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La rentrée à Pôle emploi. Quel Directeur sera le premier de la classe ?

 

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La Dépèche  3 septembre 2013

Emplois d'avenir : «Midi-Pyrénées est n° 1 en France»

La barre des 50 000 emplois d’avenir est franchie. Pôle Emploi est mobilisé sur tout le territoire pour déployer les outils de lutte contre le chômage des jeunes. Midi-Pyrénées a déjà réalisé 75 % de son objectif de 2013 avec 2 730 emplois déjà créés.

Il reste quatre mois au gouvernement pour atteindre son objectif. François Hollande avait en effet fixé à 100 000 le nombre d’emplois d’avenir à signer d’ici la fin de l’année. Aujourd’hui, la barre des 50 000 vient d’être franchie. C’est ce que devrait dévoiler une mission d’information de l’Assemblée nationale qui se réunit aujourd’hui au Palais Bourbon. Au 1er juillet, l’élysée confirmait le passage de la barre des 30 000. Le gouvernement entame donc la dernière ligne droite pour signer sur tout le territoire 50 000 emplois supplémentaires. C’était l’un des instruments phare de la désormais célèbre «boîte à outils» du candidat puis du président Hollande.

Axés sur la jeunesse des quartiers difficiles, ces emplois d’avenir sont essentiellement portés par le secteur public. Collectivités territoriales, associations… sont les principaux pourvoyeurs de ces postes pour une durée de trois ans. Inspirés des emplois jeunes sous Lionel Jospin, ils ont été lancés en novembre 2012. Leur démarrage a été très lent ce qui a poussé l’État à élargir à la marge le dispositif au secteur marchand. Au final, le secteur privé pèsera pour environ 10 % du total des emplois soit 10 000 postes cette année. Si fin 2013, 100 000 emplois d’avenir auront été concrétisés, 50 000 supplémentaires seront créés en 2014 pour porter le total à 150 000 postes. Mais Michel Sapin, le Ministre du Travail, a déjà laissé entendre que l’objectif de 100 000 emplois d’avenir fin 2013 serait certainement dépassé.

Midi-Pyrénées bon élève

Ces emplois aidés interviennent dans un contexte où un début d’embellie sur le marché de l’emploi apparaît. Même si les chiffres de juillet doivent être confirmés dans les prochains mois, la hausse du chômage ralentit son rythme. Surtout chez les moins de 25 ans. En juillet, pour le troisième mois consécutif, le nombre de jeunes demandeurs d’emploi en catégorie A a diminué, de 0,8 % après une baisse de 0,3 % en juin et de 0,5 % en mai.

Dans ce contexte, la région Midi-Pyrénées fait figure de bon élève voire de premier de la classe en matière d’emplois d’avenir : 2 730 emplois déjà créés (lire interview page 3). L’économie devra prendre le relais pour espérer la poursuite de la décrue. Mais ni les conditions économiques ni l’état des carnets de commandes ne laissent augurer une telle tendance.


Frederic-Toubeau.jpgFrédéric Toubeau, directeur régional de pôle emploi Midi-Pyrénées.

Chômage : les jeunes prioritaires

Est-ce que la baisse du chômage enregistrée en juillet en Midi-Pyrénées marque un retournement ?

C’est vrai que le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant eu aucune activité a reculé d’1,1 % en juillet en Midi-Pyrénées. Il s’agit bien d’un ralentissement : cela faisait vingt et un mois que la région n’avait pas affiché de diminution du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A. Pour retrouver une baisse aussi importante, il faut remonter à octobre 2007. Il faut toutefois garder les pieds sur terre : sur un an le chômage régional augmente de 11 % contre 10 % au plan national.


Comment expliquez-vous cette légère décrue ?

Nous avons constaté des reprises d’activité réduite pour les contrats de 78 heures par mois. L’intérim a moins baissé et moins de contrats à durée déterminée ont été stoppés. Certains demandeurs d’emploi sont aussi passés de la catégorie A à la catégorie B.


Quels sont ceux qui profitent le plus de cette amélioration ?

