Je suis une jeune salariée de Pôle emploi. aurore-boreale@orange.fr
Toute l'Europe 4 octobre 2013
La mobilité des travailleurs entre les Etats membres peut contribuer à réduire le chômage. Pourtant seuls quelque 2 % des citoyens européens vivent et travaillent dans un Etat membre autre que leur pays d'origine. Face à ce constat, la Commission européenne a décidé de réformer le fonctionnement du réseau EURES, explique le commissaire européen à l'Emploi.
Une réforme qui a déjà démarré avec la modernisation du site Internet d'EURES et qui sera complétée pour entrer en vigueur le 1er janvier 2014. Cette réforme se focalise sur l'appariement, le recrutement et le placement et pose ainsi les jalons d'un véritable marché européen de l'emploi.
EURES réunit actuellement plus d'une trentaine de services européens de l’emploi basés dans les Etats membres de l’Union, dans les pays de l’EEE (la Norvège, l’Islande et le Lichtenstein) et en Suisse.
Près d'1 400 000 offres d'emploi en moyenne sont diffusées et environ 150 000 demandeurs d'emploi accèdent à un emploi dans l'Union européenne chaque année via EURES.
La réforme d’EURES a pour but d’aider les demandeurs d’emploi à entrer plus facilement en relation avec des employeurs recherchant des compétences particulières, de cibler davantage les secteurs et les métiers en déficit de main-d’œuvre qualifiée et de soutenir des programmes de mobilité axés sur les jeunes, a expliqué le commissaire européen.
EURES sera en mesure de répondre directement à des besoins économiques spécifiques, en faisant activement correspondre les demandes de chômeurs ou de personnes souhaitant changer d’emploi avec les vacances disponibles. Un système qui devrait permettre aux employeurs d'avoir un meilleur accès à un réservoir de candidats dans lequel ils pourront trouver les qualifications nécessaires pour développer et faire croître leur entreprise.