24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 18:15

 

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AFP  24 octobre 2013

Inscrits à Pôle emploi: retour de balancier en septembre et nouveau record

 

En partie "contre-effet" du bug d'août, le nombre des demandeurs d'emploi sans activité a bondi de 60.000 en septembre pour établir un nouveau record (3,29 millions), mais le gouvernement maintient son objectif d'inverser la courbe en fin d'année, une question de "crédibilité".

Après la baisse spectaculaire (-50.000) mais faussée d'août, le ministre du Travail Michel Sapin avait prévenu que les chiffres de septembre, mécaniquement, ne seraient "pas bons".

Une partie des inscrits qui n'avaient pas été relancés le mois dernier par SMS pour leur rappeler d'"actualiser" leur situation se sont en effet réinscrits en septembre.

Mais la hausse enregistrée en septembre (+1,9%) va au-delà. Si "une part" est bien liée au "contre-effet" du "bug SFR", elle "se double d'une augmentation" supplémentaire, reconnaît-on au ministère.

Compte tenu de la "forte volatilité de ces statistiques mensuelles", la "seule analyse sérieuse pour août et septembre consiste à regarder les évolutions sur deux mois pour mesurer la tendance réelle", estime le ministère dans un communiqué.

Entre fin juillet et fin septembre, "la hausse est de +10.000", soit "+5.000 en moyenne par mois", contre "+30.000 par mois" au premier trimestre et "+18.000 au deuxième". "La tendance à l'amélioration observée depuis plusieurs mois" se trouve donc "confirmée", assure le ministère.

Inverser la courbe "plus que jamais l'objectif"

En incluant l'Outre-mer, Pôle emploi recensait au total fin septembre 5,1 millions d'inscrits, avec ou sans activité réduite, dont 2,1 millions depuis plus d'un an.

"Quantifier précisément" l'effet du bug n'est "pas possible", ont expliqué de leur côté les services statistiques du ministère. Mais selon la Dares, "l'impact haussier" des réinscriptions liées au bug est "a minima de l'ordre de 16.000 à 18.000" sur le nombre d'inscrits avec ou sans activité en métropole.

La hausse a été plus marquée en septembre pour la catégorie des jeunes. En baisse depuis mai, le nombre d'inscrits de moins de 25 ans a augmenté de 3% par rapport à août. Mais depuis mai, leur nombre "a reculé de 0,5% par mois", ce qui fait dire aux services de M. Sapin que "l'inversion de la courbe du chômage des jeunes est bel et bien une réalité depuis 5 mois".

Et de réaffirmer que "plus que jamais, l'objectif reste d'inverser la courbe du chômage à la fin de l'année et de façon durable".

Pour Benoît Hamon, ministre de l'Economie sociale et solidaire, la "crédibilité" du gouvernement est en jeu.

Rappelant que cet engagement de François Hollande avait suscité beaucoup de "scepticisme", il estimait mardi que "si dans deux mois, il n'y a pas l'inversion de la courbe du chômage (...) alors qu'on a tout mobilisé pour cela, la crédibilité de ce gouvernement sera là fondamentalement entamée".

Toutefois, pour le leader de la CGT Thierry Lepaon, le gouvernement est "loin d'avoir gagné son pari" d'inverser la courbe du chômage d'ici à la fin de l'année. S'exprimant avant la publication des chiffres de septembre, dans une interview au quotidien Les Echos à paraître vendredi, M. Lepaon estime que "pour inverser la courbe du chômage, il faut mener une vraie politique d'emploi et de relance industrielle".

Le principal instrument du gouvernement pour faire baisser le chômage reste les contrats aidés, en attendant que la reprise de l'activité économique soit assez forte pour créer des emplois.

La durée des contrats subventionnés classiques a été allongée et surtout, plus de 70.000 emplois d'avenir, destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés, ont été signés depuis novembre 2012. L'objectif reste 100.000 en fin d'année.

 

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L'exercice de style de la DARES et de Pôle emploi sur "l'impact haussier" du bug SFR (extrait)

 

"Pour ces raisons, il n’apparaît pas possiblede quantifier précisément dans toutes ses dimensions l’impact haussier du dysfonctionnement sur les relances pour le mois d’aoûtsur l’évolution du nombre de demandeurs d'emploi entre fin août et fin septembre".