Sur le plan territorial, le Gers enregistre une baisse de 3,4 % mais attention car sur un an le chômage du département est en hausse de 15,4 %. Ensuite, ce sont les hommes de moins de 25 ans (-1,2 %) et les femmes de 25 à 49 ans (-1,5 %) qui sont les plus nombreux à voir leur situation s’améliorer. Chez les jeunes, les trois catégories (A, B et C) sont en baisse de juin à juillet. En revanche, le chômage de longue durée demeure un problème. En Midi-Pyrénées, 44,4 % des demandeurs d’emploi sont inscrits depuis plus d’un an contre 37 % il y a un an. Au plan national, ce taux est de 41 %.


Parviendrez-vous à inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année en Midi-Pyrénées ?

Nous mobilisons tous les dispositifs mis en place par l’état. Les emplois d’avenir en premier lieu. Au 26 août, nous en avons déjà signé 2 730 sur un objectif de 3 646. Avec 75 % de l’objectif déjà réalisé, nous sommes la première région de France. J’espère même que nous dépasserons nos objectifs. Ce dispositif est réservé à ceux qui sont le plus éloignés de l’emploi c’est-à-dire des demandeurs d’emploi de moins de 26 ans (30 ans pour les personnes handicapées), ayant un niveau inférieur au Bac et habitant dans une zone urbaine sensible ou une zone de revitalisation rurale.


Les emplois d’avenir offrent-ils vraiment un avenir à ces jeunes ?

Les emplois d’avenir d’une durée de trois ans sont obligatoirement adossés à une formation. Nous travaillons en étroite collaboration avec les Opca qui collecte les contributions financières des entreprises pour la formation professionnelle continue des salariés du privé. Aujourd’hui environ 10 % des emplois d’avenir concernent le secteur marchand pour lequel nous avons signé 308 emplois. Les collectivités territoriales, associations, etc. ont rassemblé 2 422 emplois dans la région.


Où en êtes-vous des contrats de génération ?

Nous en avons signé 450 en Midi-Pyrénées uniquement pour le secteur marchand essentiellement dans des entreprises de la logistique, des services, des transports ou de l’industrie. Les entreprises de moins de cinquante salariés bénéficient d’une aide de 4 000 € par an : 2 000 € pour le jeune et 2 000 € pour le senior. Nous n’avons pas d’objectif d’ici la fin de l’année sur ce type de contrat.


Le recours aux contrats aidés n’a-t-il pas pour but de sortir des chômeurs des statistiques ?

La palette de contrats aidés a pour but de répondre aux difficultés des personnes les plus éloignées de l’emploi. Notre action répond à un réel besoin de ces publics que nous tentons de ramener vers l’emploi. Notre priorité est de faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin et les contrats aidés sont un moyen.


Les radiations des chômeurs ont-elles augmenté ?

Il n’y a pas de politique de radiation. Je n’ai aucune consigne en la matière. Depuis janvier 2013, les radiations en Midi-Pyrénées ont baissé de 3 %. Sur les 272 900 demandeurs d’emploi des trois catégories on compte 3 162 radiations soit environ 1 %.


Malgré la crise, certains emplois n’arrivent pourtant pas à être pourvus…

C’est pour y remédier que le président de la République à l’issue de la conférence sociale de juin a lancé «Le plan 30 000». Le but est d’accélérer la formation des demandeurs d’emploi pour pourvoir les postes qui ne trouvent pas preneur. En Midi-Pyrénées, cela va se traduire par 1 000 à 1 500 places de formation supplémentaires et 30 000 au plan national. Nous avons fait un bilan avec le Conseil régional, les organisations patronales et syndicales pour décider vers quels métiers nous orienterons le financement des formations avec l’aide des Opca. Nous privilégierons l’industrie notamment aéronautique, les transports, l’hôtellerie-restauration, le commerce. Avec cette méthode, l’an dernier nous avons formé 2 200 demandeurs d’emploi avec l’union de la métallurgie qui ont ensuite été embauchés dans l’aéronautique.


Est-ce que l’encadrement des demandeurs d’emploi s’est amélioré ?

