2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 23:02

 

 


 

 

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AFP  31 octobre 2013

Taux de chômage record en Italie

Le taux de chômage en Italie a atteint un nouveau record en septembre, concernant 12,5 % de la population active, soit une hausse de 0,1 point par rapport à août, selon une estimation provisoire publiée jeudi 31 octobre par l'Institut national des statistiques italien (Istat).

Sur une base annuelle, le taux de chômage de septembre est en hausse de 1,6 point, précise le communiqué. Selon des données corrigées des variations saisonnières, le nombre de personnes à la recherche d'un emploi s'est élevé à 3,194 millions en septembre dans le pays, soit 0,9 % de plus qu'en août (+ 29 000), et en hausse de 14 % sur un an (+ 391 000 personnes), indique Istat.

Chez les jeunes actifs de 15-24 ans, le taux de chômage a également atteint un nouveau record, s'élevant à 40,4 % en septembre (654 000 personnes concernées), soit 0,2 point de pourcentage de plus qu'en août et 4,4 points de plus qu'il y a un an. Plus d'un jeune sur dix (10,9 %) de cette tranche d'âge est ainsi en quête d'emploi, souligne Istat.

L'Italie vient d'enchaîner deux années de forte récession et le chômage y est en constante hausse depuis des mois. Le gouvernement espère un début de reprise économique à la fin de l'année.


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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 22:03

 

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11 Moldaves, dont huit conseillers spécialisés dans les relations avec les entreprises, le directeur adjoint de l’agence nationale de l’emploi de Moldavie et sa responsable de projet ont été guidés dans leur visite par Jean-Luc Schneyder, directeur de l’agence Saint-Cosme et expert international pour Pôle emploi. Photo C. Z.

 

Le Journal de Saône et Loire  25 octobre 2013

Pôle Emploi. - 11 spécialistes moldaves ont passé hier une journée d’études à Chalon. En quête de nouvelles méthodes

Une délégation moldave est venue hier à Pôle emploi Saint-Cosme pour acquérir de nouvelles méthodes sur le traitement des relations entreprises et demandeurs d’emplois.

cette visite est la continuité du projet financée par l’Union européenne en matière d’emploi », a confié hier matin Jean-Luc Schneyder, directeur de Pôle emploi Saint-Cosme et expert international pour l’organisme, qui a accueilli hier une délégation moldave de l’agence nationale pour l’emploi.

Jean-Luc Schneyder était parti en juin en Moldavie former les conseillers. Hier, ces conseillers sont venus découvrir Pôle Emploi Saint-Cosme après deux jours passés à la direction générale de Pôle Emploi à Paris. « Les huit conseillers présents spécialisés dans la relation entreprise, le contact, la collecte et le traitement des offres d’emploi ont pu visiter nos locaux, découvrir les outils mis à la disposition des demandeurs d’emploi pour des recherches en autonomie mais aussi échanger avec leurs homologues français », énumère le directeur de Saint-Cosme.

« Des méthodes qui varient »

L’après-midi, la délégation moldave s’est rendue dans deux entreprises de secteurs distincts : industriel (René Pierre à Crissey) et services (B2S à Chalon). Ils ont pu échanger avec les services des ressources humaines, apprendre comment ces deux entreprises collaboraient avec Pôle emploi mais aussi leur politique de recrutement.

« Nous avons plus de points communs que de différences avec le système français », a constaté Stefan Calancea, directeur général adjoint de l’agence nationale de l’emploi moldave, dont le pays n’enregistre que 4,7 % de chômage. « La législation est similaire, ce sont les méthodes de travail qui varient, notamment les aides à l’emploi (contrat aidé, Emploi d’avenir, etc.). « La collaboration entre Pôle emploi, les agences privées et les employés est cependant une nouveauté pour nous. Un modèle de collaboration que nous allons étudier et utiliser ».

Stefan Calancea, directeur général adjoint de l’agence nationale de l’emploi moldave “Notre système moldave n’est pas si différent que le système français en matière d’emploi.”

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 20:02

 

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Reuters  11 octobre 2013

Le chômage au Canada sous les 7%, une première fois depuis 2008

Le Canada a créé 11.900 emplois en septembre et le taux de chômage y est repassé sous le seuil de 7% pour la première fois depuis près de cinq ans, montrent les statistiques officielles publiées vendredi, marquée par une baisse du nombre de jeunes à la recherche d'un travail.