La version intégrale de la note technique de la DARES


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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 20:59

 

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AFP  25 septembre 2013

Forte baisse des inscrits à Pôle emploi, une première en deux ans

 

Il n'avait pas baissé depuis plus de deux ans: le nombre d'inscrits en France à Pôle emploi a fortement reculé en août, où 50.000 demandeurs d'emploi sans activité sont sortis des listes, mais le gouvernement s'est gardé mercredi de crier victoire, jugeant prématuré de parler d'inversion de la courbe du chômage.

"C'est un bon chiffre", s'est réjoui mercredi le ministre du Travail Michel Sapin sur RTL, tout en s'empressant d'ajouter: "Je ne dirai pas que c'est l'inversion de la courbe du chômage", promise par François Hollande pour la fin de l'année.

"L'inversion de la courbe du chômage, ce sont plusieurs mois d'affilée. La bataille pour nous, ce n'est pas une bataille pour un mois, c'est une bataille qui doit permettre sur plusieurs mois d'affilée de montrer qu'il est possible de faire diminuer le chômage en France", a-t-il souligné.

Les chiffres de Pôle emploi, publiés mensuellement, sont en effet connus pour leur grande volatilité.

Fin août, on recensait 3,23 millions de demandeurs d'emploi sans activité en métropole.

La baisse observée, d'une ampleur inégalée depuis près 13 ans pour la catégorie A (sans aucune activité), s'explique par la conjonction de deux phénomènes: d'un côté une hausse des sorties des listes de Pôle emploi - due à une explosion des "cessations d'inscriptions pour défaut d'actualisation"-, de l'autre une baisse des entrées.

A la fin de l'été, un très grand nombre de personnes (77.500 de plus qu'en juillet, soit une hausse de 38,8%) ont en effet disparu des listes faute d'avoir informé Pôle emploi, comme il y sont obligés, de l'évolution de leur situation.

Soucieux de dissiper les soupçons, le ministère du Travail précise qu'"aucun incident dans le système d'information de Pôle emploi" ou "changement dans les modalités d'actualisation (...)" "n'a pu être identifié pour expliquer cette hausse exceptionnelle".

La baisse est aussi imputable à une forte diminution des nouvelles inscriptions (-9,4%), suite à des fins de CDD par exemple, signe, selon le ministre du Travail, que c'est "dans tous le tissu économique que la situation s'améliore".

60.000 emplois d'avenir signés

Août marque un quatrième mois consécutif de reflux chez les moins de 25 ans, ce qui fait dire à Michel Sapin que, pour les jeunes, "l'inversion de la courbe est déjà une réalité".

Au total, en incluant les demandeurs d'emploi dispensés de recherche, 5,39 millions de personnes pointaient à Pôle emploi à la fin du mois dernier en métropole.

Parmi les bémols, un chiffre en augmentation: celui des demandeurs d'emploi inscrits depuis plus de 3 ans. Ils étaient plus de 560.000 (+1%).

Pour le ministre du Travail, "ces résultats positifs du mois d'août justifient la politique conduite depuis un an et poussent à amplifier encore la mobilisation générale pour l'emploi".

"Le 60.000ème emploi d'avenir a été conclu ce lundi", les "emplois aidés continuent de monter en puissance" et "de nombreux contrats de génération sont en cours de conclusion", indique-t-il.

Pour gagner son pari d'une inversion de la courbe à la fin de l'année, le gouvernement, confronté à une croissance atone, ne pourra en effet s'appuyer que sur sa politique de l'emploi.

Les économistes estiment qu'environ 1,5 point de hausse annuelle du PIB est nécessaire pour que l'économie crée des emplois, un chiffre bien au-delà de celui attendu en 2013, et même en 2014.

Pour Eric Heyer, directeur adjoint à l'OFCE (observatoire français des conjonctures économiques), on ne peut, malgré des améliorations ponctuelles, espérer une inversion durable de la tendance, "car les destructions d'emplois continueront dans le secteur privé" en 2014.

Jean-Marc Ayrault l'a lui-même concédé: "dans la durée", "ce n'est pas comme ça (avec les emplois aidés), qu'on parviendra" à "gagner la bataille de l'emploi".