Face à l’afflux de demandeurs d’emploi, l’état a fortement appuyé Pôle Emploi. En Midi-Pyrénées, nous avons embauché au total 227 personnes en CDI pour atteindre 2 200 conseillers dans toute la région. Pour accompagner les demandeurs d’emploi qui nécessite un suivi étroit, un conseiller gère au maximum 70 personnes. Par ailleurs un accompagnement 100 % Web va être testé en Midi-Pyrénées dès février 2014.


Que préparez-vous pour la Semaine pour l’emploi en octobre prochain ?

Cette année encore, ce rendez-vous nous permettra de proposer des centaines d’offres d’emploi au parc des expositions de Toulouse. Environ 200 entreprises proposeront des opportunités d’emploi. L’an dernier, nous avions accueilli 10 000 à 12 000 visiteurs en une seule journée.

Recueilli par G.B.

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J
Bonsoir à tous,<br /> <br /> Tiens mon commentaire a été tronqué.<br /> <br /> Peut-être qu'il est trop long ? Je le reprends.<br /> <br /> <br /> <br /> Conseiller à l'emploi depuis bientôt quinze ans après une vie professionnelle de trente ans dans le secteur privé, je serai toujours étonné de la prolifération de textes émanant de chargés d'études<br /> travaillant dans les services de l'Etat, des Collectivités Territoriales, des Agences Publiques ou des Syndicats divers et variés.<br /> <br /> Ces rapports souvent contradictoires entre eux, n'aboutissent dans plus de 90 % des cas à rien de concret. Tous ces spécialistes avérés commencent leurs documents par une interrogation pour les<br /> terminer par des conclusions s'apparentant à des voeux pieux.<br /> <br /> Dans la vraie vie, la démarche est inverse, nous commençons par la conclusion et si la résolution intéresse les interlocuteurs, le développement du raisonnement viendra après.<br /> <br /> 1) La formation professionnelle des demandeurs d'emploi doit s'inscrire dans la problématique de la formation tout court, donc il faut comprendre pourquoi notre système sociétal génère autant de<br /> laissés-pour-compte en matière d'"éducation", comme la disparition des Brevets d'Etudes Professionnelles au sein de l'Education Nationale qui constituaient le seul diplôme de centaine de milliers<br /> de jeunes primo arrivants sur le marché du travail.<br /> <br /> 2) La formation continue est nécessaire pour tous les actifs dont les demandeurs d'emploi afin de suivre l'évolution technologique de notre société et en particulier celui de l'emploi et du<br /> travail.<br /> <br /> 3) La formation continue devrait être du ressort des services de l'Etat et pas du secteur privé comme c'est le cas aujourd'hui à 80 %, même si les directives européennes en la matière prônent la<br /> privatisation totale de l'Education et de la Formation Continue.<br /> <br /> 4) La création d'un Pôle Formation regroupant les fonctions éparpillées dans de nombreuses institutions répondrait aux attentes de nos concitoyens.<br /> <br /> <br /> Vous devez bien comprendre que Pôle Emploi n'a pas pour mission de gérer les besoins en matière de formation des demandeurs d'emploi.<br /> <br /> L'EID (l'entretien d'inscription et de diagnostic) ne peut pas remplir ce rôle d'aiguillage vers la formation continue. Le temps imparti aux conseillers de PE entre 30 et 40 minutes ne permet déjà<br /> pas d'établir correctement le dossier de demande d'allocation, le rappel des droits et devoirs et le profilage des compétences professionnelles.<br /> <br /> Contrairement à votre affirmation sur les compétences des conseillers et conseillères de Pôle-Emploi, de nombreux collègues, plusieurs milliers d'entres-nous, sont des psychologues du travail<br /> rompus à la problématique de la formation continue et ont exercé dans des entreprises dans les services de R.H. pour le montage et le suivi des actions de formation continue.<br /> <br /> C'est lors des rendez-vous "obligatoires" du quatrième mois après l'inscription en EID, voire au neuvième mois de chômage que le conseiller peut aborder la problématique de la formation pour<br /> "coller" à la réalité du marché du travail.