Les créations d'emploi ont dépassé les attentes, les économistes interrogés par Reuters ayant dit s'attendre en moyenne à 10.000 créations de postes le mois dernier.

A 6,9% contre 7,1% en août, le taux de chômage revient à son plus bas niveau depuis décembre 2008.

La moyenne des créations d'emploi sur les six derniers mois, considérée comme un indicateur plus fiable de l'évolution du marché du travail, ressort à 23.100 contre 12.300 sur les six mois précédents.

L'économie canadienne a recréé tous les emplois perdus pendant la récession de 2008-2009 mais le taux de chômage n'est pas revenu pour autant à son niveau d'avant la crise puisqu'il évoluait entre 5,9% et 6,1% durant la majeure partie de l'année 2008.

Dans un contexte de croissance "modeste" pour reprendre l'adjectif employé jeudi par le ministre des Finances, Jim Flaherty, il est donc peu probable que l'évolution du marché du travail incite la Banque du Canada à relever prochainement son taux directeur, maintenu depuis septembre 2010 à 1%, non loin de son plus bas historique.

© 2013 Reuters 

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 01:00

 

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Le Figao  17 septembre 2013

Quand la distribution d'emplois précaires se règle à la loterie

Attribuer les emplois municipaux à la loterie, c'est le moyen radical choisi par le maire d'une petite ville du Sud de l'Espagne pour partager le peu de travail disponible sans être soupçonné de favoritisme.

L'histoire a fait le tour d'Internet. Le 10 septembre, le New York Times racontait que le maire d'Alameda, une petite commune d'Andalousie ravagée par la crise, s'en remet au hasard pour recruter ses futurs employés municipaux. Une fois par mois, Juan Lorenzo plonge la main dans une urne pour tirer au sort le nom du futur contractuel de sa municipalité pour une mission temporaire qui ne nécessite pas de qualification spécifique. L'événement est couvert par la télévision locale, mais ici le gagnant se garde bien d'étaler sa joie face caméra. Une question de respect pour tous les autres candidats malheureux de ce village de 50.000 habitants, frappé par un chômage de près de 50%.

La méthode rappelle celle employée fin 2011 par une association de commerçants espagnole. Pour Noël, elle organisait une loterie dont l'élu se verrait offrir un poste temporaire d'auxiliaire administratif. En 2009, une chaîne de supermarchés italienne avait lancé la même opération.Pour son trentième anniversaire, la firme Tigros a organisé une loterie pour les clients de ses 59 supermarchés implantés dans les régions prospères de Lombardie et du Piémont. Pour 30 euros d'achat, les clients pouvaient tenter de remporter l'un des dix contrats à durée déterminée d'un an, de magasinier ou de cariste payés entre 1100 et 1200 euros nets par mois. Avec une embauche à la clé, sauf «problème de discipline».

La plupart du temps ces loteries s'attirent les foudres des défenseurs des droits des salariés. En Galice, l'opération de l'Union des entrepreneurs pour attribuer le poste d'auxiliaire administratif portait atteinte «aux principes du travail, et donc à la dignité humaine», selon le Parti Pirate local. En Italie, le syndicat CGIL a dénoncé l'initiative des supermarchés Tigros, estimant qu'elle «instrumentalisait le côté dramatique de la crise». La loterie du petit village espagnol, en revanche, semble plutôt bien accueillie par les habitants qui n'en contestent pas le principe. Dans un contexte où le travail manque, le hasard serait le moyen le plus juste de distribuer les rares emplois publics disponibles. Ce serait même le signe clair que l'administration ne serait pas corrompue, selon le maire Juan Lorenzo.

Idée «bancale»

«Sur le principe, il est tout à fait normal que les candidats se sentent atteints dans leur intégrité par un recrutement qui s'en remet uniquement au hasard», estime le professeur de sociologie Jean-François Amadieu, directeur de l'Observatoire des discriminations de la Sorbonne. «Mais dans le cas précis de la mairie espagnole, c'est peut-être une solution de moindre mal dans la mesure où elle évite que ces emplois soient attribués par copinage, réseau familial ou couleur de peau.» Mais l'idée est tout de même bancale dans sa nature, souligne-t-il. «On part du principe que tous les candidats auraient des compétences équivalentes pour occuper un même poste, et donc que la sélection se ferait sur des critères discriminants. Or, même pour un emploi de guichetier à la piscine municipale, ce postulat peut être remis en cause. Il faut départager les candidats sur des critères légitimes, par des épreuves même très simples en rapport direct avec l'emploi, afin d'éviter toute contestation.»


