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Marche des chômeurs du 10 juin au 6 juillet

 

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La Croix  29 mai 2013


Les chômeurs se remettent en marche


Du 10 juin au 6 juillet, les associations de chômeurs organisent une marche pour rendre plus visible la situation des demandeurs d'emploi.
Quatre-vingts ans après les premières grandes marches de chômeurs de 1933 et seize ans après l'appel de Florence (1997) qui avait lancé les grands défilés européens vers Amsterdam, une nouvelle marche est à l'ordre du jour. Après un prologue du 10 au 13 juin sur l'île de La Réunion, où le taux de chômage est particulièrement fort, deux marches démarreront le 17 juin de Montpellier et d'Haguenau.
Le 20 juin, jour de la conférence sociale, à laquelle les associations de chômeurs ne sont pas invitées, sera marqué par un « appel à action festive » dans une vingtaine de villes. Les marcheurs, après avoir fait halte dans plusieurs villes, rallieront Paris le 16 juillet (1).
Là, un cahier de doléances rempli durant la marche sera remis à Jean-Marc Ayrault. « Si par hasard il ne nous recevait pas, on lui réserverait une chaise vide place Stalingrad », prévient Jean-Baptiste Willaume, l'un des administrateurs du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP).
Lancée le 13 avril à Saint-Dizier lors de l'assemblée générale du MNCP, l'initiative est coorganisée par deux autres associations de chômeurs (AC et Apeis), l'association Droit au logement, ainsi que deux syndicats (la FSU et Solidaires). Avec un objectif principal : faire entendre la voix des chômeurs auprès du gouvernement et des partenaires sociaux.
« Il ne s'agit pas pour nous d'une marche de plus mais d'un appel à une véritable prise de conscience face à la gravité de la situation », marquée notamment par l'immolation d'un demandeur d'emploi nantais le 13 février dernier, précise Jean-Baptiste Willaume.
Alors que le nombre de demandeurs d'emplois a dépassé le record de 1997, « les choses sont beaucoup plus dures qu'avant car les mailles du filet de protection sociale se sont élargies », ajoute Malika Zediri, de l'Apeis.
« Aujourd'hui, précise Noël Daucé, syndicaliste FSU, plus d'un demandeur d'emploi sur deux n'est pas indemnisé et le nombre de chômeurs en fin de droits explose. Dans ce contexte, le retour à la dégressivité des allocations, comme le demande le Medef, serait catastrophique. »
Pour faire face à cette situation, le collectif, favorable à une réduction de la durée du travail à 32 heures, demande une « augmentation substantielle » des minima sociaux et la création d'un Fonds social d'urgence. Il souhaite également une « réforme drastique de l'assurance-chômage ».
NATHALIE BIRCHEM


(1) Programme provisoire à consulter sur https://marchechomeurs2013.wordpress.com/

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J
Bonsoir à tous,<br /> <br /> Il faut souhaiter aux assos de chômeurs et précaires d'avoir de nombreux sympathisants derrière eux afin d'inciter les dirigeants politiques et économiques de se pencher sérieusement sur le<br /> problème du chômage de masse que l'on va ressentir prochainement.<br /> <br /> Mais un sursit est donné aux décideurs pour ne pas agir rapidement en raison de la faiblesse des soutiens venant des chômeurs eux-mêmes.<br /> <br /> La manifestation du 1 décembre 2012 avait réuni 1.500 personnes à Paris dont de nombreux retraités et quelques collègues de PE de la CGT, de SUD et du SNU.<br /> <br /> Ils ne pourront compter ni sur le personnel de Pôle-Emploi, ni sur les partenaires sociaux.<br /> <br /> Bon courage aux trois assos de chômeurs et précaires,<br /> <br /> Jean-Pierre NGUYEN
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K
Les mouvements de chômeurs ont vocation à tracer les voies de sortie de crise.<br /> Mais on en est loin. J'ai toujours été frappé par ces propositions/revendications qui ne sont jamais ni tout à fait réalistes ni tout à fait utopiques.<br /> Les 32 heures, l'augmentation du RSa, le retour du bon vieux fonds social de l'Assedic...c'est cela oui, à Pole-Emploi !<br /> On prend les vielles recettes éculées et on applique un coefficient multiplicateur...<br /> Ca fait pas un horizon transcendant.
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J
Réduction du temps de travail à 32 heures par semaine? Payées 32 ou payées 35? Parce que, au niveau du principe, ce n'est pas du tout la même chose ... Et au niveau des effets concrets, ce n'est<br /> pas, non plus, la même chose! Faudrait qu'ils précisent ...
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