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Projet de loi sur la décentralisation: ce qui change pour l'orientation et la formation.

 

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PROJET DE LOI
de décentralisation et de réforme de l’action publique
NOR : RDFX1306287L/Rose-1
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EXPOSÉ DES MOTIFS (extrait)

 

Le chapitre II s’inscrit dans la mobilisation voulue par le Président de la République en faveur de l’emploi et de la jeunesse.


La section 1 renforce les compétences de la région en matière de formation professionnelle.


Les articles 15 à 22 déterminent les compétences de la région en matière de formation professionnelle dans le cadre du service public régional de la formation professionnelle qu’elle organise et finance (sous-section 1) et réforment les instances nationales et locales de gouvernance des politiques de l’emploi et de la formation professionnelle (sous-section 2).

  Dans ce cadre, la région a la responsabilité de garantir l’accès de toute personne à la formation professionnelle. Elle est compétente vis-à-vis de tous les publics, y compris ceux relevant jusqu’à présent de la compétence de l’Etat (Français établis hors de France, Français résidant dans les départements d’outre-mer, personnes placées sous main de justice, personnes handicapées). Elle est également compétente vis-à-vis des personnes ayant quitté le système scolaire pour organiser les actions de lutte contre l’illettrisme et les formations permettant l’acquisition des compétences clés, en complément de la politique nationale de lutte contre l’illettrisme conduite par l’Etat.
La région est chargée de l’accompagnement des candidats à la validation des acquis de
l’expérience.


Elle coordonne l’achat public de formations pour son compte et pour le compte de Pôle emploi, et offre aux départements qui le souhaitent la possibilité d’effectuer l’achat public de formation.

La région acquiert également la possibilité, dans le respect des règles de la commande publique, d’habiliter des organismes pour la mise en oeuvre d’actions de formation en direction de publics en difficulté (jeunes et adultes rencontrant des difficultés particulières d’apprentissage ou d’insertion).
Elle se voit également investie de prérogatives supplémentaires en matière de formations
sanitaires, étant notamment chargée de proposer à l’Etat le nombre d’étudiants ou d’élèves à admettre en première année pour une formation donnée.
De même, en matière de formations sociales, elle est chargée de l’agrément des établissements dispensant ces formations.
Un droit d’option est par ailleurs ouvert aux régions intéressées en vue d’une dévolution par l’Etat du patrimoine immobilier utilisé par l’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) dans le cadre de son activité.
Le projet de loi simplifie en outre la procédure consultative d’adoption du contrat de plan
régional de développement de l’orientation et des formations professionnelles.
Enfin, en matière de gouvernance, le projet de loi s’inscrit dans une démarche de simplification. Au niveau national, il procède à la fusion du Conseil national de la formation
professionnelle tout au long de la vie et du Conseil national de l’emploi, réunis en un Conseil national de l’emploi, de l’orientation et de la formation professionnelle, permettant ainsi d’assurer dans des domaines très liés (emploi, formation professionnelle, orientation) une concertation renforcée entre l’Etat, les collectivités territoriales et les forces vives de la Nation. Dans le même esprit, il est procédé à la création des comités de coordination régionaux de l’emploi, de l’orientation et de la formation professionnelle.
La section 2 a trait à la décentralisation des politiques d’apprentissage.
L’article 23 vise à dynamiser les politiques d’apprentissage en élargissant les compétences
de la région. Cette dernière doit disposer d’outils de pilotage plus nombreux afin de pouvoir mettre en place une politique de l’apprentissage correspondant aux besoins du territoire régional. Ainsi, la région peut élaborer des contrats d’objectifs et de moyens avec les autorités académiques, les organismes consulaires et les organisations représentatives d’employeurs et de salariés.


De même, l’article procède à une décentralisation complète des centres de formation d’apprentis, la région se voyant investie d’une compétence exclusive en la matière. Afin en outre de faciliter l’exercice de cette compétence, il est renvoyé autant que possible au pouvoir réglementaire local pour la fixation des règles autres que législatives régissant la création de ces centres.
L’article 24 fixe les conditions de renouvellement par la région des conventions conclues par
l’Etat antérieurement à la présente loi pour la création de centres de formation d’apprentis.


La section 3 a trait à la création du service public de l’orientation.

Les articles 25 et 26 donnent compétence aux régions pour coordonner et animer le service public de l’orientation. Ils précisent les compétences de l’Etat et des régions. L’Etat définit ainsi au niveau national la politique d’orientation et la région en assure la mise en oeuvre hors des établissements scolaires, dans le cadre des centres d’information et d’orientation. Ceux-ci font l’objet d’une convention de mise à disposition conclue entre l’Etat et la région.

