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Une nouvelle députée PS s'exprime sur les agents publics de Pôle emploi

 

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Date : 11/09/2014 17:24:06
A : XX
Sujet : RE: Demande d'intervention
 

Monsieur,

Suite à votre courriel, j’ai le plaisir de vous adresser ci-dessous la question écrite déposée par Mme la Députée auprès de Mme la Ministre de la décentralisation et de la fonction publique, concernant la situation et le statut des agents publics de Pôle emploi :

« M. Julie Sommaruga attire l'attention de Mme la ministre de la décentralisation et de la fonction publique sur la situation et le statut des agents publics de Pôle emploi. Établissement public à caractère administratif issu de la fusion entre l'ANPE et les Assedic en 2008, Pôle emploi réunit des personnels de droit privé et des agents non titulaires des fonctions publiques d'État, territoriale et hospitalière. En effet, les ex-agents non titulaires de l'ANPE ont eu la possibilité, en 2010, de choisir entre une conservation de leur statut et une migration vers un statut de droit privé. Sur les 26 000 agents publics issus de l'ANPE, environ 5 500 ont décidé de conserver leur statut d'agent public non titulaire et sont, à ce titre, toujours régis par les décrets n° 86-83 du 17 janvier 1986 et n° 2003-1370 du 31 décembre 2003. Bien que ces personnes aient choisi de conserver leur statut d'agent pour des raisons ayant trait à leur attachement aux valeurs du service public, il semble qu'ils soient aujourd'hui confrontés à une situation bloquée en matière d'évolution de carrière. Il apparaîtrait que les possibilités d'évolution de carrière soient en effet très restreintes en raison de trois facteurs principaux : une raréfaction générale des concours internes et une disparition de ces concours à partir du niveau agent de maîtrise ; la création de nouveaux postes auxquels les agents publics ne peuvent quasiment pas postuler, contrairement à leurs homologues de droit privé ; une diminution conséquente des quotas d'avancements accélérés et des carrières exceptionnelles. Par ailleurs, ces agents contractuels de droit public semblent exclus du champ d'application de la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 relative à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels de la fonction publique, qui devrait leur permettre d'accéder à un statut d'agent public titulaire. Aussi, Mme la députée souhaite connaitre les mesures que le Gouvernement entend prendre pour permettre à ces agents d'accéder au statut d'agent titulaire, ce qui se justifierait pleinement au regard de leur dévouement au service public depuis de nombreuses années ».


Bien entendu, nous vous tiendrons informé de la réponse qui sera apportée par Mme la Ministre, et restons à votre disposition.

Bien cordialement,

Aurélien Lannoy

Collaborateur de Julie Sommaruga

Députée des Hauts-de-Seine

 

 

De : XX 
Envoyé : mardi 15 juillet 2014 16:58
À : Julie Sommaruga
Objet : Demande d'intervention
Importance : Haute

 

A l'attention de Madame Julie Sommaruga, Députée 92.

 

Deux pièces jointes à ce mail.

 

Madame La Députée,

Je me permets de vous écrire, comme vous le proposez aux habitants de votre 

 circonscription du 92, dans vos lettres périodiques que je lis attentivement.

 

Par ce courrier, j'’attire votre attention sur le statut des ex-agents de l'’ANPE,

maintenant au sein de Pôle Emploi, qui ont gardé leur statut d'’agent public non titulaire,

pour une raison principale de dévouement et d'’attachement au service public, entre autres,

comme c’est mon cas depuis au moins 27 ans.

 

Monsieur Jean-Christophe Cambadélis, Député PS de Paris et Premier Secrétaire du PS,

a déjà abordé ce sujet à l’'Assemblée Nationale, par la question n° 48182, publiée au JO

en date du 28/01/2014, page 795.

 

Ainsi que Monsieur Richard Ferrand, Député PS du Finistère, par la question n° 46015,

publiée au JO le 17/12/2013, page 13095.

 

Je constate dans ces deux interventions, une certaine volonté du PS, par ces deux représentants élus, 

à, enfin, reconnaître les valeurs et la valeur des ex-agents de l’'ANPE avec leur statut public,

minoritaires et quelque peu oubliés par divers blocages, au sein de Pôle Emploi.

 

Or, à ce jour, je n’ai pas connaissance d’'une quelconque avancée sur ce sujet.

 

J'’attire donc votre attention afin que vous puissiez relancer ce débat en faveur des ex-agents de l’'ANPE

qui ont gardé leur statut public dans le nouvel opérateur public de l'’emploi, Pôle Emploi,

créé par le précédent gouvernement de l’'opposition dans des conditions difficiles

, en vue d’une titularisation avec le statut de fonctionnaire d’'Etat.

 

Je vous remercie pour votre intervention, votre soutien auprès du gouvernement,

et pour votre concours à la concrétisation des propositions de vos collègues alliés PS ;

Monsieur Jean-Christophe Cambadélis et de Monsieur Richard Ferrand.

 

Veuillez agréer, Madame La Députée, l’'expression de mes sincères salutations.

