Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr
Bonjour
Les fidèles lecteurs-lectrices de mon blog auront remarqué que mon "profil" change très souvent, au hasard des rencontres que je fais dans le domaine des arts plastiques, où les figures de jeunes femmes sont légion. On peut les retrouver en bas à droite de mon blog, dans l'album "profils".
Répondant à la suggestion de plusieures d'entre vous, je vais désormais donner des indications précises sur les figures représentées en profil. Pour pimenter un peu les affaires, je vous invite à un petit jeu: découvrir l'identité de la jeune femme ou de l'artiste, et répondre le plus rapidement possible dans la rubrique "commentaires"
Je commence avec un sujet facile:
QUI est représentée dans ce buste ?
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La réponse a été trouvée rapidement par damien et nono: il s'agit d'une représentation de Sappho, la célèbre poétesse née dans l'ile de Lesbos.
Il existe de nombreuses représentations de Sappho plus célèbres que celle-ci et donc trop faciles à identifier, notamment une fresque de Pompei, un buste sur lequel est écrit son nom, et un tableau de Solomon où Sappho exprime ses tendres sentiments à Erinna, une autre poétesse grecque.



Je profite de ce message pour saluer les copines, et conspuer les homophobes. Vous savez qu'il existe une association LGBT des agents de Pôle emploi: Pole-in, dont vous trouverez l'adresse dans les "liens sympas" du blog.
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Un poème de Sappho, traduit en vers par Boileau:
Heureux qui près de toi, pour toi seule soupire,
Qui jouit du plaisir de t'entendre parler,
Qui te voit quelquefois doucement lui sourire.
Les Dieux dans son bonheur peuvent-ils l'égaler ?
Je sens de veine en veine une subtile flamme
Courir par tout mon corps, sitôt que je te vois :
Et dans les doux transports où s'égare mon âme.
Je ne saurais trouver de langue ni de voix.
Un nuage confus se répand sur ma vue.
Je n'entends plus: je tombe en de douces langueurs;
Et pâle, sans haleine, interdite, éperdue,
Un frisson me saisit, je tremble, je me meurs.
J'avoue que Mademoiselle Dormard, ma prof de français en 5ème au lycée Sévigné, m'avait laissé un tout autre souvenir de l'oeuvre austère de Boileau:
"Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément".
ou encore
Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,