 

 Le projet de loi (texte intégral)


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F
Merci "Aurore" pour ce blog sympa et sans abus de langage. En tant que "DELD senior non indemnisé", je suis heureux comme un enfant lorsque je découvre ce genre d'élan (ou de sursaut ?) humaniste.<br /> Bonne continuation
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K
Bonjour JPN,<br /> je suis pour une (re)responsabilisation du patronat et pour l'indépendance de la filière de l'apprentissage.<br /> Je viens de lire dans le projet de loi - un pataquès horrifiant - une mention des OPCA qui pourraient conventionner avec les régions...à vos ronds de serviettes !<br /> Les formations sociales à D.E. sont de la responsabilité des régions mais...les diplômes restent "d'état" et le nombre d'élèves soumis à la décision... du ministre, comprend qui peut.
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J
Bonjour Krymsky,<br /> <br /> Je suis parfaitement d'accord avec ta position. Les Conseils régionaux français sont des "nains" comparés aux Régionaux de nos voisins européens.<br /> <br /> Sur 26 CR, il y en a une vingtaine de trop en France pour pouvoir rivaliser en matière de puissances publiques.<br /> <br /> Mais si l'on se souvient des discours sur la formation continue et de l'apprentissage en particulier dans les années 1970, on comprend mieux l'echec actuel de notre système.<br /> <br /> L'écartement des instances patronales dans les organismes d'apprentissage a été le fait de hauts fonctionnaires de l'Education Nationale pour mettre en place un système bis à la formation initiale<br /> dans la formation continue.<br /> <br /> Ils s'appuyaient sur le fait que les syndicats patronaux géraient des établissements de formations professionnelles pour leurs seuls besoins en main-d'oeuvre formée.<br /> <br /> Certe, cela était bien le cas mais l'argumentation perverse de ces hauts fonctionnaires était que l' Education Nationale avait les moyens d'assurer aux apprentis des connaissances plus larges que<br /> celles demandez par leurs futurs employeurs.<br /> <br /> Les syndicats d'employeurs n'attendaient que cela pour faire des économies et donnèrent les clefs de ces écoles d'apprentissage aux politiques et aux hauts-fonctionnaires en disant à vous de<br /> jouer.<br /> <br /> Est-ce que les syndicats ouvriers avaient été consultés ? NON .<br /> <br /> Pour mieux comprendre la position des syndicats ouvriers d'alors, il suffit de reprendre la Convention Collective Etendue de 1970 signée par tous les partenaires sociaux, y compris la CGT, pour<br /> mieux comprendre les tenants-et-aboutissants de la formation continue où l'Etat était quasi absent à cette époque.<br /> <br /> Oui, le rôle de l'Etat doit être présent dans la formation continue pour permettre l'évolution technologique de la France dans un monde économique ouvert.<br /> <br /> C'est pourquoi la création d'un Pôle-Formation sera plus que nécessaire, et sous la seule responsabilité de l'Etat et pas aux Régions, même si l'on les réduit à six pour avoir une taille<br /> efficiente.<br /> <br /> Bonne chance à tous et à toi Krymsky,<br /> <br /> Jean-Pierre NGUYEN
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K
Voilà pourquoi je pense que la filière doit être réformée et strictement recadré et surveillée par la puissance publique nationale et non pas des élus locaux dispersés aussi volontaires et gentils<br /> soient-ils. L'objectif devrait être de rendre responsable et gestionnaire le patronat d'abord etles partenaires sociaux salariés associés d'une quelconque manière.
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K
Les CFA sont conventionnés par les CR depuis la première loi de décentralisation de feu Gaston Deferre si je calcule bien.<br /> Les établissements et formations d'apprentissage doivent évidemment être agréés par une instance publique ( à l'époque les CR n'étaient même pas des collectivités locales ), j'aurais préféré que se<br /> soit par l'état plutôt que par les institutions débiles que sont les CR mais c'est une opinion personnelle, il n'y a aucune commune mesure entre nos CR et les länder allemands.<br /> La question pratique est de savoir si on peut mobiliser le patronat dans l'apprentissage quand ses responsabilités sont aussi diluées, quand il cherche à se désengager de son rôle historique dans<br /> la filière, quand il s'en remet à l'état et aux collectivités locales pour gérer et piloter l'apprentissage. Quand la taxe d'apprentissage intéresse en tant que fromage à se partager et non en tant<br /> que responsabilité sociale du patronat et des partenaires sociaux.
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