19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 18:54

 

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Trois organisations syndicales totalisant plus de 50%  des suffrages (FO, CGT et SNU) font valoir leur droit d'opposition


Monsieur le Directeur Général,

Le calendrier de signature de l'Accord du 19/12/2014 est clôturé. Conformément à l'Article L2232-12 du code du travail, nos organisations ont décidé en toute responsabilité de refuser de signer cet accord et de faire valoir leur droit d'opposition.

Contrairement à ce que vous affirmez, nous constatons que ce projet accord ne donne pas satisfaction aux revendications que nous avons défendues tout au long des négociations :

 Un positionnement qui assure à chacun et chacune de trouver la reconnaissance de ses qualifications, de ses expériences et de ses expertises,

 Une grille de classification des emplois claire permettant à chaque agent-e des possibilités de progression et de mobilité professionnelle,

 Un véritable déroulement de carrière garanti à l'ensemble du personnel,

 Un budget compatible avec les enjeux de cette négociation.

En complément, nous ajoutons que la place centrale de l'évaluation individuelle dans cet accord aggrave un peu plus les défauts principaux des dispositions déjà appliquées, et que nous aurions souhaité corriger dans cette négociation.

Enfin, à travers l'article 9-3 du projet d'accord, vous tentez d'associer l'ensemble des organisations syndicales, parties à la négociation, à la remise en cause de dispositions plus favorables existantes à ce jour dans les textes règlementaires et/ou conventionnels nationaux et locaux.

Par ce courrier, certes nous nous opposons à la mise en œuvre du texte que vous avez ouvert à la signature jusqu'à ce jour, et dans le même temps nous sommes convaincus que la négociation doit aboutir. Nous vous demandons instamment de la poursuivre afin de conclure à un texte qui garantisse à tout agent de droit privé à pôle-Emploi, un vrai progrès social.

Nous restons dans l'attente de votre réponse, et vous prions d'agréer Monsieur le directeur général nos salutations les meilleures,

 SZEFEROWICZ Sylvie  DEPROUW Nathalie PRONOST Colette 

 Déléguée Syndicale Centrale FO Déléguée Syndicale Centrale CGT Déléguée Syndicale Centrale SNU

 MILON Fabien BARDAJI Rubens STEYGER Jean Charles

 Délégué Syndical Central FO Délégué Syndical Central CGT Délégué Syndical Central SNU 

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 20:06

 

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A peine arrivé le nouveau Directeur Régional des Pays de Loire jette l'éponge...
.

Il repart dans le Nord comme Directeur d'un groupement d'Employeurs....

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 19:43

 

AFP  17 décembre 2014

Pôle emploi va renforcer le suivi des chômeurs et son offre aux entreprises (convention)

Pôle emploi devra renforcer son accompagnement des chômeurs, notamment en doublant les effectifs en "accompagnement intensif", et améliorer son offre de services aux entreprises, selon les orientations fixées par sa future convention tripartite 2015-2018, dont l'AFP a obtenu copie mercredi.

La nouvelle convention sera soumise jeudi matin à la signature du gouvernement, de l'Unédic et de Pôle emploi.

Cette feuille de route préconise d'abord "un démarrage plus précoce de l'accompagnement", avec un premier entretien "réalisé dans un délai de deux à quatre semaines après la demande d'inscription", contre un mois actuellement.

Ce premier entretien sera, en outre, "recentré sur le diagnostic", les démarches concernant la demande d'indemnisation devant désormais être traitées "en amont".

La nouvelle convention prévoit également, "d'ici la fin de 2017", un "doublement du nombre de personnes en accompagnement intensif" (accompagnement renforcé, accompagnement intensif pour les jeunes ou accompagnement global), "passant de 230.000 à 460.000 personnes".

Depuis début 2013, Pôle emploi a réorganisé le suivi des demandeurs, avec trois niveaux de prise en charge: "renforcé" pour les plus en difficulté, "guidé" pour la catégorie intermédiaire et "suivi" pour les plus indépendants.

Pôle emploi a également mis en place depuis janvier un accompagnement "global", pour les demandeurs d'emploi les plus désocialisés, en partenariat avec les conseils généraux. Mais il ne concernait que 904 personnes dans sept départements au 1er janvier.

