Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr

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Pôle emploi, théâtre de la violence sociale

 

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SUDOUEST  5 novembre 2013

La Couronne (16) : un homme s'en prend de nuit à l'agence Pôle emploi

Dans la nuit de lundi à mardi, vers 1h30, un homme de 41 ans s'en est pris à l'agence Pôle Emploi de la Couronne, impasse Chapelle de Prade, près du centre commercial Auchan.

L'homme a arraché un panneau de signalisation et soulevé une jardinière en béton qu'il a projetée contre la vitre d'une porte arrière. Celle-ci a volé en éclats.

Il n'a pas toutefois opposé de résistance à l'arrivée de la police, alertée par des témoins. Son alcoolémie s'élevait à 2,12 grammes. Ce matin, il se trouvait toujours en cellule de dégrisement au commissariat de police d'Angoulême.

Domicilié à Sonneville, l'homme se serait ainsi comporté suite à "un différend" avec Pôle emploi, rapporte-t-on au commissariat.

 

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EST REPUBLICAIN  5 novembre 2013 

 

De bruit et de fureur

Le déclassement et la désocialisation – mais aussi et surtout les rancœurs et éruptions de violence qu’ils génèrent – auront émaillé hier l’audience à juge unique du tribunal correctionnel.

À commencer par ce demandeur d’emploi de 43 ans, qui s’est présenté le 6 novembre 2012 à Pôle emploi, a outragé et menacé le personnel de l’agence. La raison ? « Je voulais qu’ils reconnaissent leur erreur », explique celui qui a agrippé sa conseillère, lancé un « retourne dans ta niche ! » à un autre conseiller, hurlé et écumé, « la bave aux lèvres » selon les témoins dont le directeur d’agence, qu’il allait « revenir avec une pioche et retourner tous les bureaux ».

Enragé

Tout cela parce que l’assurance chômage avait suspendu ses versements après qu’une lettre envoyée au domicile de l’intéressé était revenue avec la mention « n’habite plus à cette adresse ». « Je n’ai jamais déménagé ! », vrombit à l’audience l’intéressé, trahissant son caractère emporté et impulsif. Et d’expliquer ses 20 années à travailler et payer des cotisations avant de se retrouver au chômage depuis un an.

Reste, comme le souligne Me Giacomoni pour Pôle emploi, que l’homme s’est non seulement trompé de colère mais a témoigné d’un véritable comportement d’enragé. « Des situations qui sont hélas de plus en plus fréquentes », souligne l’avocate, sachant qu’en l’occurrence, « ce monsieur a de lui-même appelé la police parce qu’il ne savait pas s’il arriverait à se contrôler. »

Le parquet ayant souligné le caractère insupportable d’un tel comportement et requis 3 mois avec sursis et mise à l’épreuve, la défense, assurée par Me Pichoff, estime que « la première violence dans cette affaire est la violence sociale subie par mon client qui a perdu son emploi après vingt ans au sein de la même entreprise. »

Et de souligner qu’il s’est agi « d’un fait isolé », avant de plaider en faveur d’une peine de travail d’intérêt général. Peine que le tribunal a prononcée à hauteur de 105 heures, l’intéressé devant en outre dédommager Pôle emploi à hauteur de 1 050 €.


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J
Les deux! Faut vraiment être "sonné" pour balancer une jardinière en béton quant on a 2,12 grammes d'alcool par litre de sang ... Il aurait pu se faire mal!
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K
Parce que le premier a soulevé une jardinière ( en béton ), tapé à 2,12 grammes, ou parce qu'il habite à " Sonneville " ?
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Y
Je plaide la relaxe....
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