Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr
Boursier.com 29 novembre 2013
Alors que le gouvernement se félicite de la baisse du chômage pour le mois d'octobre, sans pour autant "crier victoire trop tôt", la classe politique - droite et gauche confondues - dénonce une manipulation des chiffres...
Baisse en trompe l'oeil ?
Pour Jean-Luc Mélenchon "c'est une bidouille de plus (...) le chômage recule dans la catégorie A (-0,6%, ndlr) et augmente dans la catégorie B et C (chômeurs ayant réalisé une activité courte au cours du dernier mois, ndlr). Au total c'est 40.000 chômeurs de plus !", a fait valoir l'ex-candidat Front de gauche à la présidentielle sur France 2. "Je ne crois pas que l'on soit, loin de là, dans l'inversion de la courbe du chômage", a renchéri le chef du Parti communiste, Pierre Laurent sur I-Télé. Même son de cloche du côté de la CGT qui déplore une dégradation "nette et continue de la qualité de l'emploi".
A droite, l'UMP met en avant le même argument : la baisse du chômage en catégorie A "n'occulte pas la forte progression des demandeurs d'emploi (+ 39 600) en catégories A,B,C, malgré un recours massif aux contrats aidés, ce qui témoigne d'une précarisation accrue du marché du travail", déplore le parti de l'opposition, réclamant une fois encore une baisse des charges pour inverser durablement la tendance.
Données encourageantes pour le gouvernement
D'après les données communiquées jeudi soir, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégories A, B, C s'établit à 4.883.000 en France métropolitaine (5.182.500 en France y compris Dom). Un chiffre effectivement en hausse de 0,8% (+39.600) au mois d'octobre. Sur un an, il augmente de 6,8%. Mais le gouvernement n'analyse pas les chiffres de la même manière que ses détracteurs. "Cette augmentation du nombre d'inscrits qui travaillent est aussi un signe de reprise d'activité, d'intérim et de CDD : l'enjeu des prochains mois sera de transformer ces activités réduites en emplois plus durables", estime-t-il...