16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 17:30

 

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AFP  16 juillet 2013

Poursuite du chômage en France à l'horizon 2014, selon l'OCDE

L'OCDE table sur une poursuite de la hausse du chômage en France à l'horizon fin 2014 et appelle le gouvernement à "s'attaquer" aux "défis structurels" du marché de l'emploi, alors que François Hollande ambitionne d'inverser "durablement la courbe du chômage à la fin de l'année" 2013.

Dans son rapport annuel "Perspectives de l'emploi", publié mardi, l'Organisation de coopération et de développement économiques prévoit un taux de chômage à 11,2% (11,6% en incluant les Dom) au 4e trimestre 2014, contre 10,7% au 2e trimestre 2013 (11,1% Dom compris).

Plus de cinq ans après le début de la crise financière mondiale, l'OCDE note que la France "fait face à un chômage durablement élevé et persistant" et que "le marché du travail français peine à se redresser".

A l'avant-veille d'une réunion des ministres du Travail du G20 à Moscou, l'OCDE appelle ainsi Paris à "s'attaquer à certains défis structurels qui continuent de persister sur le marché du travail".

"Si le taux de chômage en France est légèrement plus faible que dans la zone euro (12,2% en moyenne, tirée à la hausse par la Grèce et l'Espagne), il reste élevé en comparaison" des 34 pays de l'OCDE (8% en moyenne), et notamment de son voisin allemand, selon l'organisme. Outre-Rhin, le chômage devrait en effet passer en deçà des 5% fin 2014, selon ses projections.

"La part des jeunes qui ne sont ni en emploi, ni scolarisés, ni en formation, a augmenté de 2,8 points entre 2007 et 2012", relève également l'organisation internationale, qui appelle à investir dans une stratégie qui améliore les taux d'emploi à la fois des jeunes et des seniors, les deux catégories d'âge les plus frappées.

"Les emplois d'avenir et les contrats de génération, dispositifs ciblés sur les jeunes et les seniors, sont une première avancée en ce sens", estime l'organisme international, qui appelle toutefois à "des réformes plus structurelles permettant d'améliorer durablement les taux d'emploi à tous les âges".


"Réduire le dualisme" entre contrats courts et longs


L'OCDE évoque aussi la loi sur la sécurisation de l'emploi, votée au printemps, qui vise à offrir plus de flexibilité aux entreprises (modulation du temps de travail et des salaires en cas de difficultés conjoncturelles, réforme des procédures de licenciement...) et tout en sécurisant les salariés (renchérissement du coût de certains contrats courts, droits rechargeables à l'assurance chômage...).

Selon elle, cette réforme "va dans la bonne direction en créant des nouveaux outils de flexibilité qui devraient permettre une plus grande création d'emplois dans le moyen terme".

"Cependant, beaucoup reste à faire pour réellement réduire le dualisme du marché du travail en France" entre contrats courts et contrats longs, dit-elle. "En 2011, 78% des recrutements et 71% des cessations d'emploi correspondaient au début ou à la fin d'un CDD", est-il souligné.

Estimant que la "reprise" économique est en cours, François Hollande a réaffirmé dimanche son "engagement" d'inverser la courbe du chômage à la fin de l'année, remis en cause par nombre d'économistes, mais aussi par les prévisions de l'Insee et du Fonds monétaire international.

"Je me bats" pour l'emploi, a affirmé le chef de l’Etat lors de l'interview du 14 juillet depuis l’Élysée, alors que le nombre de demandeurs d'emploi sans activité est de 3,26 millions, un record historique. "La politique, ce n'est pas de la magie, c'est une volonté, c'est une stratégie, c'est une cohérence", a-t-il poursuivi énumérant les dispositifs mis en place en faveur de l'emploi.

Il y aura "100.000 emplois d'avenir d'ici la fin de l'année, et 70.000 contrats de génération au début de l'année prochaine", a promis François Hollande, évoquant aussi le plan d'urgence de formation de chômeurs destiné à pourvoir, d'ici la fin de l'année, "35.000 emplois" qui ne trouvent pas preneurs.

A défaut de voir le taux de chômage mesuré par l'Insee refluer au quatrième trimestre, le gouvernement guette un reflux des inscriptions à Pôle emploi, le deuxième indicateur qui mesure le chômage. Celui-ci, beaucoup plus volatil, a déjà marqué une pause inattendue en mai.