<br /> <br /> Mais notre institution Pôle-Emploi n'a pas choisi cette orientation dès sa création le 01 janvier 2009 en abandonnant le travail accompli pendant quarante ans par l'ANPE en matière de montage<br /> d'actions de formation adaptées au marché du travail. La distinction entre la mission allocataire et la mission du retour à l'emploi se retrouvait dans la mission distincte de l'ASSEDIC et de<br /> l'ANPE.<br /> <br /> Il faudra bien un jour poser la responsabilité des politiques et des dirigeants de Pôle-Emploi dans cette restructuration-destruction d'un service public de l'Etat ! Les conséquences sont faciles à<br /> mesurer aujourd'hui sur la situation général des demandeurs d'emploi qui s'inscrivent à P.E. Alors que dès 2006 les représentants des salariés des institutions ANPE, ASSEDIC et AFPA exprimaient<br /> déjà leurs inquiétudes et avaient même manifesté leurs désaccords devant l'Assemblée Nationale en 2008 lors du vote des députés donnant quitus à la création de Pôle-Emploi !<br /> <br /> Vous pouvez imaginer facilement les conséquences d'une telle décision sur la vie au travail des conseillers qui s'étaient spécialisés dans ce domaine qu'est la formation continue. Aujourd'hui, ils<br /> font de l'abattage à l'EID dans un désintérêt total de leur mission et dans un état dépressif maximal, au point qu'ils envisagent de faire autre chose de leur vie pour ne pas sombrer, au sens<br /> propre du terme.<br /> <br /> Bonne chance Monsieur Michel ABHERVE,<br /> <br /> Jean-Pierre NGUYEN
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J
Formation professionnelle : commencerait-on à sortir des affirmations péremptoires ?<br /> <br /> <br /> L’Inspection Générale des Affaires Sociales a réalisé un fort intéressant pré-rapport intitulé Evaluation partenariale de la politique de formation professionnelle des demandeurs d’emploi<br /> <br /> Signé par Paulo Gemelgo, Anousheh Karvar et Bruno Vincent, ce travail rompt heureusement avec les affirmations simplistes qui caractérisent nombre de propos, y compris ceux que tiennent de très<br /> hautes autorités, sur la formation professionnelle.<br /> <br /> Après avoir relativisé les statistiques couramment utilsées qui surestiment la proportion des demandeurs d’emploi bénéficiant d’une formation (voir En 2011, un chômeur sur cinq a pu bénéficier<br /> d’une formation), et montré la faiblesse de la connaissance disponible sur l’impact réel des formations, il met bien en évidence les limites de l’approche adéquationniste qui fonde la conception de<br /> l’ensemble du complexe système de la formation des demandeurs d’emploi. Cela se traduit par une estimation de résultats relativement plus faibles qu’attendus sur le retour à l’emploi, mais aux<br /> effets induits très positifs sur le maintien de l’employabilité et la remobilisation des personnes, ce que résume cette phrase “la formation a incontestablement un impact positif sur<br /> l’employabilité et diminue ainsi le risque de se voir tomber dans une trappe à inactivité”<br /> <br /> La mission analyse les pratiques respectives des composantes du Service Public de l’Emploi : elle propose d’aborder la question de la formation dès le premier entretien à Pôle emploi (sans<br /> toutefois aborder la question de sa faisabilité dans le cadre très contraint de l’EID), et constate que “pour proposer une entrée en formation, le conseiller de Pôle emploi doit surmonter des<br /> exigences professionnelles parfois contradictoires “<br /> <br /> A contrario la mission met en évidence des délais beaucoup plus courts quand ce sont les Missions locales ou Cap emploi qui assurent l’accompagnement puisque “les conseillers de Mission locale et<br /> de Cap emploi disposent d’une plus grande latitude à accompagner un projet de formation. Les deux réseaux, spécialisés dans l’accueil et l’orientation de publics spécifiques (jeunes pour le<br /> premier, travailleurs handicapés pour le second) constituent des guichets bien identifiés pour leurs publics auxquels ils offrent des dispositifs plus adaptés à leurs besoins“<br /> <br /> Cette affirmation est d’ailleurs complétée par l’analyse suivante “Pour les 156 000 jeunes qui ont vu, en 2011 et 2012, leur demande de formation satisfaite à l’issue d’un acte de prescription du<br /> réseau des Missions locales, le délai moyen entre la première demande de formation et la date d’entrée en formation a été de 69 jours (9-10 semaines).