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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 23:18

 

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Agentur für Arbeit: le Pôle emploi allemand

 

 

La Libre Belgique  19 septembre 2013

Raphaël Meulders, envoyé spécial à Cologne

Les Allemands ne veulent plus "d’un emploi à tout prix"

La fourmi allemande veut devenir cigale.

Rues animées, restaurants remplis, touristes qui se bousculent devant l’imposante cathédrale. A priori, Cologne respire la confiance et la prospérité. Mais à y regarder de plus près, les fissures sont bien présentes. Il y a d’abord les chiffres. Jadis moteur de l’Allemagne, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie laisse peu à peu cette place à la Bavière et ses fleurons économiques du sud du pays (Siemens, BMW,…). "A Cologne, il y a 12 % de chômeurs, plus que dans le reste du pays (NdlR : 6,8 %), explique Vennia Wenner, petite dame énergique aux lunettes aussi grandes que le visage.

Vennia s’occupe des plus démunis, des "oubliés du super-modèle économique allemand", ironise-t-elle. Son bureau ne désemplit pas. "Une personne sur dix est pauvre à Cologne", explique l’assistante sociale. "Et, surtout, un enfant sur quatre vit dans un foyer paupérisé." Elle dénonce les "inégalités croissantes". A qui la faute ? La crise ? "Non, non, le coupable c’est Hartz IV", glisse la petite dame, le regard fixe. Hartz, le mot est lâché. Il sort comme une injure sur les panneaux de plusieurs partis de gauche et d’extrême gauche. Hartz, Peter de son prénom, doit être à la fois l’homme le plus détesté et adulé d’Allemagne. C’est sous l’impulsion de ce haut cadre de Volkswagen que le pays transforma, il y a près de dix ans, totalement son modèle économique et social.


"Les minijobs devenus des ‘shitty’ jobs"


A l’époque le social-démocrate Gerhard Schröder est aux manettes de l’Allemagne qui est considérée comme "le patient malade" de l’Europe. Son taux de chômage est supérieur à la moyenne européenne, supérieur même à celui de l’Espagne de José Maria Aznar. Aujourd’hui, le taux allemand est près de quatre fois inférieur à l’espagnol… Les réformes Hartz sont passées par là : limitations du temps des allocations de chômage, baisse de l’impôt des sociétés, stagnation des salaires, chômage partiel, création de minijobs,… Le but était de mettre le maximum d’Allemands au travail, tout en misant à fond sur l’exportation. Pour le gouvernement de l’époque, mieux valait "avoir un job mal payé et précaire, plutôt que de vivre d’allocations et d’être exclu socialement".

Mais l’effort sera trop pesant pour beaucoup de citoyens allemands qui ne pardonneront pas la dernière mouture des réformes (Hartz IV en 2005), la plus drastique aussi : Gerhard Schröder ne sera pas réélu. L’héritage est pourtant là. Il y a le côté pile : l’Allemagne a des statistiques, une compétitivité qui font pâlir d’envie les autres pays européens. Son modèle est loué par de nombreux économistes et hommes politiques. Et puis il y a le côté face, dénoncé par les syndicats, la "précarité" qui s’accroît dans le pays, tout comme l’écart entre riches et pauvres. En ligne de mire de beaucoup d’organisations, ces fameux minijobs, payés maximum 450 euros par mois, dispensés de charges sociales, et qui concernent 7,5 millions d’Allemands.

A Cologne, tout le monde semble avoir son avis sur la question. "Les minijobs sont devenus des ‘shitty’ jobs (emplois pourris)", explique Henrik Wittenberg, tout en distribuant des fascicules en faveur d’un revenu minimum européen. Le jeune homme s’interroge sur les futures retraites "ridicules" de ces "minijobeurs". Selon lui, la classe moyenne allemande a un "problème psychologique. Elle vit dans l’illusion de rattraper les plus riches. Mais en fait, la plupart sont à deux doigts de sombrer dans la précarité. Les Allemands ne veulent pas voir cette réalité."