 



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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 08:00

 

1194834403734.jpgL'Usine Nouvelle  11 juillet 2013

Emplois vacants : les bons comptes feront les bonnes politiques

Le gouvernement a annoncé que 30 000 chômeurs seront formés cet automne pour des emplois qui ne trouvent pas preneurs. Le nombre de ces postes non pourvus, difficile à établir, nourrit tous les fantasmes…

Michel Sapin a reçu le 2 juillet les préfets de région afin de les mobiliser sur les 30 000 formations de chômeurs prévues durant les trois derniers mois de l’année. Objectif : permettre aux demandeurs d’emploi d’occuper des « emplois non pourvus », que le président de la République a chiffrés entre 200.000 et 300.000 lors de la conférence sociale. Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, avait lui parlé de 500 000 offres d’emploi non pourvues… Qu’en est-il vraiment ?

Un poste non pourvu, c’est une offre d’emploi déposée à Pôle emploi par une entreprise  qu’elle a retirée sans avoir embauché. Mais pour quelle raison ? Sur les 3 millions d’offres collectées chaque année par Pôle emploi, 466 200 ont été retirées en 2012, mais seulement 116 300 (4%)  parce que l’entreprise n’avait pas réussi à trouver le bon candidat. Les autres offres ont été retirées parce que l’entreprise avait recruté par ses propres moyens, sans Pôle emploi, ou parce qu’elle avait renoncé au recrutement. Cas le plus fréquent : un appel d’offre perdu. Attention, ce chiffre couvre toute une année, il n’est donc pas juste, statistiquement, de lui opposer un nombre de chômeurs à un instant T. Autre limite : Pôle emploi ne voit passer que 38% des offres d’emploi. Impossible de savoir si les autres recrutements rencontrent le même taux de difficultés…

Ne pas confondre postes non pourvus et emplois vacants !

Contrairement aux apparences, rien à voir ! La Dares, service statistique du ministère du Travail, demande chaque trimestre aux entreprises quel est leur nombre d’emplois vacants. Elle ne communique ces chiffres qu’à l’institut européen Eurostat, qui publie un taux d’emplois vacants dans chaque pays. En France, il s’élevait à 0,6% au troisième trimestre 2012, contre 1,4% en moyenne dans l’Union européenne et 2% en Allemagne. Selon les données brutes que l’Usine nouvelle s’est procuré, les emplois vacants en France s’élevaient à 73 800 fin 2012 dans les entreprises de plus de 10 salariés. En 2011, les moins de 10 salariés ont aussi été questionnées : elles ont cité 97150 emplois vacants, à ajouter aux 83300 recensés dans les plus de 10 salariés à cette même date, soit un total de 180 450 fin 2011.

Mais attention à la définition d’un emploi vacant, imposée par Eurostat : il s’agit d’un emploi pour lequel l’entreprise entreprend une "démarche active" de recherche d’un candidat, que l’emploi soit nouvellement créé, inoccupé, ou sur le point de se libérer. Ce chiffre reflète donc l’ensemble des recrutements en cours à un moment donné, qu’ils soient difficiles ou non. Fin 2013, la Dares rendra public ce chiffre, tandis que le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) adoptera début septembre un rapport sur les emplois vacants destiné à éclairer le débat public.

Cécile Maillard

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 04:54

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Photo archives pullover-blog 


Pourseformer.fr  15 juillet 2013

Plan d'urgence "30 000 chômeurs formés": de la communication à l'action

 

La deuxième réunion de mobilisation pour la formation de 30 000 demandeurs d’emploi a lieu mardi 16 juillet au Ministère du travail  Elle devrait permettre d’accélérer la cadence. Mais le flou persiste  sur le financement.

L’intention y est mais les comptes y sont-ils? A priori, il semble  que le Gouvernement puisse effectivement compter sur 200 millions d’euros pour financer son plan d’urgence, en spéculant sur ce que chacune des 26 régions y apportera. A l’issue de la première réunion tripartite (Etat, Régions, partenaires sociaux) du 10 juillet, l’Etat et le Fonds social européen se sont engagés respectivement à hauteur de 50 millions d’euros, l’Agefiph de 15 millions et le FPSPP (Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels) de 50 millions pour financer des POE (préparations opérationnelles à l’emploi) individuelles.