"Pour que la situation s'améliore dans la durée, il faut aussi que la croissance reparte, que les entreprises puissent investir ou embaucher", a-t-il récemment déclaré, justifiant ainsi la nécessité de baisser le coût du travail pour les employeurs.

 

 

 


 


 


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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 23:05

 

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AFP  9 septembre 2013

Le chômage grimpe à 10,5% au deuxième trimestre

 Le taux de chômage diminue toutefois chez les 15-24 ans...

Selon les chiffres publiés par l'Insee ce jeudi, le chômage a atteint 10,5% (+0,1 point) au deuxième trimestre en métropole, mais il a baissé chez les jeunes. Le taux de chômage des 15-24 ans diminue depuis deux trimestres (moins 0,6 point au 1er et moins 0,3 point au deuxième).

Avec les départements d'Outre-mer, le chômage s'élève à 10,9% (+0,1 point). Le nombre de chômeurs, tel que mesuré par l'enquête de l'Insee, dépasse pour la première fois les 3 millions de personnes.

«L'action du gouvernment commence à porter ses fruits»

La situation du marche du travail «s'ameliore», a estimé immédiatement le ministre du Travail Michel Sapin après la publication par l'Insee d'une progression «plus modérée» du taux de chômage au deuxième trimestre et d'une baisse pour les jeunes. Dans un communiqué, Michel Sapin juge que «l'action du gouvernement sur le front economique et le front des politiques de l'emploi commence a porter ses fruits».

Selon l'Insee, le chômage, en hausse depuis huit trimestres, atteint désormais 10,5% en France métropolitaine, un niveau inégalé depuis plus de quinze ans. Au deuxième trimestre 2013, le taux de chômage a progresse de +0,1 point, apres +0,3 point au premier trimestre.


«Cohérence» des deux indicateurs


«Cette progression plus moderee est aussi perceptible pour les demandeurs d'emploi inscrits a Pole emploi (categorie A) sur les six premiers mois de l'annee, note le ministre. Le chomage, quelle que soit la mesure utilisee, ralentit», se félicite-t-il en soulignant la «cohérence» des deux indicateurs.

Cependant, «le niveau atteint justifie la mobilisation de tous pour stopper sa progression et engager sa diminution, ajoute le ministre. Pour les jeunes, l'inversion de la courbe du chomage est d'ores et deja engagee, c'est une confirmation» de la baisse du nombre de jeunes inscrits à Pôle emploi depuis trois mois, juge-t-il.

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:41

 

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Le Figaro  28 août 2013

Les radiations de Pôle emploi en forte hausse en juillet

FOCUS - Les radiations ont crû de plus de 30% sur un an le mois dernier. Au total, 54.000 personnes sont sorties des listes de Pôle emploi par ce biais.

Les radiations sont-elles en hausse?

En mai, juin et juillet, qui ont vu le chômage se stabiliser puis repartir modérément à la hausse, les radiations et cessations d'inscription à Pôle emploi ont de leur côté bondi. En juillet, les radiations ont enregistré une hausse de 31,5% sur un an quand les cessations d'inscription (qui s'en distinguent notamment en ce que le demandeur d'emploi peut se réinscrire quand il veut) se sont stabilisées après une hausse de 3,6% en juin. Au total, 254.000 chômeurs sont sortis des listes de Pôle emploi pour cette raison. C'est 21.000 personnes de plus qu'en avril et 12.000 de plus qu'un an auparavant. Le fait de franchir la barre des 250.000 demandeurs d'emploi exclus chaque mois, et ce à trois reprises, constitue «un changement radical» par rapport aux mois précédents, relève Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis. De quoi participer grandement à l'amélioration des chiffres constatée (100 nouveaux inscrits en mai, 14.900 en avril)…

Sur le long terme cependant, Pôle emploi contient plutôt les radiations: Elles touchaient 0,94% des chômeurs en 2012 contre 1,53% en 2008. «Des efforts ont été faits par Pôle emploi pour limiter les radiations disproportionnées» explique Christian Fallet, délégué CFDT à Pôle emploi. De nombreuses agences ont par exemple cessé de radier deux mois les demandeurs d'emploi qui rataient un rendez-vous téléphonique - et se voyaient alors privés d'indemnisation pendant cette période.


