Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr
Jean-Luc Schneyder entouré du personnel de l'agence pour l'emploi de Moldavie
Le Journal de Saone et Loire (JSL) 20 juillet 2013
Le directeur de l’agence Saint-Cosme de Pôle emploi a une double casquette. Le Chalonnais est aussi expert international (le seul sur Chalon) et c’est cette fonction qui l’a amené fin juin à partir en Moldavie former une quarantaine de conseillers de l’agence nationale pour l’emploi grâce à des financements de l’Union européenne.
« C’était une formation sur le développement des relations avec les entreprises et le traitement des offres d’emploi », précise Jean-Luc Schneyder, expert international depuis 2005 (lire ci-dessous).
Mais pourquoi la France via Pôle emploi a-t-elle été missionnée pour ce rôle ? « C’est le savoir-faire français de Pôle emploi qui a été reconnu », assure Jean-Luc Schneyder. « L’Union européenne a lancé un appel d’offres dans le cadre de son programme pour l’Est de l’Europe en vue d’aider les pays qui souhaiteraient, à terme, faire acte de candidature pour rejoindre l’Union. Pôle emploi répondait à l’ensemble du cahier des charges de cette mission en plus d’avoir des experts dans chaque domaine. Notre coût, notre savoir-faire et l’assurance de mener à bien cette mission ont fait la différence ». Et parmi les pays candidats pour la Moldavie, ce sont la France et la Suède qui ont été retenues pour ces actions de développement. « Pôle emploi est intervenu seule sur la mission en Moldavie, la Suède agira sur d’autres thèmes ultérieurement », déclare Jean-Luc Schneyder.
Une mission de quatre jours dont deux journées pleines de formation. « C’était intense », ne cache pas l’homme, d’autant que la Moldavie a encore des retards à combler. « L’agence nationale pour l’emploi est plus développée qu’en Afrique où j’ai été également appelé à intervenir pour des missions de coopération. Le territoire Moldave est bien maillé. Ils ont un système informatique plus développé et un nombre important de conseillers. Mais le pays est encore assez marqué par le système soviétique, même si c’est l’un des rares pays de l’ex-URSS à avoir un début de système d’indemnisation du chômage », précise-t-il. Mais ce n’était pas à l’ordre du jour même si les Moldaves avaient beaucoup de questions à ce propos.
« Il y a du chômage en Moldavie comme partout en Europe, mais le pays manque surtout de personnels qualifiés ou adaptés pour les postes recherchés, confie-t-il. Il s’agissait donc de pouvoir positionner des personnes sur des offres qui existent, sachant que la Moldavie a une industrie plutôt traditionnelle comme l’ameublement et le textile, mais aussi une forte ruralité ».
« Un travail, comme l’indique M. Schneyder, qui nécessite aussi d’identifier les problématiques locales sachant qu’il y a des problèmes de mobilité à cause du manque de moyens de transport en commun en milieu rural pour le secteur agricole ». Une formation entre théorie et exercices pratiques qui a permis « de lancer une stratégie afin de définir au mieux les cibles, les entreprises et les types d’emplois ».
Les conseillers moldaves sont des conseillères