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Qui sont les chômeurs indemnisés ?

 

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AFP  30 avril 2013

Plus de fins de CDD, moins de licenciés: le nouveau visage des chômeurs indemnisés
Plus d'un chômeur indemnisé sur deux a perdu son emploi après une fin de CDD ou de mission d'intérim, quand seuls 10% sont victimes d'un licenciement économique: une étude de l'Unédic présentée mardi "interroge les stéréotypes" et montre combien le chômage reflète l'hétérogénéité du marché du travail.
Dans cette étude, l'organisme paritaire examine à la loupe les caractéristiques et les trajectoires des 2,4 millions de chômeurs indemnisés à la fin de l'année 2011 (sur 4,8 millions d'inscrits à Pôle emploi).

Ces derniers touchent en moyenne 1.055 euros net par mois, soit 69% de leur salaire net antérieur, un taux qui se situe dans la "fourchette haute en Europe", a souligné Pierre Cavard, directeur des études et des analyses, lors d'une conférence de presse.

M. Cavard estime que cette étude "bat en brèche certaines idées reçues": "on parle beaucoup des fermetures de sites, des plans sociaux dans l'industrie, mais en réalité, seuls 10,8% des chômeurs indemnisés sont des licenciés économiques", fait-il valoir.

Ainsi, la majorité des allocataires (51%) se sont inscrits à Pôle emploi après une fin de CDD ou de mission d'intérim, reflet de la "dualité croissante du marché du travail entre contrats courts et contrats longs", selon l'Unédic. Chez les jeunes, cette proportion atteint plus de 75%.

Autre symptôme de la précarisation, près d'un quart (23,2%) des allocataires travaillaient à temps partiel avant de perdre leur emploi.

Conséquence de ces mutations: le nombre de demandeurs d'emploi en "activité réduite" - qui travaillent à temps partiel, en intérim ou en CDD et sont à la recherche d'un emploi au cours du même mois - a explosé : ils représentent chaque mois 1,2 million de chômeurs, soit la moitié des indemnisés, contre... 100.000 en 1991.

Près d'un chômeur indemnisé sur quatre a un bac+2

Avant de pousser la porte de Pôle emploi, 32% des allocataires ont été victimes d'un licenciement, dont seulement 10,8% d'un licenciement économique.

Ces "licencié éco" sont donc, autre surprise, aussi nombreux que ceux qui ont opté pour une rupture conventionnelle (11,4%), en hausse exponentielle depuis sa mise en place en 2008.

Autre enseignement de l'étude: les demandeurs d'emploi indemnisés perdent leur emploi en premier lieu dans le secteur du commerce, des transports et de l'hôtellerie (28,9%) et dans les activités de services administratifs et de soutien (19,4%).

En terme de diplômes, l'Unédic met en avant que 55,2% des indemnisés n'ont pas le bac. Mais près d'un quart a un niveau de bac+2, "preuve que cela ne garantit pas de ne pas passer par la case chômage", souligne Pierre Cavard.

Globalement, un quart des chômeurs indemnisés a perçu au moins un an d'allocation et rentre donc dans la case des "chômeurs de longue durée".

Forts de ces constats, les services de l'Unédic ont, pour la première fois, mis en avant six "profils types" d'allocataires qui illustrent la diversité du chômage: ceux issus du temps partiel (23,2%), les licenciés qui travaillaient à temps plein (26%), les allocataires qui ont opté pour une rupture conventionnelle ou une démission (10,6%), les fins de CDD à temps plein (20,3%), les intérimaires (13,5%) et, enfin, les intermittents du spectacle (3,7%).

Ainsi, le temps partiel concerne surtout les femmes (près de 75%) et est caractérisé par un niveau d'études faible. Les licenciés sont a contrario plus souvent des hommes, âgés et mieux indemnisés (1.366 euros
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A
c'est un grand mystere en effet.maintenant,quel est l'interet de cette etude? elle servira de base pour la nouvelle negociation sur l'assurance chomage? si c'est le cas,la realité de la situation<br /> de 2011 n'est pas celle d'aujourd'hui et alors de cette nego accouchera un texte déja obsolete n'apprehendant pas la realité du moment.
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J
Nous sommes en Mai 2013 et l'étude porte sur les chômeurs à fin Décembre 2011!<br /> Pôle Emploi gère, à une unité près, au jour le jour, une liste NOMINATIVE de presque SIX MILLIONS de personnes mais n'est capable de connaitre la composition détaillée de son public qu'avec plus de<br /> QUINZE MOIS de RETARD ...<br /> Il y a là un mystère que je ne suis jamais parvenu à percer.
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