait baisser.

Huit Français sur dix prévoient de nouvelles hausses d'impôts

Les Français restent pessimistes, 89% anticipant un faible niveau de croissance économiqueet 80% une hausse des impôts et prélèvements. Une majorité de 60% pensent que la situation économique sera semblable à celle de 2014, et 35% disent que 2015 sera une année de difficultés économiques.


Les personnes interrogées se montrent plus optimistes concernant la possibilité de réaliser une grande avancée en matière de santé, comme guérir davantage de cancers (35%), tandis que 35% également considèrent possible d'améliorer la protection de l'environnement. Ces deux thèmes n'avaient cependant été jugés prioritaires que par respectivement 19% et 17% des personnes interrogées.

Un renouvellement de la classe politique espéré

Parmi les priorités dans le domaine politique, 63% souhaitent qu'il y ait un renouvellement du personnel politique et 61% qu'il y ait moins d'affaires, mais là encore la majorité n'y croit pas (29% et 17% respectivement pensent que cela pourrait arriver).


Concernant leurs vœux personnels prioritaires, 44% souhaitent avoir une augmentation de salaire (71% chez les ouvriers) et 31% avoir plus de temps à consacrer à leur famille (45% chez les cadres). Les personnes interrogées placent en tête de leurs résolutions faire du sport (37%), faire un régime (34%) et ne plus s'énerver (30%).

(1) Enquête réalisée par internet auprès de 1.000 personnes (méthode des quotas), le 23 décembre.

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 23:07

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 18:46

Libération  29 décembre 2014

Chômage des jeunes : Mandon se prend les pieds dans la courbe

DÉSINTOX

Le secrétaire d'Etat assure que le nombre de chômeurs de moins de 25 ans a diminué depuis l'élection de François Hollande. On en est loin...

INTOX. La saison des fêtes, c’est aussi celle des bilans. Un exercice auquel le gouvernement peut difficilement échapper. Dimanche, au Grand Rendez-Vous d’Europe 1 et iTélé, Thierry Mandon a donc dû se livrer à un difficile exercice d’équilibriste : la défense de l’action de François Hollande depuis son arrivée à l’Elysée. D’emblée, la question qui fâche, celle du chômage, est mise sur la table. Le secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la Simplification ne nie pas les mauvais chiffres en la matière ; mais quand vient la question du chômage des jeunes, l’ancien député socialiste se cabre. «Vous savez que le chômage des jeunes reste, même s’il a crû ces dernières semaines, inférieur à celui que nous avons trouvé en 2012. S’il y a un domaine où le chômage a baissé, c’est le chômage des jeunes.»

DÉSINTOX. Ah, le chômage des jeunes… Il y a un an à peu près, c’était l’un des arguments favoris du gouvernement pour montrer le bien-fondé de son action. Oui, le chômage augmente, mais moins fort qu’avant, et regardez: chez les jeunes, la courbe a commencé à s’inverser, ça y est ! Tant pis si les chômeurs de moins de 25 ans pèsent peu dans l’ensemble des inscrits à Pôle Emploi, tant pis aussi si cette baisse était infime, l’essentiel, c’était que cette fichue courbe s’inverse.

Mais il faut bien dire que cet élément de langage avait disparu des radars depuis de longs mois… Et pour cause : les chiffres n’étaient plus aussi bons depuis le début de l’année 2014, ce qui avait causé une ou deux sorties de route à l’ancien ministre du Travail, Michel Sapin. Depuis le printemps, le nombre d’inscrits à Pôle Emploi en catégorie A (zéro heure travaillée dans le mois écoulé) de moins de 25 ans est reparti à la hausse. Thierry Mandon ne s’en cache d’ailleurs pas. Mais il en fait trop. Beaucoup trop.

 

Car, non, le chômage des jeunes n’a pas baissé depuis l’arrivée de François Hollande à l’Elysée, loin s’en faut. En mai 2012, il y avait 501 400 chômeurs de catégorie A de moins de 25 ans inscrits à Pôle Emploi. En novembre 2014, ils étaient 545 800, soit une hausse de 9% en deux ans et demi. Pourquoi ? Parce qu’avant que la courbe ne s’inverse (faiblement), elle a d’abord crû (fortement) :

Pendant un an, le chômage des jeunes n’a cessé d’augmenter, jusqu’à dépasser les 550 000 demandeurs d’emploi au printemps 2013. Puis la courbe, donc, s’est«inversée», mais dans des proportions bien moindres : mars 2014, avec 533 400 inscrits à Pôle Emploi, fait figure de nadir. Depuis, ce chiffre est légèrement reparti à la hausse.