 

 

 

 

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B
Bonjour,<br /> <br /> Avez-vous eu réponse suite à votre intervention en décembre dernier sur le Statut des agents publics de Pôle emploi, question à Madame la Ministre de la Réforme de l’État, de la décentralisation et de la fonction publique. Je vous remercie pour votre réponse.<br /> Angélique BIGOT - Conseillère de l'Emploi et Agent contractuel de droit public de Pôle emploi
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P
Merci Jean-Pierre pour ton " je t'embrasse fort"... Je ne connaissais pas les faits historiques dont tu parles... L'Indochine , si, mais pas l'existence de ces exploités venus trimer pour rien pour<br /> l'Etat français... L'esclavagisme colonialiste ou moderne m'a toujours révoltée ... Et je ne parle plus des agents publics , qui ne sont plus que des petits exécutants aux ordres des contremaîtres,<br /> dont les compétences sont retirées une à une ... Mais de la main d'œuvre sous payée ,voire pas payée ,voire pas déclarée ... D'ailleurs notre EXEMPLE allemand fait la même chose, à plus grande<br /> échelle ... Bref ,félicitations pour ton engagement ,défends ces personnes qui avaient droit au respect... Je vais tenir, pour l'instant, avec des débuts de pbs de santé lies au stress et mauvaise<br /> position de travail ... Me demande comment je vais tenir jusqu'à 70 ans... Et me battre, ... Bah je crois que je passe, que nous passons pour des Don Quichotte...bon courage à toi aussi!biz
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J
Bonsoir Mister KRYMSKY,<br /> <br /> Effectivement, j'ignorai la présence de cette communauté d' immigrés grecs sur ces terres inhospitalières du sud camargais occupés à travailler sur les salines de Péchiney.<br /> <br /> Mais ce qui m'a touché dans les paroles de ce vieux monsieur qui travaillait comme salarié à 40 francs par jour chez Péchiney en 1941, c'est qu'il ignorait que ces compagnons de labeur indochinois<br /> n'étaient pas payés ni par l'exploitant des salines, ni par l'Etat français alors qu'un contrat de concession de main d'œuvre existait ainsi que des transferts financiers.<br /> <br /> Les asiatiques n'ont pas pour habitude de se plaindre même dans les pires moments.<br /> <br /> Cette histoire avait été occultée par les représentants de l'Etat pendant plus de 70 ans.<br /> <br /> Je me rappelle bien que mon père avec d'autres représentants de travailleurs vietnamiens avaient sollicité Monsieur Michel CHARASSE à l'époque Secrétaire d'Etat au Budget pour éventuellement<br /> intégrer cette période de travail obligatoire pour l'Etat comme ouvrant droit à une pension de retraite.<br /> <br /> La réponse fut aussi sèche que le claquement de ses bretelles : "L'Etat n'a pas cotisé pour ces hommes, ils n'auront rien."<br /> <br /> Si je vous dis cela, Mister Krymsky, c'est que vous aimez des faits et des réalités.<br /> <br /> Bonne Chance Krymsky,<br /> <br /> Jean-Pierre NGUYEN
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K
Bonjour JPN,<br /> le monsieur grec que tu as rencontré fait partie de la communauté grecque installée près des salins et des usines chimiques. Ce sont des immigrés et réfugiés ayant fui la misère et les persécutions<br /> en Turquie après la première guerre, pour travailler dans des conditions très dures dans la collecte et l'industrie du sel.
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J
Bonjour Pasdecarotte,<br /> <br /> C'est avec un peu de retard que je te réponds car j'étais à l'inauguration d'un mémorial à Salin-de-Giraud au sud d'Arles pour honorer la mémoire des 20.000 vietnamiens qui ont travaillé<br /> "gratuitement" pour l'Etat Français de 1939 à 1952.<br /> <br /> Ces hommes furent réquisitionner de force dans le Vietnam colonisé par la France (ex-Indochine) pour satisfaire l'effort de guerre dès 1939 en main d'œuvre corvéable à merci car dite<br /> "indigène".<br /> <br /> A cette manifestation se trouvait tous les représentants de l'Etat (sous-préfet et représentant du ministère des armées), les élus députés, sénateurs, maires, conseillers généraux et régionaux, les<br /> représentants du syndicat des exploitants de la riziculture de Camargue, mais surtout deux derniers survivants de cet enfer qu'ont été les salins ou rizières de cette région dans le froid du<br /> mistral ou sous les nuées de moustiques, pieds nus, peu vétus et pas nourris sinon à coups de bâton, sans salaires ni droit à la retraite.<br /> <br /> Un vieux monsieur d'origine grec a travaillé dans les salines du midi au côté de ces hommes venus d'Indochine en 1941, il ignorait qu'ils n'étaient pas payés pour ce labeur inhumain.<br /> <br /> L'injustice et le traitement différentiel est une caractéristique dans notre société des droits de l'homme. Certains seront considérés comme des sous-hommes, ainsi va la vie.<br /> <br /> C'est pourquoi, si l'on veut être respecté, il faut se battre chère collègue.<br /> <br /> Pour ton information, sur ces 20.000 hommes, il ne reste plus qu'une dizaine de survivants et leur droit à la retraite leur est toujours refusé par le ministère du travail dont aucun représentant<br /> n'étaient ce week-end à Salin-de-Giraud.<br /> <br /> Je t'embrasse fort Pasdecarotte,<br /> <br /> Bonne chance à toi,<br /> <br /> Jean-Pierre NGUYEN
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