Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr
Communiqué de presse
Aujourd’hui, mardi 17 juin, 2/3 du personnel de l’agence de Paris Laumière est de nouveau en grève pour exiger des effectifs supplémentaires. Il manque 8 postes de conseillers sur notre agence. Conséquences : des portefeuilles qui explosent, des DE non reçus, des dossiers non traités et/ou suivis, des DAL mutualisées, …
Après une première journée d’action et de mobilisation jeudi dernier et devant l’inertie de la Direction, nous avons décidé de poursuivre notre mouvement.
Petit retour en arrière : lors de notre rencontre avec la DT de Paris ce jeudi 12 juin, il nous a été dit que « le levier RH n’était pas le seul moyen d’action », que nous en avions plusieurs autres à notre main : un budget « prestations », un budget « contrats aidés » et des actions collectives à monter et mobiliser.
Bien que la DT ait reconnu qu’il manquait « un peu d’effectifs » au sein de notre agence, nous n’avons à l’occasion de notre entrevue obtenu aucune garantie. Peut-être quelques CDI si l’enveloppe le permet lors de la prochaine CPL-U (argument déjà entendu à plusieurs reprises). Et c’est tout !
L’agence de Laumière, c’est 48 agents sur le papier dont « 4 en absence longue durée » et « 10 en absence supérieure à 30 jours ». Nous sommes en réalité 24 conseillers (placement et indemnisation), soit 22 ETP. Sur ces 22, une quinzaine est tout le temps en plage contrainte dont de nombreuses plages d’accueil. Il en résulte que l’accord OATT, par la réalité du terrain, ne peut être respecté.
Nous suivons près de 5900 DE dont 25% sont bénéficiaires du RSA. C’est une population peu autonome avec un grand besoin d’accompagnement. Nous avons également l’Education Nationale comme « grand compte » et son lot de CUI-CAE.
Nous avons appris lundi soir la réponse de la DRH à notre ras-le-bol : l’établissement va faire jour « [la mutualisation] des ressources tant CDD que CDI pour aider [notre] agence dans la période »
On est bien loin du compte !
Parce que notre situation quotidienne n’est plus supportable, nous exigeons de la Direction Régionale une véritable prise en considération de la dégradation de nos conditions de travail et, de fait, de la qualité du service rendu aux usagers. Nous exigeons l’arrivée au plus vite de 8 collègues en CDI afin que nous puissions avoir les moyens de délivrer nos missions de service public aux usagers.