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Faut-il implanter les agences Pôle emploi dans les quartiers sensibles ?

 

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Le Monde  29 janvier 2014 (JB Chastand) 

A Marseille Pôle emploi rechigne à aller dans les cités

C'est peu dire que Pôle emploi et les missions locales – les organismes chargés de suivre les chômeurs de moins de 26 ans – souffrent dans les quartiers Nord de Marseille d'une image dégradée. Moins de 1 000 jeunes de moins de 25 ans sont inscrits dans l'agence Pôle emploi du 14e arrondissement alors que celui-ci, l'un des plus pauvres de Marseille, compte 60 000 habitants et un taux chômage des jeunes qui dépasse les 40 % dans plusieurs quartiers. Faute de pouvoir prétendre au revenu de solidarité active (RSA), la plupart des jeunes des quartiers ne prennent de fait même pas la peine de venir s'inscrire.

« Pôle emploi et les missions locales sont un parcours du combattant pour nos jeunes. Mon fils y est inscrit depuis un mois, on ne lui a encore rien proposé », explique Soraya Larguem, membre du Collectif des quartiers populaires de Marseille, qui regroupe plusieurs associations intervenant dans les quartiers Nord. « Notre public est dans l'urgence, il a besoin de réponses rapidement, or Pôle emploi met toujours du temps à donner des solutions », abonde Sofiane Majeri, conseiller d'insertion dans le centre social Agora, situé dans la cité de La Busserine.

 

INCOMPRÉHENSION

 

Mais l'incompréhension est parfois bien plus fondamentale. Quand ils voient arriver des jeunes en retard, parfois sans même s'excuser, les agents de Pôle emploi ne peuvent pas s'enpêcher de penser qu'il sera difficile de les caser en entreprise. « Est-ce que des personnes qui ne prennent même pas la peine de s'inscrire à Pôle emploi cherchent vraiment du travail ? On peut se le demander. On est quand même situé juste à côté des cités », estime notamment Annie Lopez, la directrice de l'agence Carré Gabriel, située au cœur du 14e arrondissement, mais en dehors des cités.

   

« Pour certains jeunes, sortir de la cité pour aller à l'agence, même juste à côté, demande un effort psychologique souvent compliqué. Les jeunes des quartiers vont postuler là où il y a quelqu'un qui leur ressemble, or ce n'est souvent pas le cas à Pôle emploi, justifie en retour M. Majeri. Nous sommes seuls à gérer la frustration. » Sans compter que nombre de jeunes pensent que Pôle emploi ne leur servira pas à grand-chose, surtout face aux discriminations d'adresse ou d'origine dont ils estiment être victimes.

Si les personnels des missions locales viennent bien faire quelques permanences dans les cités, c'est avec pour objectif de ramener ensuite les jeunes dans les antennes officielles. De son côté, Pôle emploi ne s'y rend pas ou presque. Préfète déléguée à l'égalité des chances, Marie Lajus estime nécessaire de changer cela : « Il faut sortir les agents des agences, même si ce n'est pas toujours professionnellement très confortable. »

Depuis janvier, elle tente de convaincre les conseillers de faire des permanences dans les centres sociaux des quartiers difficiles. Si une première tentative a eu lieu le 21 janvier, l'expérience bute sur les réticences des agents. Une pétition de refus a circulé à l'agence Carré Gabriel. « Les agents ne veulent pas y aller pour des raisons de sécurité, même si les conventions prévoient des garanties », explique Mme Lopez, la directrice de l'agence. Pour l'instant, aucun conseiller de son agence ne semble prêt à aller faire une des neuf permanences prévues par Mme Lajus.

   

« Croire qu'on va résoudre les problèmes en mettant le service public de l'emploi dans les cités est une idée complètement fausse. Il faut que les jeunes comprennent qu'ils ne trouveront pas d'emploi en bas de leur tour. Notre rôle n'est pas d'aller chercher un jeune qui n'a pas l'intention de venir », abonde Brigitte Cavallaro, directrice de la mission locale de Marseille, qui conteste fermement que les jeunes qui veulent vraiment travailler échappent à ses services. Sauf peut-être ceux qui vivent du trafic de drogue. « On ne convaincra pas les délinquants de venir à la mission locale alors qu'ils peuvent gagner 300 euros par jour dans la rue », estime-t-elle.