“Du replâtrage”, pour FO



« Nous grattons les fonds de tiroir du FPSPP », déplore Djamal Teskouk, président (CGT) du CPNFP (Comité paritaire national pour la formation professionnelle), ex-président du FPSPP. D’après lui, une incertitude demeure sur l’apport par ce fonds de 40 millions supplémentaires pour financer des contrats de sécurisation professionnelle (CSP). Selon Stéphane Lardy (FO), cette somme sera bien affectée à de nouveaux CSP, mais il n’est « pas dupe » : « Tout cela est du replâtrage ! On redéploie des budgets déjà engagés par le FPSPP mais non complètement consommés (lutte contre l’illettrisme) ou pas encore dépensés. C’est de la communication ni plus ni moins. »



Les régions s’engagent pour septembre



Quant aux régions, si elles n’ont pas encore payé leur écot, elles ont confirmé leur engagement dans le dispositif. Le Limousin, par exemple, organisera « un forum emploi/formation au cours de la première quinzaine de septembre avec tous les acteurs concernés au cours duquel les demandeurs d’emploi pourront repartir avec des informations sur les emplois qui recrutent et les formations disponibles ». En Bretagne, « nous partirons probablement de l’existant : des programmes financés dans le cadre des plans de restructuration dans l’industrie et l’agro-alimentaire notamment », précise-t-on au sein de l’exécutif régional.

 

Simplifier la POE

 

L’Etat, les régions et les partenaires sociaux doivent se réunir une fois par semaine d’ici à la fin du mois de juillet « pour tenter d’engager les premières formations (POE, programmes collectifs de Pôle emploi et de l’Afpa) avant août, pour ainsi, accélérer le dispositif et non pas le faire démarrer », indique Djamal Teskouk. Le16 juillet  au soir, il est prévu de simplifier les règles de mise en œuvre de la POE individuelle (qui correspond à une offre d’emploi déposée à Pôle emploi et donc immédiatement disponible), actuellement trop lourde à mettre en œuvre lorsqu’elle est cofinancée par Pôle emploi et les Opca.

Valérie Grasset-Morel

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 18:31

 

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La Voix du Nord  15 juillet 2013

Le site Internet de Pôle Emploi ne trouve pas plus de 50 postes à pourvoir dans le Nord - Pas-de-Calais!

Il y a plus réjouissant que de chercher du boulot, mais le site Internet de Pôle Emploi a le don de plomber encore davantage le moral des chômeurs. Depuis quelque temps – au moins deux mois selon certains témoignages – le portail du service public de l’emploi aurait la fâcheuse manie de se mettre en carafe, voire de minorer le nombre de postes disponibles. La région n’est pas épargnée.

Combien y a-t-il d’emplois à pourvoir dans le Nord – Pas-de-Calais ? Pour le savoir, il suffit d’aller sur le site pole-emploi.fr. Pas besoin de créer un identifiant. Juste d’entrer ses critères de recherche. Donc on sélectionne la région (pas seulement le département : quand on cherche du travail, on peut se déplacer un peu). Puis, vu le contexte économique, on choisit le type de contrat : tous. Enfin, on lance la recherche. Et là, stupeur. Le site ne propose que 50 offres. Désespérant ! À tel point que, pour en avoir le cœur net, on renouvelle la requête : 48 postes à pourvoir ! Mieux, en regardant le détail des offres dans un secteur, l’industrie par exemple, on tombe d’une fois sur l’autre sur des annonces différentes.

Des résultats incohérents

Nous avons testé le site, à de multiples reprises, faisant des recherches dans à peu près toutes les régions de France. Et l’on se dit que l’on est finalement gâté dans le Nord - Pas-de-Calais, on y dénombre plus que les 47 emplois disponibles dans toute la région Île de France… Enfin, cela dépend des fois. Quelle que soit la région passée au crible, le total reste à peu près le même, ne dépassant pas la cinquantaine. Certaines très mauvaises langues expliquent ce résultat incohérent par la baisse de « part de marché » de Pôle Emploi dans la collecte des offres, concurrencé par d’autres organismes, privés. Mais il demeure un écart trop important. De février à avril 2013, Pôle Emploi a officiellement collecté dans la région 34 110 offres, 659 700 dans la France entière.