À quoi est due la progression de ces derniers mois?


Pôle emploi avoue ne pas avoir pour l'instant d'explication à apporter. Un changement méthodologique a bien été opéré en janvier, mais ces répercussions sont désormais passées. Les syndicats comme la direction s'accordent par ailleurs à nier l'existence de «consignes» qui viseraient à faire artificiellement baisser le chômage pour tenir la promesse gouvernementale. Le rapport de la mission d'information du Sénat sur ce sujet avait souligné en 2011 qu'«aucun élément objectif» ne permettait d'étayer de telles pratiques par le passé. «On peut penser que si une politique active de radiation était réellement à l'œuvre, des témoignages et des dénonciations internes auraient permis d'en avoir connaissance», font valoir les sénateurs.

Pour le syndicat SNU de Pôle emploi, la mise en œuvre du plan "Pôle emploi 2015", qui consiste à accorder un suivi différencié à trois types de chômeurs selon leur degré d'éloignement du marché du travail, pourrait en revanche y être pour quelque chose. «Tous les demandeurs d'emploi sont convoqués pour répondre à une proposition de suivi. Or quand on convoque 100 personnes, 2 sont finalement radiées pour ne s'être pas présentées», explique Jean-Charles Steyger, élu national du SNU.

Quelle différence entre les radiations et les cessations d'inscription pour défaut d'actualisation?

Tous les demandeurs d'emploi sont tenus d'actualiser chaque mois leur recherche d'emploi. Celui qui omet de le faire ou le fait avec retard sort automatiquement des listes de Pôle emploi, sous la mention «cessation d'inscription pour défaut d'actualisation». En juillet, c'était le cas de 200.000 personnes. D'après une enquête du ministère du Travail, 18% des sortants de Pôle emploi se réinscrivent tout de suite après, et 8% déclarent ne pas avoir renouvelé leur inscription de façon «accidentelle». Au total, note l'économiste Michel Abhervé, ce sont donc environ un quart des demandeurs d'emploi qui sortent chaque mois des statistiques du chômage par erreur.

À l'inverse de la cessation d'inscription, la radiation est une sanction. Elle se traduit par l'impossibilité de se réinscrire à Pôle emploi pendant une certaine durée, le plus souvent deux mois. Pendant cette période, les indemnités chômage ne sont pas versées.


Pour quels motifs peut-on être radié?


L'absence de réponse à une convocation de Pôle emploi constitue 90% des motifs de radiation recensés par le Médiateur. Sans justification légitime, ce manquement est sanctionné par une radiation de deux mois. Aujourd'hui, la dématérialisation des rapports entre Pôle emploi et ses usagers constitue une nouvelle source de litige car certains chômeurs ne s'aperçoivent pas qu'ils ont reçu une convocation par Internet. «Les gens donnent à Pôle emploi leur adresse e-mail sans comprendre que dorénavant, ils ne recevront plus rien par courrier, même plus leurs convocations. Tout leur sera adressé sur leur espace personnel Pôle emploi. C'est un vrai piège», raconte Rose-Marie Lévy-Péchallat, cofondatrice du site associatif recours-radiation.fr. En réalité, l'espace personnel doit être consulté avec assiduité, «deux fois par jour» pour ne pas rater d'information importante, précise le rapport du Médiateur. Les malentendus pourraient à l'avenir se multiplier, lorsque tous les demandeurs d'emploi les plus proches du marché du travail se verront proposé un suivi 100% Web.

Les radiations pour refus d'accompagnement (si le demandeur d'emploi refuse par exemple une formation ou une aide à la recherche d'emploi) représentent de leur côté 8% des radiations et celles pour absence d'actes positifs de recherche d'emploi 2% seulement. Et pour cause: il n'est pas aisé d'évaluer l'intensité d'une recherche d'emploi, surtout lorsque les conseillers jonglent avec les dossiers.


L'absence de recherche d'emploi est-elle davantage sanctionnée?