Cette nouvelle modalité "a vocation à se généraliser au fur et à mesure de la conclusion des conventions avec les conseils généraux d'ici la fin de la présente convention", indique le texte.

Concernant les demandeurs d'emploi en accompagnement "suivi", Pôle emploi pourra "orienter" une partie des demandeurs d'emploi concernés "vers des prestations externalisées à des opérateurs privés de placement".

La convention confirme également qu'"environ 700 conseillers dédiés à l'accompagnement intensif des jeunes seront déployés dès 2015 dans les agences de Pôle emploi". Autre confirmation: la généralisation progressive de son offre de services 100% Web pour les demandeurs d'emploi volontaires en accompagnement "guidé".

En outre, "une expérimentation sera lancée en 2015" pour adapter l'offre de services "aux besoins des demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite subie".

En dehors de l'accompagnement, Pôle emploi devra "améliorer sa capacité de contrôle de la recherche d'emploi (...) selon des modalités opérationnelles qui seront précisées courant 2015".

L'opérateur public expérimente depuis juin 2013 des équipes de contrôle de la recherche d'emploi et s'était laissé jusqu'à la fin du premier trimestre 2015 pour les généraliser ou non.

Enfin, la future convention prévoit que Pôle emploi améliore son service aux entreprises, notamment grâce à la "mise en place, courant 2015, d'équipes regroupant des conseillers ayant pour dominante d'activité les services aux entreprises".

Le ministre du Travail, François Rebsamen, a salué dans un communiqué une convention qui "comporte des avancées majeures" et qui "conforte le rôle majeur de l'Etat dans la conduite des politiques de l'emploi".

De son côté, le bureau de l'Unédic, organisme paritaire qui gère l'assurance chômage, a déjà émis un "avis favorable" à la convention mardi, tout en restant "particulièrement vigilant sur la qualité du service de l'indemnisation, l'accompagnement et la prise en main de l'offre numérique".

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 19:36

 

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Le Figaro  17 décembre 2014

Jean Bassères reconduit à Pôle Emploi

Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi depuis fin 2011, a été reconduit mercredi en conseil des ministres pour un nouveau mandat de trois ans, une semaine après le feu vert des deux chambres du Parlement.

Jean Bassères, 54 ans, dirige Pôle emploi depuis décembre 2011. Nommé par le précédent président de la République, l'UMP Nicolas Sarkozy, il avait succédé à Christian Charpy.
Son nouveau mandat prend effet vendredi, précise le communiqué du Conseil des ministres.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 19:29

France3 Corse  17 décembre 2014

La direction régionale de Pôle Emploi porte plainte contre l’ancien directeur de l’agence d’Ajaccio

A l’issue d’une enquête interne, la direction régionale de Pôle Emploi a porté plainte contre l’ancien directeur de l’agence d’Ajaccio. Plus d’une vingtaine d’emplois ou de stages n’auraient pas suivi la procédure habituelle.

Pôle emploi (Illustration) © PHILIPPE HUGUEN / AFP
© PHILIPPE HUGUEN / AFP Pôle emploi (Illustration)
Certains services de l’agence Pôle Emploi d’Ajaccio ont-ils fait l’objet d’un détournement contre des promesses de vote ?

Ces dernières semaines, l’inspection générale a mené une enquête interne à la direction régionale de Pôle Emploi et à l’agence d’Ajaccio. Une plainte, visant l’ancien responsable de l’agence d’Ajaccio a été déposée.

Ce directeur, qui n’a pas souhaité nous répondre, a quitté son poste en mars 2014 pour un poste au cabinet du nouveau maire Laurent Marcangeli.

Plus d’une vingtaine d’emplois ou de stages n’auraient pas été attribués selon la procédure habituelle.

On saura rapidement si le parquet décide ou non d'ouvrir une enquête. 

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 22:11

 

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AFP  16 décembre 2014

Syndicats et patronat unis contre une "régionalisation" de Pôle emploi

 

Syndicats et patronat, à l'exception de la CGPME, se sont opposés mardi à une éventuelle régionalisation du service public de l'emploi, une proposition défendue récemment par le secrétaire d'Etat à la Réforme territoriale André Vallini, mais écartée par Manuel Valls.