 

 

 

     

 

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P
Ceci étant, ce paragraphe concernant de la ccn " §1 Est considérée comme mobilité géographique, un changement de lieu de travail entraînant un trajet<br /> aller, par rapport au domicile, supérieur de 30 minutes ou de 20 km au trajet antérieur de l'agent", laisse quand même beaucoup d'opportunités à l'Etablissement pour trouver des engagés volontaires<br /> désignés d'office parmi les agents sous ccn affectés dans les villes situées en périphérie.<br /> Pour faire simple, si l'accroissement n'excède pas 30'ou 20kms en plus du trajet initial, cela n'est pas considéré comme une mutation donc non soumis à l'approbation de l'agent.
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F
fripouille avait tout bon et Paule aurait du la fermer une fois de plus :<br /> <br /> Décret n° 2003-1370 du 31 décembre 2003 : article 24 sur les mutations : Les changements de lieux de travail au sein d'une même résidence administrative sont prononcés par décision du directeur<br /> général avant examen des demandes de mutation. Pour l'application des dispositions du présent article, la résidence administrative s'entend du territoire de la commune où se situe le service<br /> d'affectation de l'agent ou, en cas d'agglomérations urbaines multicommunales au sens de l'INSEE, du groupe de communes figurant sur une liste arrêtée par le directeur général. Toutefois, lorsque<br /> le service d'affectation de l'agent comporte plusieurs lieux d'implantation, tous ces lieux, quelle que soit leur localisation géographique, constituent une seule et même résidence<br /> administrative.<br /> <br /> Pour synthétiser, la convention 2003 dit que dans la même ville, pas de CPL.<br /> <br /> CCN du 21.11.2009 : art 24 : §1 La mobilité peut constituer pour un agent l'un des moyens de sa progression professionnelle. La mobilité interne se caractérise par un changement temporaire ou<br /> pérenne de métier, ou par un changement géographique au sens de l'article 26-1 de la présente convention collective ou par les deux. Elle nécessite le volontariat clairement exprimé de l'agent.<br /> <br /> Art 25 : Article 25 - La mobilité professionnelle temporaire<br /> §1 La mobilité professionnelle temporaire, volontaire au sens du §1 de l'article 24 de la présente<br /> convention collective, permet à un agent, pendant une durée limitée, d'exercer une fonction d'expertise au sein<br /> de Pôle emploi sans toutefois présenter le caractère définitif d'une affectation. Les appels à candidature sur ces fonctions font l'objet d'une publication nationale.<br /> L'agent se voit proposer une convention de mobilité temporaire, précisant notamment l'objet de celle-ci, son<br /> rattachement à son établissement d'origine, les conditions de réalisation de la mission dans la structure<br /> d'accueil, les conditions du retour au terme de la mobilité, et la prise en charge des frais liés à cette mobilité par l'établissement d'accueil en termes de déplacement, du domicile au lieu de la<br /> mission, et de frais<br /> d'hébergement éventuels.<br /> <br /> 26.1 - Définition de la mobilité géographique<br /> §1 Est considérée comme mobilité géographique, un changement de lieu de travail entraînant un trajet<br /> aller, par rapport au domicile, supérieur de 30 minutes ou de 20 km au trajet antérieur de l'agent. La mise en<br /> oeuvre des mobilités intra-régionales ou interrégionales fait l'objet d'une attention particulière au regard des<br /> contraintes personnelles des agents lorsque l'importance de la distance entre le lieu de départ et le lieu d'accueil<br /> le justifie.<br /> L'agent ne peut être privé des garanties liées aux règles de la mobilité par une succession de changements de<br /> lieu de travail sur une courte période.
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J
On ne peut pas exclure que la Direction soit assez conne pour agir comme l'affirme Paule Hochon ... (c'est à dire virer les "privés et garder les "publics"!). Dans ce domaine, il n'y a pas de<br /> limite!
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P
Fripouille avait tout faux, les Privés seront aux pieds des tours bien avant les Publics
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P
Oui sauf qu'il existe une clause de mobilité (accroissement de 30' ou 20 kms) selon la ccn pour les agents privés.<br /> Notion de résidence administrative et passage obligé en cpl pour les publics si changement.
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