Ces derniers mois, le site recours-radiation a noté une hausse des sanctions pour ce dernier motif. Est-ce l'amorce d'une nouvelle tendance? Pôle emploi a lancé fin juin une expérimentation de neuf mois, dans quatre régions françaises (Franche-Comté, Haute-Normandie, Paca et Poitou-Charentes), axée sur le contrôle de la recherche d'emploi. Plusieurs équipes dédiées, de 3 ou 4 personnes, devront convoquer les demandeurs d'emploi inscrits depuis plus de trois mois au hasard, pour faire le point sur leurs recherches. Pôle emploi assure qu'il ne s'agit que de les informer de leurs droits et devoirs, pour permettre au conseiller habituel de se concentrer sur l'accompagnement. «Cela peut être positif s'il ne s'agit pas de radier systématiquement mais d'accompagner le demandeur d'emploi en jouant un peu avec le bâton, estime Christian Fallet, de la CFDT. Il faudra attendre la fin de l'expérimentation, en mars 2014, pour y voir plus clair sur l'intérêt de cette stratégie.»


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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:02

 

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Thermomètre cassé: attention danger !

 

Sur le blog de Michel Abhervé  27 août 2013


Disparition des statistiques mensuelles du nombre d'offres d'emploi satisfaites

 

Les chiffres de l'inscription à Pôle emploi fin juillet viennent de paraitre, et ils confirment, comme le ton adopté le laissait pressentir que nous pourrions approcher de la fameuse inversion de tendance promise, surtout si le rebond de l’activité estimé par l’INSEE se confirme

Mais, il convient de rester prudent car tous les chiffres n’évoluent pas aussi favorablement que ceux de la catégorie A, largement commentés comme à l’accoutumée, et l’ensemble A,B et C progresse pour sa part de 1,1 % pour la France entière, ce qui représente quand même 55 500 personnes supplémentaires en recherche active d’emploi

L’amélioration pour les jeunes en catégorie A s’accompagne d’une dégradation de la situation de ceux-ci pour les catégories B et C, ce qui montre que la tendance reste fragile. Et le chômage de longue durée continue à progresser, comme la durée moyenne d’inscription qui atteint 497 jours : les 500 jours devraient être atteints prochainement.

Et 200 000 cessations d’inscription pour défaut d’actualisation continuent à obliger à devoir relativiser les chiffres publiés, même si leur nombre baisse légèrement

La vraie nouveauté de cette publication est dans l’arrêt de la publication du nombre d’offres d’emploi satisfaites, au prétexte de l’application de la diversification de l’offre de service proposée aux employeurs. Si on peut comprendre que les évolutions entrainent des difficultés à suivre la continuité des statistiques, on ne peut qu’être surpris de la disparition de toute information sur un aspect décisif de l’activité de l’institution, surtout si on se rappelle que la progression des offres d’emploi satisfaites est un des indicateurs de la convention tripartite Etat UNEDIC Pôle emploi. On a quand même l’impression qu’on a cassé le thermomètre quand on écrit “cette nouvelle procédure entraîne une rupture dans l’évolution des séries statistiques d’offres satisfaites qui conduit à en suspendre la publication “

 

Voir le blog de Michel Abhervé


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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 12:27

 

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JB Chastand (Le Monde)  27 août 2013

La hausse du chômage a continué en juillet

Les mois se suivent et la hausse du chômage ne semble pas s'interrompre, même si elle s'atténue. En juillet, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) a augmenté de 8 100 personnes, DOM compris, selon les chiffres publiés mardi 27 août par le ministère du travail. Il s'agit du 27e mois de hausse consécutive. En tout 3 546 600 personnes étaient inscrites en catégorie A à Pôle emploi en juillet.

Malgré cette nouvelle hausse, le gouvernement, qui a promis d'inverser la courbe du chômage d'ici à la fin de l'année, défend que "la tendance à l'amélioration sur le front du chômage se confirme au mois de juillet", la hausse étant en moyenne très inférieure à celles du début de l'année.

Mais en incluant les chômeurs en activité réduite (catégories A, B et C), la hausse a atteint en juillet un niveau très élevé avec + 55 500 personnes, DOM compris. Un très mauvais chiffre, qui contrarie la communication gouvernementale, même si l'exécutif a fondé son objectif d'inversion de la courbe sur les seules catégories A. 5 148 200 personnes sont désormais inscrites en catégories ABC.