<br /> <br /> Lorsque cette première demande a mérité approfondissement et donne lieu à des actes métiers supplémentaires d’accompagnement en Mission locale, le délai entre la dernière demande de formation et la<br /> date d’entrée en formation est de 55 jours (7-8 semaines).<br /> <br /> Pour une entrée en formation réussie, il aura fallu organiser en moyenne deux mises en relation entre le jeune et un (des) organisme(s) de formation”<br /> <br /> Du côté de Cap emploi “Le volet formation est donc une dimension fondamentale de l’accompagnement vers l’emploi des travailleurs handicapés dont le besoin en qualification est reconnu“<br /> <br /> Pour Pôle emploi, la mission fait le constat que “La complexité du parcours contribue de manière concrète à sélectionner les individus les plus qualifiés et les plus motivés” et poursuit “la<br /> recherche d’un financement, comme celle d’une formation et d’un prestataire adaptés sont des étapes qui contribuent à une forme « d’écrémage » au profit des demandeurs d’emploi les plus qualifiés”,<br /> ce qui est complété par l’affirmation suivante “Le manque de temps, d’expertise et de ressources internes limite la capacité d’accompagnement des conseillers Pôle emploi “<br /> <br /> Sur le plan territorial, la mission esquisse une perspective ”Dans certains territoires, des initiatives ont vu le jour visant à regrouper différents services à destination des personnes désireuses<br /> de se réorienter telles que les cités des métiers, les maisons de la formation.” Comment ne pas noter l’absence de référence, inquiétante pour elles, aux Maisons de l’Emploi ?<br /> <br /> Le rapport rappelle aussi heureusement à ceux qui estiment que les fonds affectés à la formation professionnelle sont gaspillés que la contribution des employeurs a été mise en place pour leur<br /> permettre de faire face à une obligation générale qui leur incombe pour s’assurer de l’employabilité des salariés, ce qui limite fortement la part de la contribution qui pourrait être affectée à la<br /> formation des demandeurs d’emploi<br /> <br /> Nul doute que ce qui est présenté comme un pré-rapport met en évidence, en termes diplomatiques, mais pour le moins parfaitement clairs pour celui qui prende le temps de lire, au delà de<br /> suggestions d’amélioration qui apparaissent pertinentes doivent soigneusement être expertisées quatre points stratégiques<br /> <br /> 1. La complexité actuelle ne peut être réglée par une approche se fondant sur la seule affirmation qu’il faut simplifier<br /> <br /> 2. La formation n’est pas la panacée et est loin d’être nécessaire pour tous les demandeurs<br /> <br /> 3. Dans son état actuel, Pôle emploi est loin d’être en mesure d’assurer un accompagnement correct vers la formation d’une grande partie des demandeurs d’emploi pour qui elles serait utile<br /> <br /> 4. Il est illusoire de penser que les moyens d’augmenter significativement le nombre de demandeurs d’emploi en formation viendra de ce qui est aujourd’hui consacré à la formation des salariés en<br /> poste<br /> Souhaitons que ce rapport ne soit pas considéré comme un rapport de plus, dans un domaine qui n’en est pas avare, et soit lu ! Et nous nous permettons d’y ajouter notre modeste contribution sur le<br /> sujet (voir Formation professionnelle : François Hollande s’est mis au défi)<br /> <br /> Cet article a été posté le Mercredi 4 septembre 2013 dans la catégorie maisons de l'emploi, formation professionnelle, missions locales et insertion des jeunes, chômage et pôle emploi. Vous pouvez<br /> envoyer un commentaire en utilisant le formulaire ci-dessous.