Plus loin dans la rue principale, le parti populiste "Die Partei" invite les passants à laisser leurs chewing-gums usagés sur la photo de la chancelière Angela Merkel. "Ce parti n’est pas sérieux", explique un militant du parti chrétien-démocrate (CDU), barbe bien taillée. "Notre campagne, nous la faisons en répondant aux questions des gens, pas en insultant les autres." Et les minijobs ? "Bien sûr ce n’est pas l’idéal, mais c’est mieux que rien, non ?"


 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 18:52

 

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Devant le "Pôle emploi"

 

Le Monde / AFP  12 septembre 2013

Nouveau taux de chômage record en Grèce

Le taux de chômage en Grèce a atteint un nouveau record en juin. Il frappe surtout les femmes et les jeunes. Sur un an, il s'établit désormais à 27,9 %, contre 24,6 % à la même période l'année dernière, selon les chiffres publiés jeudi 12 septembre par le service des statistiques grecques, Elstat.

Près de six jeunes de moins de 24 ans sur dix n'ont pas d'emploi, soit 58,8 %, contre 54,8 % il y a un an. Toutefois, sur un mois, le taux de chômage pour cette catégorie s'est réduit : il s'établissait en effet à 64,9 % en mai.

Les femmes sont toujours les plus touchées, 31,9 %, contre 24,9 % chez les hommes. Le nombre de sans-emploi a augmenté de 174 709 personnes en juin, pour une population active de 3 628 421 personnes.


PAYS EUROPÉEN LE PLUS TOUCHÉ PAR LE CHÔMAGE

Le nord du pays, l'Epire et la Macédoine et Thrace, sont les régions les plus touchées. En revanche, les îles de la mer Egée, à l'est, sont les moins touchées grâce à une bonne saison touristique, avec un taux de chômage de 21,6 %.

Selon l'étude annuelle de l'institut de recherche de la centrale syndicale GSEE, publiée il y a une semaine, le taux de chômage atteindra 29 % à 30 % à la fin de l'année, et 31,5 % en 2014. "Les politiques conduites durant la période 2010-2013 ont ramené l'économie grecque et le niveau de vie de la majorité des citoyens à un passé lointain", estiment les analystes de cet institut.

La Grèce, qui reste le pays le plus touché par le chômage en Europe, est en récession depuis six ans, et est sous le coup d'une politique d'austérité très stricte en échange de prêts de l'Union Européenne et du Fonds monétaire international (FMI) depuis quatre ans.

Le gouvernement vante toutefois une amélioration de la situation économique, s'attendant à un excédent budgétaire primaire, hors service de la dette, pour 2013. Ce qui signifierait, selon lui, le début d'une sortie de crise.


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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 21:16

 

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Newsring  7 septembre 2013

En Grande-Bretagne, les plus précaires seront bientôt forcés à travailler davantage

«Travailler plus, pour gagner plus»? En Grande-Bretagne,les salariés les plus précaires sont sur le point d’être classés par le ministère du Travail et des Pensions dans la catégorie des «personnes ne travaillant pas assez», révèle samedi 7 septembre le quotidien britannique The Guardian. Conséquence de cette réforme du régime des allocations-chômage outre-manche, plus d’un million de personnes aux revenus faibles vont se voir forcés à travailler davantage, sous peine de voir leurs aides coupées. La mesure «choc» de l’administration Cameron suscite déjà une vive polémique. 


The Guardian s’appuie sur des documents internes du ministère du Travail et des Pensions britannique qui révèlent que les personnes touchant un salaire «bas», entre 350 euros et 1127 euros mensuels, vont se voir forcées à réexaminer leur situation auprès de l’équivalent outre-manche de Pôle Emploi (Job Center). Sur ces personnes, une partie sera classée dans la catégorie des salariés «ne travaillant pas assez», et verra ses aides coupées en cas de refus de travailler davantage ou de subir une formation. Raison invoquée par le ministère: «Trop de salariés aux faibles revenus ne sont pas soutenus et aidés à gagner plus pour peut-être rompre avec la dépendance». 