Côté syndical, on s’étonne de ce qui est manifestement un bug informatique. Qui ne concerne du reste que le site web, pas l’application mobile (qui trouve plus de 1 000 offres). « On savait qu’il y avait eu des problèmes sur le site il y a quelques semaines, mais on pensait que c’était résolu depuis une dizaine de jours », observe-t-on à la section de la FSU à Pôle Emploi Nord – Pas-de-Calais. Un bug, il y en a effectivement eu un. Fin juin, un problème informatique avait déjà affecté le service, rendant la consultation des offres impossible, voire très compliquée. Le site Internet de Pôle Emploi semble décidément parti en vacances, pendant que les demandeurs d’emploi, eux, en cherchent toujours. La direction régionale de Pôle Emploi, qui a constaté le souci, confessait ne pas avoir de prise sur un problème général sur le site. La direction nationale admettait n’avoir eu vent qu’en toute fin d’après-midi de cet incident… Elle doit nous apporter des explications.

Ce problème informatique remet cruellement en mémoire une antienne que l’on ressasse depuis des lustres. Il y aurait en France des emplois à la pelle qui ne seraient pas pourvus. « Nous avons à regarder une réalité, elle n’est pas nouvelle. Il y a à peu près de 200 000 à 300 000 recrutements qui sont entamés, puis abandonnés, parce qu’il n’y a pas de candidats suffisamment qualifiés par rapport aux emplois qu’on propose. » C’est ce qu’expliquait le Président de la République François Hollande, à l’ouverture de la deuxième conférence sociale, le jeudi 20 juin dernier. Les chiffres officiels évoquent pour leur part 126 000 offres non pourvues faute de candidats. On trouverait sans doute bien des postulants pour les quelques offres que le site de Pôle Emploi distille au compte-gouttes. Pour mémoire, on déplore dans le Nord – Pas-de-Calais un taux de chômage de plus de 14 %.

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 05:02

 

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Photo au festival d'Avignon

 

Le Monde  13 juillet 2013

Au Festival d'Avignon, les intermittents rappellent à Hollande ses engagements passés

Chaque année, le festival d'Avignon sert de baromètre du climat social dans la culture et les arts. On peut dire que l'année 2013 est sensible. Un an après l'élection de François Hollande, le mécontentement, ou le doute, se lit jusque sur les affiches de spectacle du off.

"Le changement, c'est maintenu ?", interroge la pièce d'Yves Cusset, à l'espace Alya, en souvenir du slogan du candidat François Hollande. Les raisons du mécontentement sont multiples : le ministère de la culture verra son budget diminuer en 2014; le dégel des crédits ne touche que le spectacle vivant en région, ainsi que les arts plastiques, mais pas les grands opérateurs (opéras, théâtres nationaux...) ; le mot "culture" ne figure pas dans le projet de loi de décentralisation, etc. Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui fait les arbitrages, est dans la ligne de mire. L'ancien maire, qui a fait de Nantes une ville culturelle, déçoit. "Jean-Marc Ayrault, vérité à Nantes, erreur au-delà", résume François Le Pillouër, patron du Syndeac, qui regroupe les employeurs des plus gros établissements culturels.

Mais un sujet occupe particulièrement les esprits : l'assurance-chômage des artistes et des techniciens. Les annexes 8 et 10 de l'Unedic prévoient des règles spécifiques pour compenser les aléas de l'emploi artistique. Depuis 2003, les techniciens doivent réaliser 507 heures en dix mois – et les artistes 507 heures en 10,5 mois – et ouvrent des droits sur une période de 243 jours (soit 8 mois). Auparavant, les 507 heures pouvaient être réalisées sur douze mois, et l'indemnisation courait sur autant.


 ANNULATION DU FESTIVAL D'AVIGNON EN 2003


La réforme de 2003, signée par le Medef et la CFDT, avait été à l'origine de l'annulation du festival d'Avignon. Dix ans plus tard, il s'agit d'endiguer la contestation : en septembre, les négociations sur l'assurance-chômage vont commencer entre les partenaires sociaux. En période de crise, les annexes 8 et 10 vont-elles être rabotées ? Samedi 13 juillet, dès 9 heures du matin, et avant la manifestation des professionnels du spectacle vivant, vers 11h30, les deux ministres en charge du dossier, Aurélie Filippetti pour la culture, et Michel Sapin pour le travail, ont tenu à réunir les organisations syndicales et patronales du secteur, sans oublier la Coordination nationale des intermittents.

