Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr

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"Les infiltrés" au Pôle emploi de Marseille: les agents se sentent trahis

 

TV NEWS  9 janvier 2013

 

Les infiltrés, saison 3 avec Marie Drucker:

Marie DruckerPôle emploi, mission impossible

 

Retour pour la 3ème saison du magazine d’investigation « Les infiltrés » présenté par Marie Drucker, le vendredi 1er février à 22h50 sur France 2.

 

Les journalistes de CAPA ont saisi une nouvelle fois une réalité au coeur de différents mouvements, milieux ou entreprises. Des enquêtes chocs et inédites, des reportages, loin des images habituelles, promet France télévisions.

 

1ère enquête : « Pôle emploi : mission impossible ». Pour ce premier numéro, « les Infiltrés » se sont intéressés à un « système » que tout le monde connaît, mais dont personne ne peut imaginer l’univers kafkaïen : Pôle Emploi. Un sujet d’actualité s’il en est, au moment où le nombre de demandeurs d’emploi ne cesse d’augmenter.

 

Aujourd’hui, Pôle Emploi accompagne plus de 3 millions de personnes, presque un million de plus qu’il y a 4 ans au moment de sa création. Pour faire face à cette vague, l’organisme a recruté des agents en CDD d’un an dans le courant de l’année 2012. L’une des journalistes de l'équipe de ce magazine a réussi à intégrer une agence importante d’une grande ville française : une embauche sans vraie sélection et avec une formation sur le tas. Dans le même temps, l’agence remerciait des agents formés qui finissaient un CDD de deux ans… Jour après jour, cette infiltrée a découvert la réalité du quotidien des conseillers de Pôle Emploi, en sous-effectifs chroniques, écrasés par la bureaucratie et des directives inapplicables, parfois à la violence, et scandalisés par la politique du chiffre. Elle a découvert comment le système « oubliait des chômeurs » jugés incasables, et dont aucun conseiller ne suivait le dossier. Et pourtant les agents font régulièrement preuve de dévouement et n’hésitent pas à trouver des solutions aux demandeurs d’emploi grâce à une bonne dose de système D. Parallèlement à ce tournage en infiltration, une autre équipe de journalistes a, durant quatre mois, fait des demandes officielles de tournage dans une agence Pôle Emploi pour pouvoir rencontrer des agents, discuter de leurs conditions de travail et les filmer dans leurs activités. Ces demandes à la direction de la communication de Pôle Emploi n’ont pas abouti, l’organisme ne souhaitant pas donner d’autorisation de tournage…

 

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Aurore Boréale le 21 janvier

 

Selon mes infos, les collègues de Marseille ont vécu comme une trahison la confiance qu'ils avaient accordée à la CDD-journaliste. Ils ont envoyé une lettre pétition à la DG demandant de faire annuler l'émission, contestant le principe de la technique de "caméra cachée". La CGT a appuyé cette demande.

 

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Bakchic-info (blog satirique)  18 janvier 2013

 

L’émission de France 2 a jeté un œil en caméra cachée dans les petites affaires de Pole Emploi Marseille. La CGT locale est furax et dénonce le procédé.

 

Le 15 janvier, les Délégués Syndicaux Centraux CGT de Pole Emploi ont adressé une missive un brin vindicative à Thierry Thuillier, le Monsieur Information de France Télévisions. Pour faire bonne mesure, copie du document a également été transmis à  Marie Drucker, grande prêtresse de l’émission d’investigation « Les Infiltrés », aux ministres Aurélie Filipetti et Michel Sapin, à Jean Bassères le directeur général de Pôle emploi sans doute assez mal à l’aise, ainsi qu’à Véronique Marchand du Syndicat national des Journalistes CGT. 

 

En cause, un reportage de l’émission « les Infiltrés » programmé pour le 1er février, réalisé comme souvent, dans des conditions discutables. Le procédé consiste à faire passer un journaliste pour ce qu’il n’est pas et, une fois introduit dans la place, à filmer ce qui s’y passe à l’insu de son entourage au moyen d’une caméra cachée.

 

C’est la vie qu’on devine fascinante de l’agence Pole Emploi de Marseille Saint Gabriel qui aurait été discrètement épiée de la sorte pendant plus d’un mois. Aux dires des signataires de la lettre qui exigent que la chaîne renonce à la diffusion du reportage, « …Cela a provoqué au sein de cette agence un véritable état de choc ». 

