Ils n’étaient pas bien nombreux à s’abriter sous le porche de l’agence Pôle emploi de Roubaix centre. Une dizaine tout au plus. « Une délégation est en train d’être reçue par la direction de l’agence », précisaient les manifestants. S’ils faisaient action commune, s’ils n’avaient pas exactement les mêmes motifs de grogne, privés d’emploi et agents du service public de l’emploi se rejoignaient sur un constat : « Nous souffrons tous des licenciements, de la casse sociale. » Les uns « parce que le patronat veut toujours remettre en cause les prestations », que ce soit pour le régime d’indemnisation des intermittents du spectacle ou des intérimaires. Les autres parce qu’ils ne peuvent plus face au flot des demandeurs d’emploi et à la colère de ceux que le système tend à exclure. C’est pour cette raison que, derrière les bannières de la CGT et du SNU-FSU, les manifestants étaient réunis ce jeudi à Roubaix.