Une réunion solennelle, à la préfecture et en présence du préfet du Vaucluse, Yannic Blanc, à laquelle Le Monde a pu assister Les deux ministres ont à nouveau exprimé leur soutien sans faille à l'assurance-chômage des artistes et des techniciens. "Je n'accepterai pas de stigmatisation des intermittents !", a prévenu Aurélie Filippetti. Michel Sapin, lui, a répété qu'il n'y a pas lieu de brandir le déficit d'un milliard d'euros des annexes 8 et 10. Il est logique, a-t-il dit, qu'un dispositif conçu pour des salariés précaires présente une balance négative. En période de crise, l'assurance-chômage doit jouer son rôle d'amortisseur. "Il faut sortir d'un discours idéologisé et simplifié à l'extrême", a-t-il résumé. Et, tandis que que Pôle Emploi a été montré du doigt pour sa "méconnaissance" du dossier et ses contrôles "idéologiques , Michel Sapin a annoncé qu'une réunion serait organisée à la rentrée, entre Pôle Emploi et les syndicats du spectacle vivant.


 "HOLLANDE ÉTAIT VENU NOUS SOUTENIR EN 2004"


Oui mais encore ? La Coordination des intermittents, qui organise un débat sur la réforme des annexes 8 et 10, dimanche 14 juillet, à la Maison du Off, estime qu'il faut aller plus loin. L'un de ses porte-voix, le comédien Samuel Churin, estime que le gouvernement doit soutenir le retour aux "507 heures sur douze mois". C'est ce que défendaient... les socialistes, dès 2004, avec leurs alliés verts, communistes, et quelques députés de droite, comme Etienne Pinte. Un "comité de suivi" avait été créé, rassemblant la Coordination, des élus de tous bords, des syndicats. "Au printemps 2004, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, François Hollande, alors premier secrétaire du PS, était venu soutenir nos propositions", a rappelé Samuel Churin, samedi matin. Le 12 octobre 2006, les députés avaient examiné la proposition de loi socialiste visant à rétablir les 507 heures sur douze mois. Jean-Marc Ayrault était alors président du groupe PS. Par une manœuvre de procédure, l''UMP avait empêché le vote sur le texte, qui s'était retrouvé enterré.

Aujourd'hui, la Coordination ressort les dossiers et la calculette. Une étude va être menée par le chercheur au CNRS, Mathieu Grégoire, visant à évaluer l'impact d'un retour aux 507 heures sur douze mois. Et le "comité de suivi" a été réactivé il y a quelques jours. Souvenirs, souvenirs.

Clarisse Fabre

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 05:00

 

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Berlin  3 juillet 2013 contre le chômage des jeunes en Europe

 

AFP  9 juillet 2013

Le chômage, première inquiétude en Europe, même en Allemagne

Lutter contre le chômage est la tâche principale que les Européens assignent à leurs gouvernements, même dans les pays affichant un faible taux de sans emploi, comme l’Allemagne, selon une étude internationale de l’institut GfK Verein publiée mardi.

Avec 37%, le chômage est cette année encore la réponse la plus fréquente à la question «quelle sont, selon vous, les tâches les plus urgentes à laquelle votre pays doit s’attaquer?», posée à 13.300 personnes dans 12 pays européens pour cette étude intitulée «Les défis de l’Europe 2013».

Neuf pays (Allemagne, France, Italie, Espagne, Pologne, Autriche, Grande-Bretagne, Belgique et Suède) placent le chômage au sommet de leurs préoccupations, mais avec des scores très variables. En Espagne et en France, respectivement 72% et 69% des personnes interrogées citent spontanément ce problème, contre 24% en Grande-Bretagne, par exemple.

Seuls la Russie et les Pays-Bas jugent d’autres défis plus importants à relever, respectivement l’inflation/pouvoir d’achat et la stabilité économique.

Les Allemands placent eux aussi le chômage en première place (32%) de leurs préoccupations, devant l’inflation et le pouvoir d’achat (29%), malgré un taux de chômage de 6,8%, que nombre de ses voisins lui envient. Ce score de 32% est cependant historiquement faible, puisqu’en 2010 il était de 66% et de 80% en 2006.