Dans le détail, le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans en catégorie A a reculé de 0,8 % en juillet, après avoir déjà reculé en juin. Le ministère du travail estime à ce titre que "l’inversion de la courbe du chômage des jeunes est d’ores et déjà engagée". En revanche, elle continue d'augmenter pour les chômeurs plus âgés.

Le nombre de chômeurs de longue durée (inscrits depuis plus d'un an) a également progressé fortement (+ 1,7 % sur un mois et + 16,4 % sur un an). A ce titre, le nombre d'inscrits à Pôle emploi qui bénéficient du RSA connaît également un bon supérieur à 17 % sur un an.

La forte hausse des catégories ABC en juillet est due à un bond des entrées à Pôle emploi à la suite d'une fin de mission d'intérim (+ 11,8 %) ou de CDD (+ 5,2 %). Les sorties pour reprises d'emploi déclarées progressent de leur côté très légèrement (+ 0,5 %), alors que les radiations administratives ont bondi – sans explication – de plus de 10 % en un mois. La réforme des radiations entrée en vigueur en janvier a pu entraîner pour 2013 "un caractère plus heurté que par le passé" des données, avertit toutefois le ministère du travail.

 

Voir le blog de JB Chastand

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 16:42

 

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AFP  31 juillet 2013


Le nombre de DE indemnisés en hausse de 1,5% en juin


Le nombre de demandeurs d'emploi en France percevant une allocation a augmenté de 1,5% en juin par rapport au mois précédent, et de 7,7% sur un an, selon des données publiées mercredi par Pôle emploi.

Ainsi, 2.747.200 demandeurs d'emploi ont été indemnisés en métropole en juin, dont 2,26 millions par l'assurance chômage (+1,6% sur un mois, +7% sur un an), les autres au titre d'allocations de solidarité versées par l'Etat (+1,1% sur un mois, +11% sur un an).

Ces chiffres sont à mettre au regard du nombre d'inscrits à Pôle emploi: fin juin, l'opérateur public dénombrait 3,279 millions de demandeurs d'emploi sans activité en France métropolitaine, un record (+11,2% sur un an).

Au total, en tenant compte des chômeurs ayant eu une activité réduite et de l'Outre-mer, Pôle emploi recense désormais plus de 5 millions de demandeurs d'emploi.

L'évolution du nombre des chômeurs indemnisés ne suit pas toujours la courbe des inscrits car tous les demandeurs d'emploi ne réunissent pas les conditions pour toucher une allocation.

En incluant les personnes en formation et en préretraite, Pôle emploi dénombrait au total 2,968 millions d'allocataires (+1,6% sur un mois, +7,8% sur un an).

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 19:28

 

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blog-emploi.com  18 juillet 2013

Et si Google servait à prédire les chiffres du chômage ?

Lorsque vous tapez "emploi" dans les moteurs de recherche, il y a de fortes chances que vous recherchiez un travail. C'est en tout cas le point de départ d'une recherche menée par des Français qui se sont intéressés à "l'économétrie Google". L'écono-quoi ? "L'économétrie Google désigne l'utilisation des données Google en libre accès, toutes les informations liées aux requêtes sur des mots clés", explique Frédéric Karamé de l'université du Mans. Des données que tout un chacun peut extraire en accédant à l'interface Google trends. Il suffit de taper le mot clé à analyser pour obtenir une production statistique automatisée. A l'origine, l'économétrie Google a été développée pour suivre en temps réel l'évolution des épidémies de grippe. Les entreprises s'en sont ensuite emparées pour affiner notamment leurs prévisions de vente.

Aujourd'hui, "l'économétrie google" pourrait aussi servir à analyser le marché du travail. Comment ? "Si l'on considère que l'emploi est une question d'actualité, le nombre de requêtes va augmenter en parallèle", poursuit le chercheur. Et ce du côté des employeurs comme des chômeurs. "Le modèle d'analyse que nous avons développé permet alors de disséquer ces deux courbes et d'obtenir des prévisions fiables sur les chiffres du chômage", indique Frédéric Karamé.

Google meilleur que le ministère du Travail ?

