Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr

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Le chômage stagne

 

Le Nouvel Observateur 25 avril 2014

Chômage : "Le marché de l'emploi est figé"

 

Les chiffres de l'emploi montrent une très faible progression du nombre de chômeurs le mois dernier. A quand l'inversion de la courbe ? Réponse de l'économiste Marion Cochard.

    

Le chômage stagne, d'après les chiffres publiés vendredi 25 avril. "La situation continue de se dégrader, mais de moins en moins vite", explique Marion Cochard, économiste à l’OFCE. Interview.

Après une forte progression en février, le chômage a stagné le mois dernier. Les premiers effets du Pacte de responsabilité ?

- Pas du tout. C'est plutôt une correction par rapport au mois précédent, où l'on avait enregistré une forte hausse, autour de 30.000 chômeurs supplémentaires, énorme par rapport au contexte économique. Les chiffres sont très volatiles d'un mois sur l'autre, en moyenne, sur les quatre derniers mois, le chômage progresse au rythme de 12.000 personnes par mois. La situation continue de se dégrader, mais de moins en moins vite.

Quelles sont les catégories pour lesquelles la situation s'améliore ?

- Presque toutes, sauf les séniors. Le nombre de jeunes à Pôle emploi diminue. Quant aux moins de 50 ans, il augmente très faiblement en moyenne ces derniers mois. Les séniors subissent comme toutes les catégories les aléas de la conjoncture, mais ils ont plus de mal à retrouver un emploi.

Avons-nous des indications sur la qualité des emplois ?

- Le nombre de chômeurs en activité réduite avait baissé le mois précédent, cette fois il augmente, ce qui traduit un grand nombre de situations intermédiaires. Mais à l'inverse, on constate qu'il y a moins de personnes qui s'inscrivent à Pôle emploi après la fin d'un CDD ou d'un contrat d'intérim, ce qui montre que la crise touche désormais le marché de l'emploi en son cœur. Il y a beaucoup de ruptures conventionnelles, qui sont souvent des licenciements économiques déguisés, notamment dans les PME. Le marché du travail est figé.

Faut-il s'attendre à une inversion de la courbe cette année ?

- Non. Nous prévoyons que la hausse du chômage va se prolonger jusqu'à la fin de l'année, avec une inflexion au fur et à mesure que le Crédit d'impôt compétitivité emploi (baisse d'impôt pour les entreprises) monte en puissance. On devrait arriver à une moyenne comprise entre 0 et 5.000 chômeurs supplémentaires chaque mois. Compte tenu des mesures annoncées dernièrement, l'inversion de la courbe du chômage devrait se produire l'année prochaine. Et fin 2015, nous devrions être revenus à la situation de fin 2013.

Propos recueillis vendredi 25 avril par Donald Hebert - Le Nouvel Observateur

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J
Bonsoir Jacques,<br /> <br /> Je t'ai déjà dit maintes fois, Jacques, que lorsque l'on ne travaille pas ou travaille plus, on ferme sa gueule.<br /> <br /> Un conseil : travaille pour l'ouvrir encore.<br /> <br /> Bonne chance à toi,<br /> <br /> Jean-Pierre NGUYEN
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J
70 ans? Espèce de fainéant! Tu devrais avoir honte! C'est 85 ans, la limite! Tu te crois où, là? Dans un pays du "socialisme réel" sans doute!
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J
Bonsoir à toutes et à tous,<br /> <br /> Ce qui est ahurissant, Jacques, c'est que les actifs produisant des richesses (de Valeur Ajoutée comme dirait Mr PERROCHON, le père du PCG 1983) ne représentent pas plus de 15 millions d'actifs sur<br /> une population globale de plus de 60 millions de Français, soit le même poids que les retraités !<br /> <br /> Bonne chance à toutes et à tous,<br /> <br /> Jean-Pierre NGUYEN<br /> <br /> PS : C'est pourquoi j'envisage de travailler jusqu'à 70 ans pour commencer......
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J
Si je comprends bien ton propos, il faut donc corriger le nombre de personnes inscrites en y incluant ce "contingent" de personnes (notamment des jeunes) qui jugent inutiles de s'inscrire à Pôle<br /> Emploi (et qui n'entrent donc pas dans les statistiques!) mais qui sont bel et bien en recherche d'emploi donc, stricto sensu, AU CHÔMAGE.<br /> J'en suis entièrement d'accord ...<br /> Il n'y a pas que des jeunes qui soient concernés, d'ailleurs! Il y en a des moins jeunes ...<br /> Peut-on se risquer à évaluer ce (fort) contingent à un million? C'est peut-être beaucoup mais c'est peut-être trop peu.<br /> D'où ma proposition pour faire une évaluation correcte :<br /> 1. Au numérateur, toutes les personnes physiques qui sont en âge de travailler mais qui, quelle qu'en soit la raison, ne travaillent pas.<br /> 2. Au dénominateur, toutes les personnes en âge de travailler (peu importe qu'elles travaillent ou pas!)<br /> 3. Il faut apporter un correctif statistique : si deux personnes travaillent à mi-temps, elle ne figurent pas, selon la définition donnée ci-dessus, au numérateur. Or, statistiquement, c'est comme<br /> si l'une travaillait tandis que l'autre ne travaillait pas! Il convient donc d'incrémenter le numérateur d'une unité ... ce qui accroit d'autant le VRAI taux de chômage!<br /> Si on veut mesurer sérieusement l'impact social du chômage, il faudrait exclure du dénominateur les personnes qui, par nature ne peuvent se retrouver au chômage : ce sont les personnes qui ont un<br /> emploi absolument garanti statutairement, c'est à dire les fonctionnaires (Etat, Collectivités territoriales et fonctions hospitalières publiques).<br /> En première évaluation, on arrive à un taux d'inactivité qui voisine avec les ...30% voire 35%! Ahurissant!
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P
Petite remarque Jacques Heurtault: on ne parle pas du chômage mais des inscriptions à Pôle-Emploi.<br /> <br /> Ce n'est pas pareil, surtout pour certaines catégories comme les jeunes: ils ne trouvent aucun intérêt de s'inscrire puisque la plupart ne sont pas indemnisés et sont par contre des rois<br /> d'internet, ce qui suffit largement pour une recherche d'emploi!
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