Globalement les Allemands se révèlent les plus «inquiets» des Européens, puisqu’ils citent spontanément 2,5 «problèmes urgents» en moyenne, contre 2 pour l’ensemble de l’échantillon et 1,2 pour les Suédois, les plus optimistes.

Parmi les autres problématiques figurant dans le top 10 des problèmes européens cette année, on trouve l’immobilier avec 10% (Russie 22%), l’instabilité gouvernementale avec 9% (Italie 22%, Belgique 21%) ou la corruption avec 7% (Espagne 27%).

L’institut a également interrogé pour la première fois cette année les Irlandais, l’un des pays les plus touchés par la crise de la dette en zone euro. L’emploi arrive là-bas aussi en tête des préoccupations, mais avec un score relativement faible de 25%.


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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 21:43

 

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L'agence Pôle emploi de Romorantin

 

La Nouvelle République  13 juillet 2013

Pôle emploi : agression verbale puis physique

Romorantin. Hier, au Pôle emploi, un homme a agressé verbalement un agent, puis physiquement un autre, avant d’être maîtrisé et interpellé par la police.

Dans notre mémoire collective, c'est le premier cas d'agression physique. On aurait bien aimé s'en passer. Une réalité à laquelle les agents de l'agence romorantinaise ont cependant dû faire face, hier.

A l'ouverture de Pôle emploi, à 8 h 45, un homme, demeurant à Selles-sur-Cher, se présente au guichet et agresse verbalement un des agents, une femme ainsi que le demandeur d'emploi avec qui elle parle. L'un de ses collègues, un homme, tente de calmer le demandeur d'emploi qui sort pour revenir aussitôt, prêt à en découdre. Des coups sont alors portés à l'agent, aux jambes et aux côtes. Ils n'occasionnent cependant aucune interruption temporaire de travail.
Orienté vers la sortie par trois agents, l'homme est alors pris en charge par la police, prévenue dès l'agression verbale. Un « incident » qui n'a duré que quelques minutes à peine, mais qui a ébranlé l'équipe, sans pour autant interrompre le service. « C'est plutôt choquant ! », explique le directeur de Pôle emploi, Frédéric Grosjean, qui a pu compter, dans cette affaire, sur la réactivité des services de l'État et de sa direction régionale. Le demandeur d'emploi en question croyait avoir été radié alors « qu'il n'avait pas encore été averti d'une éventuelle radiation », poursuit le directeur qui précise : « Il n'a pas laissé le temps à l'agent de lui expliquer quoi que ce soit. »
Dans l'après-midi, le préfet Gilles Lagarde, via un communiqué, tenait à faire part de « son indignation » suite à cette agression tout en exprimant « son soutien à la victime ainsi qu'à l'ensemble des collaborateurs de Pôle emploi dans le département dont il connaît la difficulté des missions et dont il apprécie le professionnalisme et le dévouement. »
Une plainte devait être déposée par la direction. L'agresseur sera convoqué ultérieurement devant la justice.


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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 21:24

 

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SUD OUEST  12 juillet 2013

L’emploi des jeunes en temps de crise

Les contrats d’avenir sont ouverts aux entreprises du secteur marchand. Mais cette mesure sera-t-elle suffisante pour atteindre l’objectif à la fin de l’année ? .

Le patron est en cuisine. Les mains pleines de farine, il prend quand même le temps d’écouter les deux agents du Pôle emploi et de la Mission locale venus le rencontrer sans avoir annoncé leur passage. « Pourquoi pas ? Tout ce qui fait baisser le coût du travail est bon à prendre. »

Quelques rues plus loin, les deux agents ont cette fois pris rendez-vous avec un commerçant qui les laisse patiemment présenter le dispositif des emplois d’avenir, qu’il connaît mal. « C’est vrai, si vous ne venez pas présenter ces trucs-là, on a tendance à zapper ces infos. »

500 € de moins sur un smic

Il attrape un stylo et un bout de papier pour noter un chiffre : 35 %. C’est le pourcentage du smic horaire brut pris en charge par l’État pendant trois ans. « C’est bien, mais il vaudrait mieux nous dire quelle somme exactement il nous resterait à payer. » Le document disponible explique seulement que sur les 1 430 euros d’un smic brut, ces 35 % représentent 500 euros. Ce qui laisse, précise-t-on, à la charge de l’employeur la somme de 930 euros hors cotisations pour un salarié à temps plein.