En clair, le chômage des jeunes est, grosso modo, plutôt stable depuis un an et demi. Mais il avait auparavant sensiblement augmenté, au cours de la première année de mandat de François Hollande. Non seulement il n’y a pas moins de chômeurs de catégorie A de moins de 25 ans aujourd’hui qu’au moment de la présidentielle 2012, mais il y en a même beaucoup plus. Thierry Mandon a beau tordre de toutes ses forces la courbe, celle-ci ne veut résolument pas s’inverser…

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 12:31

 

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 18:51

 

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 18:37

A consommer entre la dinde et la buche de Noël.

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LE RAPPORT --}  IGAS Bilan convention tripartite IGAS Bilan convention tripartite

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 18:19

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Le Figaro  23 décembre 2014

Pôle emploi a atteint moins de la moitié de ses objectifs entre 2012 et 2014

Alors qu'une nouvelle convention tripartite vient d'être conclue pour les quatre prochaines années, un rapport pointe les insuffisances de l'opérateur, notamment en matière d'accompagnement et de retour à l'emploi.

Mention tout juste passable. Alors que  la nouvelle convention tripartite Etat-Unedic-Pôle emploi vient d'être signée pour les quatre ans à venir, un rapport de l'Igas et de l'IGF publié ce lundi se montre assez sévère sur les performances de l'organisme d'aide aux demandeurs d'emploi pour la période 2012-2014. «Plus de la moitié des objectifs assignés n'ont pas été atteints sur la période», constate le rapport qui pointe du doigt deux points noirs, «avec des résultats particulièrement préoccupants»: l'accompagnement des chômeurs et le retour à l'emploi.

La précédente convention avait fixé une quinzaine d'objectifs à Pôle emploi, en matière d'accueil, d'indemnisation, d'accompagnement des chômeurs ou encore de services aux entreprises. «Même si les tendances affichées sont parfois positives, aucune des cibles assignées en matière d'accompagnement des demandeurs d'emploi et de retour à l'emploi n'est atteinte». les objectifs ont pourtant été revus en cours de route du fait de l'envolée du chômage avec la crise. L'insuffisance de résultats en matière de suivi des chômeurs de longue durée est aussi mis en avant par le rapport.

S'agissant de la relation aux entreprises, l'IGAS et l'IGF indiquent que «si trois des cibles sont atteintes, les changements de périmètre jouent un rôle non négligeable dans l'évolution des indicateurs concernés». Ils rappellent à cet égard que le déploiement de la relation aux entreprises a été compliqué. Du coup, les agents ne se sont pas appropriés la démarche qui consiste à davantage développer le conseil en recrutement auprès du tissu économique.

Pôle emploi a réorganisé en 2013 le suivi des demandeurs, avec trois niveaux de prise en charge: «renforcé» pour les plus en difficulté, «guidé» pour la catégorie intermédiaire et «suivi» pour les plus indépendants. Des moyens supplémentaires ont par ailleurs été alloués par l'Etat, avec notamment le renfort de 4000 agents non prévus dans la convention.

Nouvelle convention

Parmi les points de satisfactions, les deux inspections constatent que les conditions d'accueil et d'indemnistation des demandeurs d'emploi se sont effectuées de façon satisfaisante, sans dégradation de ses comptes. A titre d'exemple, le rapport rappelle que Pôle emploi reçoit 96,7% des demandeurs d'emploi en entretien d'inscription et de diagnostic (EID) en moins de 10 jours, pour un objectif de 85%. Les décisions pour les indemnisations sont par ailleurs prises dans les délais impartis dans plus de 90% des cas.

Concernant les finances de l'opérateur, l'Igas et l'IGF tout en saluant les «efforts internes de maîtrise des dépenses», soulignent que «le maintien à l'équilibre» nécessitera «des efforts de rigueur accrus», notamment en termes de «dépenses de personnel».

Dans la nouvelle feuille de route de Pôle emploi à compter du 1er janvier 2015 et de son directeur général Jean Bassères, qui vient d'être reconduit pour trois ans, l'accompagnement précoce des demandeurs d'emploi, un renforcement des contrôles des chômeurs, auxquels s'ajoutent de nouveaux aux entreprises, figurent parmi les priorités.

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