Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr

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Placardisation d'une cadre de Pôle emploi

 

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La dépêche du Midi 28 novembre 2013
Albi. Pôle emploi condamné pour avoir placardisé une de ses cadres
     
Patricia Apicella  lors de l'audience au conseil des prud'hommes d'Albi. :«J'ai eu la chance d'être très entourée.»
«J’ai toujours eu confiance dans le conseil des prud’hommes, émanation des salariés et des entreprises, dont le rôle est extrêmement important. Dans le même temps, je n’étais pas sûre du tout. Il n’était pas simple de condamner Pôle emploi.» Pour la plaignante, c’est à sa connaissance «une première, en tout cas en Midi-Pyrénées». Patricia Apicella, 48 ans, se dit «soulagée» en apprenant que le conseil des prud’hommes d'Albi a condamné Pôle emploi à lui verser 10 000 € de dommages et intérêts, ainsi qu’aux dépens, pour «rupture des obligations conventuelles» à son égard.
Ex-directrice de l’ANPE à Millau habitant Saint-Sernin-sur-Rance, après la fusion Assedic/ANPE, Patricia Apicella a été nommée chargée de mission à la direction territoriale de Pôle emploi à Albi en 2008.
En fait de missions, elles se sont réduites en peau de chagrin. «À la fin, Pôle emploi ne me faisait plus rien faire. Exclue des listes de diffusion, des réunions, on m’enlevait mes compétences une après l’autre», se souvient cette Aveyronnaise. Par ailleurs ancienne porte-parole du syndicat Sud en Midi-Pyrénées, cette cadre poursuivait son employeur pour l’avoir ainsi «placardisée» entre 2009 et 2012; mise au placard elle-même constitutive «de harcèlement» à son encontre. Doléance prise en compte par la justice, en l’espèce les prud’hommes. «C’est une bonne nouvelle. On a accordé foi en ma parole et j’ai été reconnue comme victime et pour ce que j’ai vécu», dit la plaignante, pour qui cette décision est «symboliquement extrêmement importante».

«Servir d'exemple»

Patricia Apicella ne pense pas avoir été une victime collatérale de la fusion entraînant des doublons à certains postes de Pôle emploi, mais plutôt d’un supérieur «qui n’a pas supporté» son rôle de syndicaliste: «Je n’ai jamais été une béni-oui-oui.»
Le délibéré rendu mardi après-midi fait suite à l’audience du 15 octobre, la troisième. Les prud’hommes n’ayant pas réussi à se mettre d’accord, un nouvel examen du dossier a eu lieu avec un juge départiteur, qui a fini par donner raison à Mme Apicella.
Depuis, elle a pris d’autres fonctions toujours à Pôle emploi à Gap (Hautes-Alpes), où «ça se passe bien». Patricia Apicella espère que son exemple servira à d’autres victimes potentielles du harcèlement : «Il y a d’autres moyens pour faire valoir ses droits que de se faire du mal», dit-elle, allusion à «un autre cadre de Pôle emploi en Rhône-Alpes, qui s’est jeté en septembre sous les roues du TGV qui l’emmenait à son poste à Paris. Le chômage, c’est important. Le gouvernement, la société, mettent la pression sur Pôle emploi, pression qui redescend sur les salariés, jusqu’aux conseillers surbookés. Moi, j’ai eu la chance d’être très entourée, par ma famille, le syndicat et de ne pas me laisser faire. Pas évident non plus d’avoir la force morale d’endurer une procédure qui a duré deux ans depuis novembre 2011.»
Pôle emploi a un mois pour faire appel. Son avocate, Me Marie Monroziès-Moreau, contactée par «La Dépêche du Midi», «ne souhaite pas faire de commentaires sur cette affaire».
Alain-Marc Delbouy
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K
Salut Patricia et bravo !
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J
Nguyen, comme d'habitude, nous démontre lui même que ses méthodes sont complètement contre-productives! Il ne cesse d'invectiver ceux qui ont le malheur de ne pas être exactement d'accord avec lui,<br /> ce qui a pour conséquence d'éloigner un peu plus les personnes qui se sentent visées par cette mise en cause ...<br /> <br /> Il ne parvient pas à comprendre, le bougre, que la bonne démarche, c'est celle qui consiste à dire : "Tous ceux et celles qui ne sont pas contre nous sont AVEC nous!".<br /> Lui, il retient la formule : "Tout ceux qui ne sont pas avec nous sont CONTRE nous"! Le résultat est sans ambiguïté : les sectaires sont de moins en moins nombreux à brailler qu'ils ont de plus en<br /> plus raison ...<br /> C'est avec les méthodes à la Nguyen qu'on arrive à un taux de syndicalisation inférieur à 3% ...
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J
Bonsoir à toutes et à tous,<br /> <br /> Comme d'hab, le sieur Camba est à côté de la plaque.<br /> <br /> Cet article traite du "harcèlement" sur le lieu du travail par un cadre N+1 anti-syndicaliste.<br /> <br /> Pas d'autre solution qu'une lutte syndicale générale contre cette attitude généralisée à Pôle-Emploi.<br /> <br /> Plus d'un million de journées perdues pour absence maladie dans cette institution du fait du comportement général à PE où la solidarité se délite.<br /> <br /> Un taux de syndicalisation ridicule avoisinant 5% pour huit syndicats "ouvriers" présents, comment faire remonter les justes revendications sur les conditions de travail lamentables que nous vivons<br /> chaque jour ?<br /> <br /> Faudrait vous réveiller les collègues pour ne pas mourir aux champs d'honneur de la guerre de l'emploi ?<br /> <br /> Bonne chance à toutes et à tous,<br /> <br /> Jean-Pierre NGUYEN<br /> <br /> PS : Le SNU PE organise une formation syndicale sur le harcèlement au travail demain à Paris République à la Bourse du Travail avec l'intervention d'éminents spécialistes sur la question.
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M
Bravo Patricia ! et bravo à ton syndicat de t'avoir soutenue dans cette épreuve.<br /> POLE-EMPLOI enfin reconnu coupable des ses actes !<br /> unidos venceramos<br /> une conseillère qui a lutté et qui n'a pas gagné !
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F
felicitations pour cette issue. En effet, c' est un bon message pour les autres qui souffrent en silence. Faites comme Patricia appuyer vous sur les syndicats pour ces procédures longues mais qui<br /> au bout du tunnel voit apparaitre une lumière.
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