Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr
L'agence de Sens, portes closes, les fenêtres de l'étage grandes-ouvertes
L'Yonne 17 octobre 2013
Les agents de Pôle Emploi ont exercé leur droit de retrait, après la découverte d’une concentration anormale de composés organiques volatils.
«Des agents se plaignaient depuis quelque temps de picotements, de nausées. Nous avons donc procédé à des analyses de l’air en septembre. Les résultats montrent des COV (composés organiques volatils) très nettement supérieures aux préconisations européennes », indique Paul Bohler, directeur régional adjoint de Pôle Emploi.
Les agents de l’établissement ont aussitôt exercé leur droit de retrait et l’agence de Sens a été fermée, hier. Au grand dam, des demandeurs d’emploi, qui se sont cassé le nez devant les portes. « Ce n’est pas normal. Ils auraient pu nous envoyer un message, pestaient-ils, en début d’après-midi. Nous avons été convoqués. Il ne faudrait pas que nous soyons radiés. Ils ne disent même pas jusqu’à quand c’est fermé. »
Ni pourquoi. Alors que toutes les fenêtres de l’étage étaient ouvertes, malgré le froid et la pluie, deux feuilles indiquaient simplement que le Pôle était « exceptionnellement fermé à compter du 16 octobre ».
Et jusqu’à ce que l’air qui circule dans ce bâtiment inauguré en décembre dernier, dans le nouvel Éco Parc de Sens, soit entièrement renouvelé. « La VMC est en panne depuis jeudi, ce qui a aggravé la situation, révèle Paul Bohler. C’est un bâtiment neuf. Cela peut-être de la colle, de l’aggloméré… C’est très difficile à définir. »
« C’est peut aussi être lié à la peinture, au nettoyage ou à un produit toxique apporté de l’extérieur », suppose Michel Cabassu, l’un des promoteurs de l’Eco Parc, qui ne cache pas son étonnement. « Nous sommes venus à Sens mardi matin, mais nous n’avons rien remarqué et personne n’a évoqué de problème. »
Hier après-midi, des employés des sociétés chargées de la construction du bâtiment, du chauffage et de la ventilation, ont investi les lieux pour procéder à des vérifications et régler les problèmes.
Pas de radiations
D’autres analyses de l’air sont prévues avant la reprise du travail. Paul Bohler se veut rassurant. « Nous sommes en relation avec le médecin du travail. Seul un risque prolongé pourrait générer des troubles. »
De même tient-il à rassurer les demandeurs d’emploi. « Il n’y aura pas de radiations. Nous n’avons pas pu prévenir tout le monde, mais nous avons la liste des gens convoqués. » En attendant, la réouverture de l’agence, les chômeurs peuvent s’informer sur la plateforme téléphonique et sur Internet, et d’autres agences prennent le relais.
Pascale De Souza