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Une partie du Fond Social Européen ira au Pôle emploi

 

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L'autre couple franco-allemand: Michel et Ursula

Les ministres du Travail allemand et français, Michel Sapin et Ursula von der Leyen, ont inauguré le 26 février un service de placement des chômeurs transfrontalier à Kehl.

 

Localtis.info  16 avril 2013

 

Les Régions ont perdu la bataille du FSE


La décentralisation de ce fonds dédié à l'emploi et la formation aboutit à une construction très complexe où l'Etat a toute sa place.


Les sept mois de pourparlers entre les régions et l'Etat ont abouti à ce que certains craignaient : un morcellement de la gestion du fonds social européen (FSE) consacré à l'emploi et la formation. Sur la période 2007-2013, la manne s'élève environ à 5,4 milliards d'euros et son budget reste à trancher pour la période suivante allant de 2014 à 2020.
La décentralisation du FSE est prévue dans le deuxième des trois textes sur la décentralisation présentés en Conseil des ministres, le 10 avril, le "projet de loi de mobilisation des régions pour la croissance et l'emploi et de promotion de l'égalité des territoires". Mais les modalités de cette décentralisation ont fait l'objet d'une négociation parallèle au niveau interministériel. La décision sur le FSE est le produit d'un compromis qui n'exclut personne, mais n'atteint pas forcément l'objectif de simplification. "Cette situation va conduire à un manque de lisibilité des politiques publiques et à plus de complexité pour les porteurs de projet et les opérateurs qui bénéficient du FSE", déplore l'Association des régions de France (ARF) dans un communiqué.
La réunion interministérielle qui s'est tenue le 10 avril a abouti à un découpage permettant à l'Etat de garder la main sur 65% du fonds social européen pour la période 2014-2020. Ces fonds seront répartis entre le financement de Pôle emploi et les actions en faveur des chômeurs suivis par les conseils généraux. Selon nos informations, les plans locaux pour l'insertion par l'emploi (Plie) perdraient leur statut d'organisme intermédiaire, qui leur permet aujourd'hui d'être abondamment financés par le FSE.
Le reliquat de 35% sera confié aux régions. Une proportion que les régions jugent insuffisante pour "financer leurs politiques actuelles en matière de formation, d'emploi et d'inclusion, et les compétences qui leur seront confiées par le projet de loi de décentralisation".

"FSE Sapin"

Interrogée en conférence presse le 10 avril, la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, a estimé que l'Etat devait conserver une partie des aides européennes, dans le but de financer les "formations courtes pour les chômeurs". En coulisses, la manne est désormais surnommée "FSE Sapin", tant le ministre de Travail a insisté pour sauvegarder son volant de crédits.
Ces négociations, "objet d'un marchandage où l'on cherche à combler l'argent manquant sans parler des objectifs ou de la plus-value des politiques européennes", selon une source française, engendrent une juxtaposition de plusieurs stratégies pour l'emploi.
Un document national coexistera ainsi aux côtés des programmes régionaux. Et les régions, déçues de cet arbitrage "en retrait par rapport à l'engagement pris à l'Elysée", auront désormais des arguments pour jouer les trouble-fête. Leur contribution à la politique de la ville via les fonds européens, objet d'un accord avec François Lamy, sera sans doute revue à la baisse.
Avec la concrétisation de ce volet de la décentralisation s'ouvrira un chapitre plus opérationnel. Les régions vont devoir se mettre en ordre de marche pour assurer leur montée en compétences. Recrutement de fonctionnaires, constitution des services d'instruction, de contrôle et de certification pour les quatre fonds européens constituent un chantier colossal. "L'ARF ne fait que de la politique. Il faut désormais qu'elle devienne un moteur dans l'assistance technique", réagit une source proche du dossier, observant le manque patent d'anticipation du défi à relever.

