Le film d'une journée décisive
AFP 30 septembre 15H44
Le ministre du Travail s'interroge quant au grand nombre de radiations constatées en août pour défaut d'actualisation.
Le ministre du Travail, Michel Sapin, a affirmé lundi avoir demandé à Pôle emploi «de regarder précisément ce qui s’est passé» au mois d’août pour expliquer le nombre «anormalement élevé» de sorties des listes pour «défaut d’actualisation». En août, le nombre d’inscrits à Pôle emploi a reculé pour la première fois depuis avril 2011, sous l’effet notamment d’un nombre très élevé de personnes (77 500 de plus qu’en juillet, +38,8%) disparues des listes faute d’avoir informé Pôle emploi de l’évolution de leur situation. Derrière le «défaut d’actualisation» mensuelle peut se cacher une reprise d’emploi non déclarée mais aussi des oublis, retards ou entrées en formation.
«Ce chiffre a attiré mon attention. J’ai donc demandé à Pôle emploi et à la Dares (direction statistique du ministère du Travail, ndlr) de bien vouloir regarder précisément ce qui s’est passé puisque, jusqu’à présent, on ne m’a pas donné une réponse que je considérais comme satisfaisante», a déclaré Michel Sapin lors d’une rencontre de l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis). Ce chiffre est «anormalement élevé», a-t-il souligné, «je veux être sûr des chiffres qui nous sont donnés par Pôle emploi donc j’ai demandé que, sur ce point, le travail soit poursuivi (...) pour me donner une raison, qu’on m’explique ce chiffre de 70 000». «Je pense que nous aurons des réponses rapidement», a-t-il précisé.
Ne pas changer les règles de calcul
Les services du ministère du Travail mènent a posteriori trimestriellement une enquête auprès d’un échantillon représentatif de demandeurs d’emploi pour cerner les motifs exacts de leur sortie des listes. La dernière montre que 45% des personnes retirées des listes en mars pour ce motif avaient en fait repris un travail.
Plus généralement, le ministre du Travail a assuré vouloir une «transparence totale» sur la mesure du chômage. «Je ne veux pas changer la moindre règle, pas besoin de cela pour inverser la courbe», a-t-il ajouté en martelant que «la tendance est déjà inscrite dans les chiffres», celle d’une «décélération (menant) vers l’inversion». «L’inversion se jugera à la fin de l’année» pour «rentrer dans quelque chose de plus fort» et de «durable» en 2014, a-t-il affirmé.
Si l’Unedic table au contraire sur une poursuite de l’augmentation du nombre d’inscrits en 2014, Michel Sapin parie sur des départs en retraite supérieurs aux prévisions : le nombre de «ceux qui veulent profiter du décret 60 ans ne cesse d’augmenter», cela «peut libérer un certain nombre de postes», a-t-il expliqué en ajoutant que «la reprise forte de l’activité se fera sentir quelque part au milieu de 2014».
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France Info 17H36
Pôle emploi admet une erreur dans les chiffres du chômage en août
Pôle emploi a reconnu ce lundi un problème dans les chiffres du chômage du mois d'août. Un mois marqué par une baisse importante du nombre de demandeurs d'emploi (-1,5%). De nombreux chômeurs ont été radiés pour défaut d'actualisation en raison d'un problème d'acheminement de messages de relances. Sans ces problèmes, explique Pôle Emploi, la baisse aurait été comprise entre 0,7% et 0,9%.
Les explications de Thomas Cazenave directeur général adjoint de Pôle emploi avec Florent Guyotat link
La baisse avait étonné. Et le gouvernement s'était bien gardé de se réjouir de cette diminution de 1,5% du nombre de demandeurs d'emplois en août. Dans un communiqué, Pôle emploi a reconnu un dysfonctionnement. Il est dû à une défaillance dans l'acheminement d'une partie des messages de relance (SMS et messages vocaux) aux demandeurs d'emploi, une tâche que Pôle Emploi sous-traite à l'opérateur SFR.
Ainsi, ce bug a entrainé une baisse du nombre de demandeurs d'emploi sans activité en août de 50.000 personnes. Elle aurait dû être comprise entre 22.0000 et 29.000 personnes. Sans ces problèmes, la baisse du chômage aurait été d'environ 0,7%. Ce dysfonctionnemenent n'a en revanche pas eu de conséquences sur l'indemnisation des chômeurs.
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Pôle emploi / DARES 30 septembre 2013
Communiqué de presse
Dysfonctionnement dans le cadre de la campagne d’actualisation des demandeurs d’emploi d’août 2013
Dans le cadre des investigations menées par Pôle emploi, l’opérateur SFR a indiqué avoir rencontré une grave défaillance dans l’acheminement d’une partie des messages de relance (SMS et messages vocaux) aux demandeurs d’emploi lors de la campagne d’actualisation du mois d’août. Ces messages sont adressés chaque mois 5 jours avant la clôture de la campagne d’actualisation aux demandeurs d’emploi qui n’ont pas encore effectué leurs obligations de déclaration.
Pôle emploi déplore cet incident. Il présente ses excuses aux demandeurs d’emploi concernés et s’assure que cet incident n’a pas de conséquences pour eux notamment quant à leur indemnisation. Toutes les mesures seront mises en oeuvre pour garantir que les prochaines relances assurées par SFR lors de la campagne d’actualisation au titre du mois de septembre se passent dans les meilleures conditions.
Ce dysfonctionnement ne remet pas en cause les données mensuelles sur les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en août 2013 publiées le 25 septembre dernier. Il est toutefois de nature à expliquer l’ampleur de la hausse du nombre de sorties pour cessation d’inscription pour défaut d’actualisation au titre du mois d’août 2013, ampleur dont le caractère inhabituel avait fait l'objet d’un avertissement dans la publication commune Pôle emploi-DARES. Cet incident a ainsi contribué à la diminution du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en août 2013.
Au regard des comportements d’actualisation observés dans le passé, on peut estimer que l’impact à la baisse de ce dysfonctionnement sur le nombre d’inscrits en catégories ABC est compris dans une fourchette de 32 000 à 41 000, dont 21 000 à 28 000 en catégorie A. Ainsi, en l’absence de ce dysfonctionnement, on peut estimer que le nombre de demandeurs d’emploi en catégories ABC aurait connu en août 2013 une diminution comprise entre 22 000 et 31 000 (soit entre -0,4 % et -0,6 %) ; pour la catégorie A, la diminution aurait été comprise entre 22 000 et 29 000 (soit entre -0,7 % et -0,9 %).