Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr

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Pôle emploi infiltré: une émission attendue avec impatience.

 

mlactu.fr  29 janvier 2012

Polémique à Pôle emploi, « infiltré » à Marseille

MarseilleDes journalistes ont filmé, à leur insu, des conseillers d'une agence de Pôle emploi à Marseille dans leur quotidien et révèlent les ravages d'un système qui semble faire naufrage.

 

Pas encore diffusé mais déjà critiqué ! Le reportage des « Infiltrés », « Pôle emploi : mission impossible », programmé pour le 1er février sur France 2, fait des vagues depuis quelques jours. En cause, des journalistes de l'agence CAPA, infiltrés et embauchés en CDD à Pôle emploi en mai et novembre 2012. Le temps de quelques semaines, ils ont filmé en caméra cachée tous les dysfonctionnements du plus célèbre des établissements français. La plus longue infiltration se déroule à Marseille, dans le 14ème arrondissement à l'agence de Saint-Gabriel.


Un reportage a priori accablant


Épiée durant plus d'un mois, l'agence marseillaise est apparemment le théâtre d'un « grand malaise » qui touche les salariés. Des conseillers qui ont « la tête dans le guidon » et des difficultés à faire leur métier. Malgré le renforcement de 2000 postes à Pôle emploi en 2012, ils peinent à accompagner les quelque quatre millions de chômeurs dans leurs recherches. Le reportage témoigne ainsi d'une triste réalité: des agents en sous-effectifs, terrassés par l'affluence des chômeurs et par les formalités administratives parfois draconiennes. Et pourtant, chaque conseiller doit gérer 160 chômeurs selon le magazine, mais n'ont qu'une demi-journée par semaine pour les recevoir, soit 25 personnes par mois. Conclusion : ils n'arrivent pas à suivre tout le monde dans un délai raisonnable.

Certains demandeurs d'emploi sont même mis à l'écart volontairement. Dans le sujet, le responsable des ressources humaines explique à la conseillère-journaliste que son job est « d'écraser » les projets de formation de ceux qui souhaitent s'orienter vers des secteurs bouchés. Des chômeurs considérés comme incasables et qui ne sont donc suivis par aucun conseiller. C'est le cas de Marc*, 33 ans, inscrit à Pôle emploi à Saint-Maximin dans le Var. Enregistré depuis octobre 2011, cet ancien étudiant en master de biologie végétale n'a eu aucun contact avec son agent entre mars et décembre 2012. Ni appel, ni mail, ni courrier. Une absence justifiée par un « manque de temps », avant que le dossier du jeune homme ne soit repris par une autre conseillère pour « soulager son collègue, surchargé de travail ».

Un constat alarmant alors que le nombre de chômeurs en France ne cesse d'augmenter. Même la réalisatrice du reportage, Dorothée Cochard, s'étonne de l'ampleur des problèmes auxquels fait face Pôle emploi: « je ne m'attendais pas à une telle disproportion entre les objectifs et les moyens mis à leur disposition », déclare-t-elle, avant de préciser : « Je ne pensais pas que Pôle emploi était dans cet état ».


Une vive inquiétude chez les salariés


Au sein de Pôle emploi, les réactions sont mesurées mais la peur est palpable. Son directeur général, Jean Bassères, ne souhaite pas réagir avant d'avoir visionné le reportage mais sera bien présent sur le plateau de l'émission après sa diffusion. Du côté du service de communication en revanche, les salariés marseillais sont la principale préoccupation : «Ils sont très inquiets. Tous se demandent s'ils seront sur le reportage et essaient de se souvenir de ce qu'ils ont pu dire. Cela va forcément impacter sur les agents et les chômeurs, même si les voix ont été modifiées et les visages floutés», affirme-t-il, avant de lâcher un: «on s'en serait bien passé».

La CGT PACA, elle, n'a pas voulu s'exprimer mais a tout de même adressé une lettre le 15 janvier à Thierry Thuillier, directeur de l'information à France Télévisions pour demander la non-diffusion du magazine. Le syndicat dénonce un « piège journalistique » et estime que les salariés de Marseille sont « en danger » mais surtout « en état de choc ».

Sur un sujet aussi brûlant que celui du chômage, principale préoccupation des Français, nul doute que la controverse ne désemplira pas. Alors, rendez-vous vendredi soir à 22h50 pour constater l'étendue des dégâts d'un système que finalement, tout le monde ne connait peut-être pas si bien.


* Le prénom a été changé

 


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J
Bonne année Jacques,<br /> <br /> Alors la retraite comment se passe t'elle ?<br /> <br /> Franchement, tu devrais lever le pied.<br /> <br /> Soit tu aides tes anciens collègues qui traversent les quarantièmes rugissants dans une galère conçue pour le temps de demoiselle.<br /> <br /> Soit tu t'abstiens d'écrire des commentaires vengeurs à l'encontre de ceux-ci. Tu taraudes la coque en bois du vaisseau amiral, déjà plus que mal en point.<br /> <br /> Nous connaissons tous ton aversion des services publics et tes "idées libérales" datant des années 1970 pour le traitement des besoins économiques et sociaux de tes compatriotes.<br /> <br /> Laisses aux jeunes générations le droit de savoir ce qui est "bon" pour eux.<br /> <br /> Et encore bonne année Jacques,<br /> <br /> Merci à Aurore pour ce blog,<br /> <br /> Bonne chance à tous,<br /> <br /> Jean-Pierre NGUYEN
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J
Je l'ai déjà dit, mais je ne résiste pas au désir de redire : "Voyez ce reportage! Cela ne peut-être que bénéfique!"
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