Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr
JSL Macon 12 janvier 2015
Les services de police et les pompiers sont intervenus, vers 15 h 30, lundi après-midi, à la maison de l’emploi à Mâcon. Un Mâconnais, visiblement en souffrance, était venu se renseigner sur son dossier auprès d’un agent de Pôle emploi. Alors qu’il lui répondait, l’homme s’est alors tailladé les veines à l’aide d’une lame de rasoir qu’il avait sur lui, devant l’agent. Rapidement pris en charge par les secours, il a été transporté au centre hospitalier de Mâcon, mais ces jours ne sont pas en danger.
Un acte qui traduisait un appel à l’aide, aucune menace n’ayant été proférée. D’après les autorités, il a déclaré vouloir qu’on « s’occupe de son dossier ». Il exigeait en effet une réponse immédiate sur une question qui nécessitait un approfondissement.
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20minutes 12 janvier 2015
Le psychiatre Michel Debout, auteur du livre Le Traumatisme du chômage, a plaidé, ce lundi, pour la mise en place d'une «médecine préventive des chômeurs», sur le modèle de la médecine du travail.
Dans son livre, Michel Debout préconise une première consultation médicale «dans les deux à trois mois qui suivent la perte d'emploi», puis un deuxième rendez-vous «à six mois» pour les chômeurs dont l'état risque de se dégrader ou «après un an de chômage» pour les autres. Enfin, un «dernier examen de prévention sera prévu deux ans après la perte d'emploi» pour orienter le chômeur, si besoin, «vers des soins au long cours».
La médecine préventive des chômeurs «peut être le fait du médecin du travail ou d'un autre médecin, y compris généraliste, dès lors que cette intervention est pensée comme s'inscrivant dans ce moment de la perte d'emploi», a précisé Michel Debout, lors d'une conférence de presse de présentation de son ouvrage, qui sort jeudi aux éditions de l'Atelier. «Le chômeur n'est pas malade, il est dans une situation traumatique, dans un risque. C'est pour ça qu'il faut avoir un regard préventif», explique-t-il.
«L'important», selon lui, «c'est que quelqu'un puisse dire au chômeur: "Vous avez été traumatisé, vous pouvez en parler, ce n'est pas honteux."» Mais «la réponse ne peut pas être exclusivement médicale», prévient-il. «C'est l'ensemble des acteurs qui doivent être sensibilisés: Pôle emploi, les acteurs associatifs, la famille, le réseau social qu'il y a autour de la personne, etc.»
Les chômeurs sont «deux fois abandonnés», déplore Michel Debout: «abandonnés par leur entreprise et abandonnés par la société à travers les questions que l'on peut se poser sur leur santé».
Psychiatre et professeur de médecine légale, Michel Debout est aussi un spécialiste du suicide. Il a longtemps plaidé pour un Observatoire national du suicide, finalement créé en 2013. Et alors que, selon Pôle emploi, le chômage touchait en novembre 3,75 millions de personnes en France, une étude, publiée la semaine dernière, révélait pour la première fois que le taux de décès par suicide augmente avec le taux chômage et près de 600 suicides pourraient ainsi être attribués à la hausse du chômage observée en France entre 2008 et 2010.
LE RAPPORT DE L'OBSERVATOIRE SUR LE SUICIDE ---}
Suicide