Fait rare, les cinq syndicats représentatifs au niveau national (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) et deux organisations patronales (Medef et UPA) ont signé un communiqué commun, à deux jours de la signature jeudi de la nouvelle convention tripartite Etat-Unédic-Pôle emploi fixant les orientations de l'opérateur public pour les quatre prochaines années.

"Les signataires de cette lettre tiennent à réaffirmer leur attachement au principe d'une politique de l'emploi définie et pilotée au niveau national", dont "Pôle emploi, en tant qu'opérateur national, est l'un des principaux acteurs", écrivent les sept organisations.

"Une régionalisation du service public de l'emploi n'offrirait, selon nous, aucune garantie d'équité en matière d'offres de services proposées sur les territoires", poursuivent-elles.

Dans une interview à l'agence AEF la semaine dernière, M. Vallini avait jugé qu'"il y aurait une vraie cohérence à donner aux régions tout ce qui concerne l'emploi". Une proposition écartée lundi par le Premier ministre pour qui "l'emploi doit rester la prérogative de l'Etat".

Auditionné par le Sénat la semaine dernière, le directeur de Pôle emploi Jean Bassères s'était lui aussi prononcé contre cette proposition.

Les partenaires sociaux admettent pour leur part qu'il est "indispensable de proposer des solutions adaptées à chaque territoire". Mais plutôt qu'une régionalisation, ils défendent la "logique de déconcentration, initiée en 2012", qui "sera renforcée dans la nouvelle convention tripartite 2015-2018".

Celle-ci sera "déclinée et adaptée territorialement afin d'apporter une réponse de proximité aux demandeurs d'emploi et aux entreprises ayant des besoins en recrutement", écrivent-ils.

Dans leur communiqué, les signataires "tiennent à rappeler certains principes fondamentaux". D'abord, le "principe d'équité de traitement entre demandeurs d'emploi d'une part, et entreprises d'autre part".

Ils plaident ensuite pour une "véritable gouvernance territoriale tripartite" impliquant "partenaires sociaux, Etat et conseils régionaux".

Ils affirment enfin "la nécessité de pérenniser l'organisation récente de Pôle Emploi, issue de la fusion des Assédic et de l'ANPE entamée en 2008, et porteuse d'un équilibre entre pilotage national et déploiement territorialisé".

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 22:03

 

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marsactu  16 décembre 2014 

Pôle emploi condamné pour six licenciements abusifs

Pôle emploi a été condamné jeudi dernier aux prud'hommes pour "licenciements sans cause réelle et sérieuse". L'entreprise avait embauché six personnes en contrat à durée déterminée pour "accroissement temporaire de l'activité". Le tribunal a estimé qu'ils auraient dû avoir droit à des CDI.

L'affaire n'a pas fait grand bruit dans les médias. Pourtant, la semaine dernière, la direction régionale de Pôle emploi a été condamnée par les prud'hommes pour des licenciements abusifs, "sans cause réelle et sérieuse". Six de ses ex-salariés ont attaqué leur employeur et obtenu gain de cause pour avoir été embauchés en contrat à durée déterminée quand ils auraient dû l'être en contrat à durée indéterminée. En substance, le tribunal a désigné Pôle emploi comme un mauvais employeur. L'avocate des employés, Nicole Gasior estime qu'"il s'agit d'un procès symbolique parce qu'il est dans l'air du temps, avec des employeurs qui ont besoin de flexibilité et des salariés qui demandent la requalification de leur CDD en CDI. Mais c'est d'autant plus symbolique qu'il s'agit de Pôle emploi." De son côté, l'entreprise se contente de répondre qu'elle "ne commente pas les décisions de justice".

S'ils n'ont pas souhaité donner leurs noms, les salariés se présentent comme des pionniers. En 2009, une quarantaine de personnes est embauchée par Pôle emploi pour travailler sur une nouvelle plateforme téléphonique régionale. Celle-ci est située à l'agence de Magalone (9e) et les employés travaillent dans le cadre d'une mission "expérimentale", d'après les arguments de Pôle emploi relayés sur le jugement. Il s'agit "d'apurer le retard pris dans l'accueil et l'inscription des nouveaux demandeurs d'emploi". Cela, pour les appels provenant de l'ensemble de la région afin - à terme - de décharger les agences locales de cette mission.