 

Sur le même sujet: le blog de Michel Abhervé



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J
Bonsoir Michel,<br /> <br /> L'analyse de la situation comptable de Pôle-Emploi en 2012, comme en 2011 mais aussi en 2010 et 2009 montre une équation impossible pour la réalisation des objectifs des gouvernements successifs<br /> depuis 2008 en matière de gestion de l'emploi en France.<br /> <br /> Le déficit cumulé de l'institution avoisine le demi milliard d'euros malgré les impasses budgétaires commises depuis cinq ans.<br /> <br /> Les fonds prévus au fonctionnement de PE en 2013, 2014 et 2015 ne peuvent prendre en charge les promesses réitérées par le Président Hollande pour développer la formation professionnelle des<br /> chômeurs de longue durée.<br /> <br /> Déjà que la perte cumulée de 500 millions d'euros provient d'engagements antérieurs de l'Etat en faveur de PE mais non couverte par des subventions promises.<br /> <br /> Que valent les promesses des politiques ?<br /> <br /> Dans le projet de création de PE, le législateur a prévu en février 2008 de préléver jusqu'à 15 % des cotisations chômage pour couvrir le fonctionnement de cette institution.<br /> <br /> Cela s'appelle de l'escroquerie pure-et-simple !<br /> <br /> De quel droit peuvent-ils disposer de cotisations sociales ?<br /> <br /> Qu'ils s'occupent de la répartition des fonds soulevés par l'impôt !<br /> <br /> Et qu'ils laissent les partenaires sociaux s'occuper des cotisations sociales.<br /> <br /> Les salariés comprendraient enfin l'utilité de se syndiquer pour défendre leurs intérêts plutôt que d'attendre que les politiques les razent gratis.<br /> <br /> Bonne chance Michel,<br /> <br /> Jean-Pierre NGUYEN
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K
A Michel A., je doute que le FSE tolère une substitution simple de financement, le principe est même tout le contraire sur les actions actuelles : pas de redondances, non-délégation, publics ciblés<br /> etc...et bureaucratie archi-vigilante.<br /> Mais que devient le PLIE ? Les publics seraient pris en charge directement par PE voire CG ? Donc accompagnement renforcé ( portefeuilles 70 DE ) + publics ex-PLIE ( 70 idem ) ? Ou accompagnements<br /> RSA en agence ?
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M
A Krimski<br /> <br /> Le financeemnt de Pôle emploi est globbalisé : l'Etat donne une subvention, l'UNEDIC doit en application de la loi affecter 10 % des cotisations chomage collectées au financement de Pôle emploi<br /> Avec ces deux sommes Pôle emploi paye ses salariés, son fonctionnement, ses prestataires, et la formation des demandeurs<br /> Ce qui est l'enjeu c'est de savoir si les crédits du FSE vont permettre de faire plus, ou se substituer à des finacements de l'Etat<br /> Vu l'expérience, il est permis d'avoir des craintes
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K
Michel Abhervé, mon interrogation portait sur le financement de pole emploi en fait vous précisez bien qu'il s'agit du financement des formations.<br /> Quand aux Conseils Généraux j'observe qu'ils interviennent ou ambitionnent de le faire sur le champ de la formation ( donc de l'emploi ) en plus des conseils régionaux...Qui a parlé de<br /> simplification et clarifications des rôles ? Tout le monde en gros ( si j'obtiens les sous c'est une simplification ). J'observe également qu'à part quelques uns ils sont encore moins compétents et<br /> équipés que les CR pour répondre aux exigences considérables du FSE.<br /> 99 Conseils Généraux plus 26 Conseils Régionaux ça fait combien de Conseils En Tout Genre ? On a oublié personne ? tout le monde il est servi ?<br /> La barrière de la validation de chaque acteur par le FSE n'est pas franchie, il va y avoir des déçus qui vont se mordre les doigts très forts.
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A
est ce qu'on peut developper ce qu'il y a derriere tout ça? disparition des plies,en tt cas le volet fse,fonds en direction des regions et pole emploi? je ne vois pas la "revolution"dans tout cela.
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