Qu’ils aient ou non l’intention d’embaucher quelqu’un dans les prochaines semaines, l’argument - même incomplet - laisse rarement les employeurs insensibles. Le fait que ces aides soient disponibles uniquement pour l’embauche d’un jeune de moins de 25 ans, peu ou pas formé, n’est généralement pas considéré comme un obstacle. « Nous ne cherchons pas forcément des diplômés. Nous avons besoin de gens qui ont envie et qui ne font pas semblant », assure un autre commerçant. « Si le jeune a deux mains gauches, ça n’ira pas. Mais s’il est prêt à travailler, nous serons là pour l’aider. »

Les deux agents du Pôle emploi et de la Mission locale ont dans leurs dossiers une série de CV anonymes. Les parcours sont souvent similaires : un brevet des collèges, un CAP ou rien du tout, des stages de courte durée ici ou là, des contrats de quelques semaines comme vendeur ou serveur qui leur permettent de faire valoir quelques compétences professionnelles. Si leur interlocuteur est intéressé, un rendez-vous peut être organisé très rapidement avec un demandeur d’emploi, mais les demandes sont plutôt rares.

Au départ, le dispositif des emplois d’avenir lancé fin 2012 n’avait pas été prévu pour les entreprises. Il avait été presque exclusivement programmé pour les collectivités et les associations avec un objectif clair mais manifestement trop ambitieux : 100 000 contrats en 2013 et 50 000 de plus en 2014.

Quatre contrats

Les associations et les collectivités ne se sont pas bousculées pour embaucher des jeunes de moins de 25 ans. Pour essayer malgré tout de peser sur la courbe du chômage, le gouvernement a décidé avant l’été d’étendre le dispositif au secteur marchand. Restait à savoir si ces contrats d’avenir devaient être réservés à quelques secteurs d’activité ou ouverts à l’ensemble des entreprises. C’est cette dernière solution qui a finalement été retenue, mais l’aide de l’État, qui reste de 75 % du smic pour les collectivités et les associations, tombe à 35 % pour le secteur marchand.

À Bordeaux, où les emplois d’avenir ont jusqu’à présent rencontré encore moins de succès que dans le reste de la région, 14 équipes de deux personnes ont sillonné la ville pendant toute une journée, poussant les portes au hasard ou intervenant sur rendez-vous pour « vendre le dispositif et promouvoir des profils de demandeurs d’emploi ». Elles ont réalisé une centaine d’entretiens et rapporté quatre engagements fermes en vue de la signature d’un contrat. Une trentaine d’autres contrats sont considérés comme possibles d’ici au mois de septembre, notamment dans les domaines de la restauration, du commerce de proximité et de la téléprospection.

« Malgré toute la publicité qui a été faite autour des emplois d’avenir, de nombreux employeurs connaissent encore mal ou pas du tout le dispositif », constate Daniel Dartigolles, directeur du Pôle emploi Bordeaux-Mériadeck. « Il faut dépenser beaucoup d’énergie pour le leur présenter. Mais si nous ne faisons pas ça, nous n’aurons rien. »

Au 1er juillet, 1 619 contrats d’avenir avaient été conclus en Aquitaine pour un objectif de 4 275 pour la fin de cette année. En Poitou-Charentes, le cap des 1 000 contrats a été franchi à la fin du mois de juin pour un objectif de 2 306.

Même avec un taux de réalisation de l’ordre de 40 %, le dispositif des emplois d’avenir progresse malgré tout plus vite dans la région qu’au niveau national, où un tiers seulement des contrats prévus ont été signés.


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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 17:10

 

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juritravail.com  12 juillet 2013


L'accord établissant le CDI intérimaire a été conclu par les partenaires sociaux et le patronat de l'intérim le 8 juillet 2013. Une étape clef de l'avancée vers la sécurisation de l'emploi des intérimaires est franchie. 