"Tous motivés"

Les employés sont recrutés en contrat à durée déterminée et signent d'abord pour six mois, avec une promesse de reconduction. D'après Rachida, l'une des salariés, "nous étions tous motivés, les résultats étaient très bons". Rapidement, les employés sont envoyés à Avignon pour une semaine de formation. Toujours selon la salariée, certaines des tâches qui leur sont confiées dépassent le cadre strict de leurs compétences. Au long du premier CDD, "nous avons travaillé sans signer d'avenant, ne sachant pas si on allait continuer ou non." La promesse de prolongation est finalement tenue alors que s'achève le contrat, avec un nouveau CDD de six mois.

Pendant ce temps, les salariés sont encouragés à passer le MRS, une "méthode de recrutement par simulation", présentée comme un précieux sésame pour être titularisé. Quelques-uns le réussissent. "Au bout de six mois, une autre vague de CDD est arrivée pour travailler sur la plateforme. Certains de la première vague ont été embauchés, mais pas tous", poursuit Rachida. Dans le jugement, l'entreprise explique bien qu'elle a choisi de recruter en CDI certains salariés qui étaient en CDD. En effet, la plateforme doit bien être pérennisée. Mais un certain nombre vont alors rester sur le carreau d'une manière ressentie comme arbitraire par les salariés.

Ainsi, certains salariés qui ont échoué au test MRS sont tout de même embauchés, alors que d'autres qui ont réussi, comme Rachida, ne le sont pas. "Cela malgré des évaluations favorables pour les employés. Certes, Pôle emploi procède à près de 99% de titularisation en vue de la généralisation nationale des plateformes, mais les personnes qui n'ont pas été embauchées auraient dû l'être, explique Stéphane Vinclair, délégué syndical CFDT *. On atteint là les limites de la légalité pour le recours au contrat précaire".

"Jetés comme de la merde"

"On a eu l'impression d'être jetés comme de la merde", lâche Rachida. Sur la quinzaine de salariés non titularisés, six décident d'attaquer Pôle emploi devant les prud'hommes sur la base de l'article L1242-1 du code du travail, qui stipule qu'"un contrat à durée déterminée, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à une activité normale et permanente de l'entreprise". En clair, d'après Rachida, Pôle emploi avait le choix : soit de ne pas reconduire l'avenant au bout des six premiers mois, soit de titulariser les employés.

Pôle emploi se défend devant le tribunal, expliquant que "ce n'est qu'à l'été 2010 qu'il a été décidé de pérenniser la plateforme". Le juge départiteur le conteste, donne gain de cause aux salariés et estime qu'au moment où ils signent leur avenant - en février 2010 pour Rachida - Pôle emploi avait déjà décidé de pérenniser la plateforme. Ce dernier est donc condamné et doit, outre le versement de dommages et intérêts, requalifier le contrat de travail en contrat à durée indéterminé.

La lutte ne s'arrête pas là. En effet, le délégué syndical ajoute que l'objectif suivant est de faire réintégrer les six salariés qui le souhaitent à l'entreprise, mais sur une autre plateforme. "Certains sont en situation de grande précarité". Pour l'heure, on ne sait si Pôle emploi souhaite faire appel de la décision. En attendant de voir cette affaire totalement close, le délégué syndical tire la sonnette d'alarme : "Il y a 10% de précarité chez Pôle emploi Paca, un taux insupportable. La tendance est de préférer les contrats à durée déterminée aux titulaires en vue des restrictions budgétaires, mais aussi à l'horizon 2016, d'externaliser certains postes, comme le téléphone. Cela ne concerne d'ailleurs pas que Pôle emploi, mais aussi la Caf. On va vers le service public virtuel".

Par Elodie Crézé, le 16 décembre 2014

 

* Comme le fait remarquer un commentaire, Elodie Crézé se trompe sur ce point: Stéphane Vinclair n'est pas un délégué syndical de la CFDT mais de SUD Emploi.


Aurore B.