<br /> ***********************************************************<br /> <br /> <br /> Bonjour à tous,<br /> <br /> Conseiller à l'emploi depuis bientôt quinze ans après une vie professionnelle de trente ans dans le secteur privé, je serai toujours étonné de la prolifération de textes émanant de chargés d'études<br /> travaillant dans les services de l'Etat, des Collectivités Territoriales, des Agences Publiques ou des Syndicats divers et variés.<br /> <br /> Ces rapports souvent contradictoires entre eux, n'aboutissent dans plus de 90 % des cas à rien de concret. Tous ces spécialistes avérés commencent leurs documents par une interrogation pour les<br /> terminer par des conclusions s'apparentant à des voeux pieux.<br /> <br /> Dans la vraie vie, la démarche est inverse, nous commençons par la conclusion et si la résolution intéresse les interlocuteurs, le développement du raisonnement viendra après.<br /> <br /> 1) La formation professionnelle des demandeurs d'emploi doit s'inscrire dans la problématique de la formation tout court, donc il faut comprendre pourquoi notre système sociétal génère autant de<br /> laissés-pour-compte en matière d'"éducation", comme la disparition des Brevets d'Etudes Professionnelles au sein de l'Education Nationale qui constituaient le seul diplôme de centaine de milliers<br /> de jeunes primo arrivants sur le marché du travail.<br /> <br /> 2) La formation continue est nécessaire pour tous les actifs dont les demandeurs d'emploi afin de suivre l'évolution technologique de notre société et en particulier celui de l'emploi et du<br /> travail.<br /> <br /> 3) La formation continue devrait être du ressort des services de l'Etat et pas du secteur privé comme c'est le cas aujourd'hui à 80 %, même si les directives européennes en la matière prônent la<br /> privatisation totale de l'Education et de la Formation Continue.<br /> <br /> 4) La création d'un Pôle Formation regroupant les fonctions éparpillées dans de nombreuses institutions répondrait aux attentes de nos concitoyens.<br /> <br /> <br /> Vous devez bien comprendre que Pôle Emploi n'a pas pour mission de gérer les besoins en matière de formation des demandeurs d'emploi.<br /> <br /> L'EID (l'entretien d'inscription et de diagnostic) ne peut pas remplir ce rôle d'aiguillage vers la formation continue. Le temps imparti aux conseillers de PE entre 30 et 40 minutes ne permet déjà<br /> pas d'établir correctement le dossier de demande d'allocation, le rappel des droits et devoirs et le profilage des compétences professionnelles.<br /> <br /> Contrairement à votre affirmation sur les compétences des conseillers et conseillères de Pôle-Emploi, de nombreux collègues, plusieurs milliers d'entres-nous, sont des psychologues du travail<br /> rompus à la problématique de la formation continue et ont exercé dans des entreprises dans les services de R.H. pour le montage et le suivi des actions de formation continue.<br /> <br /> C'est lors des rendez-vous "obligatoires" du quatrième mois après l'inscription en EID, voire au neuvième mois de chômage que le conseiller peut aborder la problématique de la formation pour<br /> "coller" à la réalité du marché du travail.<br /> <br /> Mais notre institution Pôle-Emploi n'a pas choisi cette orientation dès sa création le 01 janv
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Y
encore un chef assedic qui ne comprend rien à ce qu'il fait... Ah si ! faire carrière en faisant ce qu'on lui demande....<br /> <br /> Beurk....<br /> <br /> Marre de cette boutique....
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P
Une tête de 1er de la classe, des réponses qu'on croirait écrites par le service com de la DG....<br /> On est bien à Pôle-emploi version PE 2015....
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R
nul doute qu'avec l'armée mexicaine(avec tout le respect du à nos amis mexicains) qu'est l'encadrement de p.e, la course a l'échalote pour être le plus beau, le meilleur, ne fait que commencer<br /> <br /> ce monsieur doit travailler seul, puisque "ses collaborateurs" ne sont pas mentionnés<br /> avec lui ;,ses semblables, ses clones le taux de 5% de privés d'emploi sera atteint en fin d'année<br /> <br /> la vie est belle!
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