 

Toutes les hypothèses sont envisageables quant aux véritables raisons de ce traumatisme. D’autant que 5 lignes plus bas, les auteurs croient utiles d’ajouter que « nous ne voulons rien cacher de la situation de Pole Emploi et notre syndicat dénonce quotidiennement les difficultés des salariés de Pole Emploi, la désorganisation des services, la dégradation du Service Public… » .

 

Avec la prudence d’un vieux Sioux, Thierry Thuillier s’est débarrassé de la patate chaude le même jour en rappelant aux auteurs de la lettre que l’émission en question ne dépend pas des Rédactions et de l’Information mais des programmes de France 2, refilant ainsi le bébé un peu sale à Jean Réveillon, Directeur Général de France 2.

 

Faut-il sanctionner les voleurs d’images ?

 

L’affaire repose en termes très concrets l’éternel débat des limites déontologiques du journalisme, et tout particulièrement celui du genre désigné sous l’appellation confuse de « journalisme d’investigation ».

 

 En l’espèce, la CGT dénonce (« nous sommes toujours disponibles pour répondre aux questions des journalistes ») la pratique déloyale qui consiste à faire usage d’une qualité fictive pour recueillir des informations auxquelles selon toutes vraisemblances, « l’infiltré » n’aurait pas accès s’il exhibait sa carte de presse à l’appui de sa demande d’interview. 

 

A l’opposé on trouve bien sûr les adeptes du « whistle-blowing » qui affirment, multiples preuves à l’appui, que l’intérêt public peut justifier des entorses à un code déontologique à géométrie d’autant plus variable qu’il se confronte désormais à des sources alternatives de renseignements nées avec l’explosion des réseaux sociaux. En d’autres termes, la fin journalistique et l’intérêt public justifient-ils les moyens employés pour recueillir l’information et démontrer sa véracité ?

 

La technique qui gagne sans cesse du terrain dite de la « caméra cachée » s’accompagne dans ce genre télévisuel d’un corollaire logique en termes de droit à l’image, et qui consiste à « flouter » les visages des cibles enregistrées à leur insu, pendant qu’elles se livrent, le cas échéant, à des actes que la morale publique réprouverait avec la plus grande fermeté si elle en avait connaissance. 

 

Guerre du chiffre

 

Comme l’indiquent les auteurs du courrier, « …les agents refusent que leurs images soient utilisées par votre chaîne ». Revendication légitime que la chaîne se gardera sans doute prudemment d’enfreindre. 

 

Il faut donc chercher ailleurs la cause de l’émoi syndical.

 

 Sur un sujet aussi brûlant que la progression vertigineuse du chômage que les pouvoirs publics toutes sensibilités politiques confondues sont incapables de résorber, au nom de quel principe refuserait-on par exemple au public de connaître tous les artifices éventuellement mis en œuvre, sur ordres écrits ou verbaux de leur hiérarchie, par les acteurs du service public de l’Emploi, fussent-ils membres d’une organisation syndicale, pour radier voire pour retarder l’inscription d’un maximum de demandeurs afin d’embellir les statistiques d’Etat ? 

 

Que l’on sache, la Centrale de Bernard Thibault s’est souvent fait l’écho par le passé du doute qu’elle entretenait sur la fiabilité des statistiques du chômage produites par le ministère du Travail, alors que la situation était loin d’être aussi catastrophique. Son secrétaire Général ne jugeait-il pas déjà les chiffres « de plus en plus artificiels et farfelus » en mars 2007 ?

 

Par ailleurs, quiconque se souvient encore des obstacles qu’a opposé pendant des années cette même CGT aux tentatives de la presse de jeter un coup d’œil sur les pratiques managériales en vigueur au sein des Comités d’Entreprises de grandes firmes publiques, ne peut qu’être réservé sur la sincérité de la démarche syndicale auprès de la direction de l’Information de France 2.

 

Il n’en demeure pas moins que la profession serait bien avisée d’entreprendre une réflexion sérieuse sur la question déontologique de la légitimité des images volées dans l’intérêt public présumé. Jusque là, les « Infiltrés » de Marie Drucker devraient peut être s’abstenir de jouer systématiquement les Joseph Frederik Pistone, alias Donnie Brasco ; leur contributions respectives à la salubrité publique n’est manifestement pas du même calibre.


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F
Bonjour ,a tres bien bien comme reportages ! est ce n ai que la partie visible de l iceberg
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J
"La vérité est révolutionnaire!" (Vladimir Ilitch Oulianov, alias Lénine)...<br /> Le mot "Vérité", en russe, se traduit par "Pravda" ...
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M
pour une fois qu'une émission veut mettre en lumière sans concession les résultats catastrophiques de la fusion/confusion/destruction on ne va pas la bouder quand même!
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