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 21:48

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Localtis.info 15 décembre 2014

Manuel Valls : "L'emploi doit rester de la prérogative de l'Etat"

En plein débat sur la régionalisation de l'accompagnement des chômeurs, Manuel Valls a renversé la vapeur, lundi, en déclarant que l'emploi devait rester la prérogative de l'Etat. Mais dans le même temps, le gouvernement s'apprête à faire voter, en procédure accélérée, la libéralisation du marché du placement des demandeurs d'emploi...

En marge d'un déplacement à Dijon, ce lundi 15 décembre, où il a signé le deuxième protocole d'accord de contrat de plan avec la région Bourgogne (après celui signé à Nantes début décembre), Manuel Valls a plaidé pour un maintien de la politique de l'emploi au niveau de l'Etat. "L'emploi doit rester de la prérogative de l'Etat, nous en parlons souvent avec le ministre du Travail", a déclaré le Premier ministre, en présence de François Rebsamen, l'ancien maire de Dijon, un jour avant la discussion générale du projet de loi portant organisation territoriale de la République (Notr) au Sénat. C'est en effet l'un des grands sujets de discussion de ce texte qui transfère de nouvelles compétences aux régions. Le projet de loi tel que voté par la commission des lois le 10 décembre conforte le rôle des régions, notamment en matière de coordination des acteurs de l'emploi. Or les déclarations de Manuel Valls peuvent sonner comme un revirement, tout d'abord par rapport à ce qu'il avait lui-même déclaré le 28 octobre au Sénat sur la possibilité d'un droit d'expérimentation donné aux régions en matière d'accompagnement des demandeurs d'emploi, et par rapport aux récentes déclarations de deux de ses ministres : Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation, qui avait repris cette idée de droit à l'expérimentation le 4 décembre devant la commission des lois du Sénat, et d'André Vallini, le secrétaire d'Etat à la Réforme territoriale. "Je pense depuis longtemps qu'il y aurait une vraie cohérence à donner aux régions tout ce qui concerne l'emploi : le développement économique certes, mais aussi l'apprentissage, la formation professionnelle […] ainsi que l'accompagnement vers l'emploi", déclarait ainsi André Vallini dans une interview à l'AEF du 12 décembre. On y entend le credo porté par les régions depuis de nombreux mois, voire années. Le président de l'Association des régions de France (ARF), Alain Rousset, ne disait pas autre chose, toujours devant la commission des lois, le 12 novembre : "La corrélation est évidente entre les compétences de développement économique, de formation et l'accompagnement des chômeurs. Il faut réformer le système en plaçant à sa tête un patron légitime, la région." 
Le patron de l'ARF est à nouveau monté au créneau, le 12 décembre, dans une tribune publiée dans les Echos et cosignée par trois autres personnalités (Hervé Chapron, ancien directeur général adjoint de Pôle emploi, Jean-Claude Mallet, ancien secrétaire confédéral de Force ouvrière (FO) en charge de la protection sociale, Thierry Schifano, président de la Fédération nationale des transports sanitaires). 
Intitulé "Emploi : et si on essayait enfin les régions ?", le texte dénonce un système d'accompagnement "à bout de souffle", l'"émiettement entre Pôle emploi et les centaines d'organismes présents dans nos territoires", la "déperdition d'énergie" et l'"explosion des coûts". Les signataires appellent à aller plus loin que le rôle de coordination confié aux régions par le projet de loi Notr et demandent des "transferts de moyens financiers et humains". "Les régions ne se satisferont d'un rôle de copilote de l'accompagnement vers l'emploi", avertissent encore ces avocats de la régionalisation.
Manuel Valls avait préparé le terrain dès ce samedi, lors d'un déplacement à Evry. Il avait appelé à "veiller à ne pas déstabiliser un système qu'il faut d'abord faire mieux fonctionner au plus près du terrain". Selon lui, il n'y a "pas besoin de transfert de compétence". Mais ce que l'on pourrait interpréter comme une volonté de renforcer l'Etat dans la politique de l'emploi n'en est pas vraiment une. Le gouvernement s'apprête en effet à faire voter, en procédure accélérée, la libéralisation du marché du placement des demandeurs d'emploi : les députés se pencher le 18 décembre sur un projet de loi de ratification de la convention 181 de l'Organisation internationale du travail (OIT) relative aux agences d'emploi privées. Cette convention, adoptée en 1997, autorise la création de telles agences et favorise la libéralisation de leurs activités, le tout dans un cadre juridique et des conditions d'exercice précis. La France s'est déjà engagée dans cette voie, dans le cadre de la loi du 18 janvier 2005 de programmation de la cohésion sociale, en ouvrant le marché du placement à des organismes de placement privés. Il s'agirait maintenant d'aller plus loin en donnant la possibilité à d'autres organismes, outre les services de placement, comme les entreprises de travail temporaire et les services d'aides à la recherche d'emploi ou au recrutement, de mener des activités dans ce domaine.

