Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr
Des sages femmes en noir à Pôle emploi
AFP 20 mars 2014
Une quarantaine de sages femmes libérales et hospitalières se sont présentées jeudi devant une agence de pôle emploi dans le centre de Paris pour s'inscrire symboliquement au chômage, afin de "faire reconnaître leur profession", a constaté une journaliste.
Vêtues de noir, elles ont distribué des cartes de visite sur lesquelles était écrit "profession sage-femme", représentant un cercueil flanqué d'un "RIP" (Repose en paix, en anglais). "Les sages-femmes ne veulent être ni pharmaciens, ni médecins, ni dentistes. En ville, comme à l'hôpital, les sages-femmes veulent être reconnues comme profession médicale", pouvait-on lire sur une pancarte.
"Le caractère médical de notre profession n'a pas été reconnu et nous pensons que nous allons disparaître. Notre profession est au chômage, il n'y a plus de postes dans les maternités. Les sages-femmes, faute d'avoir des postes, s'installent comme libérales. Or, ce n'est pas viable", a expliqué Tereza Dutriaux, sage-femme dans le Val-de-Marne.
Le ton est monté avec des salariés de Pôle emploi qui leur ont dit d'appeler le 3949 pour s'inscrire. "Personne ne nous entend", criaient des sages-femmes. La création d'un statut médical pour les sages-femmes à l'hôpital, annoncée début mars par la ministre de la Santé Marisol Touraine, n'a pas suffit à apaiser le collectif à l'origine d'un mouvement de grève entamé en octobre pour réclamer plus de visibilité. Réunissant des syndicats et associations de sages-femmes, il avait annoncé dimanche une semaine "noire", dont jeudi serait le point d'orgue.