Il n'aura pas fallu moins de 5 mois de négociation pour parvenir à la signature d'un accord intervenue le 8 juillet 2013 entre le patronat de l'intérim, représenté par l'organisme Prism'emploi et les trois organisations syndicales signataires (CFDT, CFTC et CFE-CGC). L'objectif est l'institution d'un nouveau type de contrat à durée indéterminée adapté à certains profils d'intérimaires "pointus".

Avec ce contrat, les intérimaires pourront malgré la succession de périodes travaillées et non travaillées, bénéficier d'un cadre contractuel fixe.

L'intérêt du dispositif apparaît partagé.

Avec la conclusion de cet accord, les agences d'intérim échappent à la menace d'une réévaluation à la hausse de leur cotisations chômage sur les contrats de courte durée, tout en favorisant leur capacité de fidélisation des catégories d'intérimaires les plus convoités (notamment dans les secteurs de la métallurgie et de l'informatique).

La signature de cet accord s'inscrit dans le prolongement de la loi n° 2013-504 du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l'emploi et représente une avancée d'importance en offrant un véritable gain de stabilité aux intérimaires concernés, tant en terme de rémunération que de mobilité.

La CFDT souligne que "les objectifs de sécurisation sont remplis" et estime qu'il s'agit d'un "aboutissement dans une période difficile pour l'emploi", tandis que la CFTC se félicite de "la stabilité" permise par ce nouvel accord.

Pendant les périodes d'intermission, l'accord garantira aux salariés un plancher de rémunération mensuel minimum conforme au SMIC pour les catégories professionnelles les moins élevées (employés et ouvriers), avec une majoration pour les catégories professionnelles supérieures (15% pour les techniciens et agents de maîtrise et 25% pour les cadres).

Si la signature de cet accord est salué par bon nombre de personnes, la CGT et FO se démarquent en signalant leur détachement du dispositif.

La CGT, quant à elle, dénonce un "marché de dupes" car "déjà plus de 20.000 intérimaires travaillent à plein temps ".

FO s'aligne sur la même position et objecte que "le compte n'y est pas".

Malgré la réticence de certaines organisations syndicales, cette nouvelle mesure devrait permettre d'améliorer significativement la visibilité des salariés dans la gestion de leur planning (vacances, loisirs, vie familiale, etc...) et de leur déplacement géographique.

Sans oublier que la stabilité salariale qu'elle comporte, sera un atout apprécié dans le cadre de l'obtention d'un logement ou d'un crédit.

En outre, ce nouveau système sera financé par la création nouvelle d'un "fonds de sécurisation des parcours", lequel sera alimenté par l'indemnité de fin de contrat de 10% auparavant reversée aux intérimaires.

"Info-plus"  Accord portant sur la sécurisation des parcours professionnels des salariés intérimaires

Le CDI intérimaires présentera des adaptations par rapport au CDI classique et contrats temporaires. Pendant les périodes intermission, l'intérimaire sera pris en charge par l'agence d'intérim et non par le Pôle emploi. Les entreprises de travail temporaire se fixent pour objectif la conclusion de 20.000 CDI intérimaire sur 3 ans (accord du 10 juillet 2013 portant sur la sécurisation des parcours professionnels des salariés intérimaires, préambule ).

Le CDI intérimaire pourra être assorti d'une période d'essai comme dans le cadre du CDI classique et un renouvellement pourra être envisagé (accord du 10 juillet 2013 portant sur la sécurisation des parcours professionnels des salariés intérimaires, article 2.3).

Le CDI proposé à l'intérimaire sera un contrat qui devra être conclu par un écrit au sein duquel seront fixés :

- l'identité des parties,
- la durée du travail,
- le temps pendant lequel l'intérimaire doit être joignable pendant les périodes d'intermission,
- le statut de l'intérimaire,
- le périmètre de mobilité dans lequel s'effectueront les missions,
- la description des emplois qui seront limités à trois selon la qualification du salarié,
- l'attribution et la détermination des congés payés,
- la période d'essai,
- la garantie mensuelle minimum de la rémunération,
- le nom et l'adresse de la caisse de retraite et de prévoyance,
- une clause de renvoi à des lettres de mission pour l'organisation des mises à disposition au bénéfice des clients utilisateurs de l'ETT (accord du 10 juillet 2013 portant sur la sécurisation des parcours professionnels des salariés intérimaires, article 2.4).

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 08:52

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LE TEXTE INTEGRAL DU RAPPORT

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