M.T et E.Z. avec AFP

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 20:16

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Le Monde  15 décembre 2014

Lutte contre le chômage : Valls douche les ambitions des régions

Manuel Valls a rappelé, lundi 15 décembre, que la politique de l'emploi restait dans le giron de l’Etat, recadrant ainsi le secrétaire d’Etat chargé de la réforme territoriale, André Vallini, proche de François Hollande, qui s’était dit ouvert à un transfert.

 

Le gouvernement souhaite améliorer la concertation avec les régions, en tenant des réunions « très régulières » pour « mieux travailler sur les politiques économiques, de formation, d’emploi ou d’apprentissage », a expliqué le premier ministre dans un discours prononcé au conseil régional de Bourgogne, à Dijon, en présence du ministre du travail, François Rebsamen. Mais « l’emploi doit rester de la prérogative de l’Etat : nous en parlons souvent avec le ministre du travail », a ajouté M. Valls.

 

Mise au point

 

Cette mise au point du premier ministre fait suite à un entretien accordé par André Vallini à l’agence AEF début décembre. Le secrétaire d’Etat à la réforme territoriale avait déclaré qu'« il y aurait une vraie cohérence à donner aux régions tout ce qui concerne l’emploi ». Ce transfert de compétences est défendu également par la présidence de l’Association des régions de France (ARF).

Dans une tribune publiée dans Les Echos le 12 décembre, Alain Rousset, président de l’ARF, et Hervé Chapron, ex-directeur général adjoint de Pôle emploi, critiquent vivement les moyens mis en œuvre par l’Etat pour lutter contre le chômage : « Notre système d’accompagnement vers l’emploi est à bout de souffle. Son émiettement entre Pôle emploi et les centaines d’organismes présents dans nos territoires entraîne une déperdition d’énergie et une explosion des coûts… La recherche d’emploi est devenue un parcours du combattant pour les demandeurs, rejetés tels des nomades de service en service, pour finir dans le bureau de l’élu local. »

En conclusion, le président socialiste de la région demande « de pouvoir expérimenter un nouveau service public d’accompagnement des demandeurs d’emploi. Les régions seraient reconnues comme seules autorités. » Une supplique à laquelle Manuel Valls a clairement répondu par une fin de non-recevoir.


Second camouflet


C’est un second camouflet en seulement quelques jours pour l’institution régionale. Jeudi 11 décembre, le Sénat a largement corrigé, en commission, le plan du gouvernement, en redonnant aux départements la gestion des collèges, les compétences liées au transport scolaire, à la voirie départementale et aux ports. Enfin, en matière de tourisme, la commission a aussi supprimé la primauté de la région.




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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 20:20

39 pages à lire ce week-end pour être en avance

sur ce que dira votre directeur d'agence en 2015

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La convention tripartite ETAT-UNEDIC-POLE EMPLOI

--}  CONVENTION TRIPARTITE 2015 2018 CONVENTION TRIPARTITE 2015 2018

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La convention tripartite Etat-UNEDIC-Pôle emploi

 

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Le rapport Iborra sur le SPE (texte intégral)

 

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 LE BUDGET 2013 DE POLE EMPLOI

 

 

 

 

 

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Utile et pratique 

 

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    texte intégral (gratuit)

 

 

Ce livre est dédié aux agents de Pôle emploi et à ceux qu’ils accompagnent chaque jour.

  (Christian Charpy)

 

 

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La Convention Collective Nationale

 

 

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