La mesure n’est pas sans rappeler les recommandations formulées, en France, par la Cour des comptes. L’institution s’était prononcée pour une réduction des allocations-chômage, avec une série de propositions pour rationaliser leur attribution. Une polémique tranchée par Hollande qui avait alors affirmé qu’il n’y aurait pas de réduction des allocations-chômage. L’opposition travailliste à Cameron dénonce de son côté une mesure qui néglige le manque de postes à pourvoir. Autre source de polémique, le nom des sept catégories dans lesquelles seront mis les chômeurs, et parmi lesquelles on trouve «trop malade pour travailler», «trop accroc au travail», «parents solitaires» ou encore ceux qui sont condamnés à être parmi ceux qui «ne travaillent pas assez». 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 22:17

 

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manifestation de jeunes allemands devant la chancellerie à Berlin juillet 2013

 

AFP  30 août 2013

Zone euro : le chômage stable au niveau record de 12,1 %

Le taux de chômage est resté stable dans la zone euro en juillet par rapport à juin, toujours à son niveau record de 12,1 %, selon des chiffres publiés vendredi 30 août par l'office européen de statistiques Eurostat. En juillet, 19,231 millions de personnes étaient au chômage dans la zone euro, soit 15 000 de moins qu'en juin.

C'est aux jeunes de moins de 25 ans qu'est imputable la légère baisse du nombre de chômeurs sur un mois, puisque leur nombre a diminué de 16 000 par rapport à juin (même si leur taux de chômage a augmenté, passant de 23,9 à 24 %).

UN MILLION DE CHÔMEURS DE PLUS QU'IL Y A UN AN

Toutefois le nombre de chômeurs reste supérieur en chiffres absolus à celui d'avril, et surtout, la zone euro compte un million de chômeurs de plus qu'il y a un an, en juillet 2012. Dans l'ensemble de l'Union Européenne, le taux de chômage est lui aussi resté stable à 11 %. Il touchait en juillet 26,654 millions de personnes, soit 33 000 de moins qu'en juin, grâce à la baisse du nombre de jeunes chômeurs : ils étaient 38 000 de moins qu'en juin.

C'est toujours en Grèce et en Espagne que la situation est la plus critique : en Grèce, le taux de chômage a atteint 27,6 % en mai, dernier mois pour lequel des données sont disponibles. En Espagne, il s'est établi en juillet à 26,3 %. Plus d'un actif de moins de 25 ans sur deux est au chômage en Espagne, et près de deux sur trois en Grèce.

Les taux de chômage les plus faibles ont été enregistrés en Autriche (4,8 %), en Allemagne (5,3 %), au Luxembourg (5,7 %) et à Malte (6 %).

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 09:16

 

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  Centro de emprego: le pôle emploi portugais

 

La Tribune  7 août 2013

Grâce à la saison estivale, le Portugal affiche un taux de chômage en (petite) baisse

Le taux de chômage au Portugal au deuxième trimestre 2013 s'établi à 16,4% selon les données fournies par l'Institut national des statistiques portugais. Ce taux est en baisse de 1,3 point comparé au premier trimestre de cette année, une première depuis le début de la politique d'austérité en 2011.

C'est la première fois qu'il baisse depuis 2011 et le début de l'application de la politique d'austérité. Le taux de chômage du Portugal est établi à 16,4% au deuxième trimestre 2013. La baisse est toutefois relativement faible, car au premier trimestre, ce taux était de 17,7%, selon l'Institut national des statistiques (Ine).


Des embauches liées au tourisme


Et sur un an, le bilan n'est pas positif puisque le nombre de chômeurs a progressé de 7,1% au Portugal. En fait, ce qui peut expliquer la légère amélioration de ces derniers mois, c'est le fait que le Portugal est tout simplement une destination touristique privilégiée en été. L'arrivée de la saison estivale a donc favorisé les emplois dans certains secteurs, comme l'a souligné l'Ine. L'Institut a justement précisé que la hausse de l'emploi s'est vérifiée "dans les services", en particulier dans les secteurs "de l'hébergement, la restauration et dans le commerce".

Concernant les jeunes, le taux de chômage les concernant a beau eu passer de 42,1% au premier trimestre à 37,1% au second, il n'en reste pas moins très élevé.

Aide spécifique en faveur des jeunes

Depuis la mise en place du plan de réforme exigé par les créanciers du Portugal en échange d'un plan de sauvetage de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), puis les 838 millions d'euros de janvier 2013, le pays rencontre deux principales difficultés: la récession et le chômage. Pour tenter d'enrayer ce problème d'emplois, le gouvernement a présenté un plan de relance de l'économie axé sur l'aide aux PME et le développement des exportations, ainsi qu'un programme spécifique destiné à aider les jeunes à trouver un emploi.

 

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Infos du CLEIS

 

Au Portugal, la durée de l'indemnisation dépend de l'âge du demandeur d'emploi (4 paliers)

 

a) Allocation de chômage

La réforme de l’assurance chômage intervenue en mars 2012 a introduit un assouplissement des conditions d’affiliation. Ainsi, à compter du 1er juillet 2012, le requérant doit avoir exercé une activité salariée pendant au moins 360 jours (au lieu de 450 jours auparavant) dans les 24 mois qui précèdent immédiatement le jour du début du chômage.

Par ailleurs, pour pouvoir bénéficier de l’allocation de chômage (subsídio de desemprego), l'intéressé doit être apte et disponible au travail, inscrit dans le centre local d'emploi (Centro de Emprego) dont il relève en fonction de son lieu de résidence, rechercher activement un travail et ne pas être titulaire d'une pension d'invalidité ou de vieillesse.

Le montant journalier de l'allocation de chômage est égal à 65 % de la rémunération moyenne journalière des 12 mois précédant immédiatement les 2 mois antérieurs au mois du début du chômage. Pour les prestations octroyées après le 1er avril 2012, le montant mensuel de l’allocation ne peut pas excéder 2,5 fois l'indice des appuis sociaux (IAS en 2012 = 419, 22 €). Le montant minimum correspond en règle générale au montant de l'IAS.

Dans certains cas, jusqu’au 31 décembre 2012, le montant de l’allocation de chômage peut être augmenté de 10 % (notamment pour les parents isolés ou lorsque les conjoints ou concubins tous les deux bénéficiaires ont au moins deux enfants à charge). Par ailleurs, suite à la réforme de l’assurance chômage du 15 mars 2012, le montant de l’allocation de chômage octroyée à partir du 1er avril 2012 est réduit de 10 % après une période de versement de 180 jours (ce qui peut impliquer un montant de l’indemnité de chômage inférieur au montant minimum général indiqué ci-dessus).

L’allocation de chômage est versée sans délai de carence.

La durée du versement de l'allocation dépend de l'âge de l’assuré et de la durée de la carrière contributive.

  • Durée de versement pour les prestations octroyées après le 1er avril 2012, lorsque l’assuré remplissait déjà, au 31 mars 2012, la condition de durée minimum d’affiliation :
Age de l’assuré Durée d’affiliation à l’assurance (mois) Durée de versement (jours) Majoration de la durée de versement
moins de 30 ans 24 ou moins 270 -
plus de 24 360 + 30 jours pour chaque période de 5 ans d’affiliation
30 à 39 ans 48 ou moins 360
plus de 46 540 + 30 jours pour chaque période de 5 ans d’affiliation dans les 20 dernières années
40 à 44 ans 60 ou moins 540 -
plus de 60 720 + 30 jours pour chaque période de 5 ans d’affiliation dans les 20 dernières années
45 ans et plus 72 ou moins 720 -
plus de 72 900 + 60 jours pour chaque période de 5 ans d’affiliation dans les 20 dernières années

• Durée de versement pour les prestations octroyées après le 1er avril 2012, lorsque l’assuré ne remplissait pas, au 31 mars 2012, les conditions de durée minimum d’affiliation :

Age de l’assuré Durée d’affiliation à l’assurance (mois) Durée de versement (jours) Majoration de la durée de versement
moins de 30 ans moins de 15 150 + 30 jours pour chaque période de 5 ans
d’affiliation dans les 20 dernières années
15 à 23 210
24 ou plus 330
30 à 39 ans moins de 15 180 + 30 jours pour chaque période de 5 ans
d’affiliation dans les 20 dernières années
15 à 23 330
24 ou plus 420
40 à 49 ans moins de 15 210 + 45 jours pour chaque période de 5 ans
d’affiliation dans les 20 dernières années
15 à 23 360
24 ou plus 540
50 ans et plus moins de 15 270 + 60 jours pour chaque période de 5 ans
d’affiliation dans les 20 dernières années
15 à 23 480
24 ou plus 540

b) Assistance de chômage

L'assistance de chômage (subsídio social de desemprego) est octroyée, sous conditions de ressources, aux assurés qui ne remplissent pas la condition de stage pour ouvrir droit à l'allocation de chômage ou qui l’ont épuisé. Comme pour l’allocation de chômage, il convient d’être apte et disponible au travail, inscrit dans un centre d'emploi, rechercher activement un travail et ne pas être titulaire d'une pension d'invalidité ou de vieillesse.

L'intéressé doit justifier au moins 180 jours d'activité salariée au cours des 12 mois précédant immédiatement le début du chômage. Les revenus mensuels moyens du ménage doivent être inférieurs à 80 % de l'IAS*.

Le montant journalier de l'assistance de chômage est fixé à 100 % de l'IAS* pour les chômeurs ayant des personnes à charge et 80 % pour les personnes sans charge familiale.

La durée du versement est identique à celle de l'allocation de chômage. Toutefois, lorsque l'assistance de chômage est accordée après épuisement de l'allocation de chômage, la durée du versement est divisée par deux.

* IAS en 2012 = 419, 22 €.


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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 05:00

 

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Inge Hanneman devant l'agence pour l'emploi de Hambourg-Altona

 

Médiapart 30 juillet 2013 Par Bertille Perceneige

Contre la loi Hartz IV, une salariée d'un Jobcenter perd... son job

En Allemagne, une salariée d'un jobcenter a vu sa requête en référé rejeté par le tribunal du travail de Hambourg (Arbeitsgericht) qui a estimé qu'elle n'avait pas pu infirmer les infractions à la loi que lui reprochait son employeur dans le cadre de son travail (avoir refusé de suspendre les aides aux chômeurs de longue durée ainsi qu'aux jeunes).

Inge Hannemann, 45 ans, travaillait depuis 2005 au sein du Jobcenter (équivalent Pole Emploi) de Hambourg-Altona (un quartier de la ville hanséatique). Chargée de faire appliquer la loi Hartz-IV et ses sanctions toujours plus nombreuses, sous la pression des statistiques toujours plus forte, elle a commencé à dénoncer les injustices de la loi Hartz-IV par courrier dès 2006 auprès du Gouvernement fédéral, puis à partir de 2011, sur des blogs (ici ou ). Son employeur, après lui avoir demandé en vain de cesser ses écrits, l'a finalement dispensé de toute activité au mois d'avril dernier au motif que son attitude pertubait la paix de l'entreprise (der Betriebsfrieden) et surtout qu'elle n'avait pas dans le cadre de son travail respecté les dispositions légales en refusant d'appliquer des sanctions aux bénéficiaires récalcitrants de la loi .

Afin de retrouver son travail, Inge Hannemann avait saisi le tribunal du travail de Hambourg qui l'a aujourd'hui déboutée de son action.

L'ancienne salariée, soutenue par des syndicalistes, des juristes, des associations de chômeurs, envisage à présent d'aller jusque devant les juridictions européennes pour faire reconnaître la loi Hartz IV contraire à la loi fondamentale allemande (das Grundgesetz) et obtenir son abrogation.

Bref rappel: la loi Hartz IV, du nom de Peter Hartz, ancien directeur du personnel de Volkswagen, est entrée en vigueur sous le gouvernement Schröder en 2005. Elle prévoit qu'au-delà de 12 mois d'allocations chômage, la personne privée d'emploi est considérée comme chômeur de longue durée et perçoit de l'Etat une aide mensuelle d'un montant dez 364€ - montant calculé au plus près par le Ministère du travail allemand - à laquelle s'ajoute le paiement plafonné à 280€ d'un logement décent - contre l'obligation d'accepter toutes les offres de travail: temps partiel, emploi payé à un taux inférieur au minimum conventionnel, et le fameux « ein euro job », etc.

 

L'information « dans le texte »:

- « Gerichtsentscheidung: Jobcenter darf Hartz-IV-Rebellin rauswerfen », Der Spiegel (30/07/2013)

- « Urteil gegen Hartz-IV-AktivistinKein Job beim Jobcenterhttp », Taz (30/07/2013)

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