Les chercheurs ont constaté un biais favorisant la prédiction de l'emploi des jeunes. "Cela tient en partie à leur usage d'Internet", analyse Frédéric Karamé. Mais tout l'intérêt de "l'économétrie Google" appliquée à l'emploi est de pouvoir fournir des données sur le chômage quasi en temps réel. "Alors que le ministère du Travail fournit les chiffres du chômage avec un mois de décalage, cette méthode permettrait d'obtenir des chiffres à la semaine". Seul bémol à cette méthode : "plus elle est dévoilée, plus les gens s'amuseront à taper emploi dans Google et moins la prédiction sera fiable..."


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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 20:57

 

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DARES  24 juillet 2013

 

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 3 279 400 en France métropolitaine fin juin 2013. Ce nombre est en hausse par rapport à la fin mai 2013 (+0,5 %, soit +14 900). Sur un an, il croît de 11,2 %.

 

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories B et C s’établit à 1 520 300 en France métropolitaine fin juin 2013. En juin, le nombre de ceux de catégorie B est en baisse de 1,2 % (+6,5 % sur un an) et le nombre de ceux de catégorie C diminue de 0,4 % (+3,5 % sur un an).

 

Au total, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établit à 4 799 700 en France métropolitaine fin juin 2013 (5 092 700 en France y compris Dom). Ce nombre est en hausse de 0,1 % (+4 100) au mois de juin. Sur un an, il augmente de 9,1 %.

 

Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi en catégories D et E s’établit à 612 500 en France métropolitaine fin juin 2013. En juin, le nombre d’inscrits en catégorie D est en baisse de 3,3 % et le nombre d’inscrits en catégorie E diminue de 0,4 %.


Demandeurs d’emploi selon le sexe et l’âge

En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploide catégorie A augmente aumois de juin 2013 de 0,4 %pour les hommes (+12,2 % sur un an) et de 0,5 % pour les femmes (+10,1 % sur un an).
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A de moins de 25 ans est en baisse de 0,3 % en juin (+9,5 % sur un an). Le nombre de ceux âgés de 25 à49 ans augmente de 0,5 % (+9,9 % sur unan) et celui des demandeurs d’emploide 50 ans et plus s’accroît de 0,9 % (+16,4 % sur un an).
Parmi l’ensemble des demandeurs d’emploi de catégories A,B, C, en France métropolitaine, le nombre d’hommesaugmente de 0,1 % en juin (+10,0 % sur un an) etle nombre de femmes est stable (+8,1 % sur un an).
Le nombre dedemandeurs d’emploi de catégories A, B, C de moins de 25 ans est en baisse de 0,8 % en juin (+7,8 % sur un an). Lenombre de ceux de 25 à 49 ans augmente de 0,1 % (+7,7 %sur un an) et celui des demandeurs d’emploi de 50 ans etplus s’accroît de 0,8 % (+14,2 % sur un an).
Demandeurs d’emploi selon l’ancienneté d’inscription
En France métropolitaine, le nombre dedemandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B, C depuis un an ou plus augmente de 1,4 % au mois de juin 2013 (+16,0 % sur unan) et celui des inscrits depuis moins d’un an diminue de 0,8 % (+4,7 % sur un an).

Les entrées et sorties de Pôle emploi

En France métropolitaine, les entrées à Pôle emploi en catégories A, B, C diminuent en juin (-1,5 % sur un mois, -5,2 %sur un an). Sur un mois, les entrées pour fins de contrat à durée déterminée (-3,3 %), fins de mission d’intérim (-8,3 %),licenciements économiques (-1,6 %), autres licenciements (-2,6%), démissions (-4,3 %) et premières entrées (-3,7 %)sont en baisse. Les entrées pour reprises d’activité (+0,3 %) et autres cas (+0,9 %) sont en hausse.
En France métropolitaine, les sorties de catégories A, B, C sonten baisse de 3,2 % en juin (+2,1 % sur un an). Sur unmois, les sorties pour reprises d’emploi déclarées (-4,0 %),entrées en stage (-7,5 %), cessations d’inscription pour défautd’actualisation (-4,4 %) et autres cas (-7,3 %) diminuent. Lessorties pour arrêts de recherche (+2,4 %) et radiationsadministratives (+8,4 %) augmentent.

Les offres collectées et satisfaites par Pôle emploi

Le nombre des offres d’emploi collectées par Pôle emploidiminue de 6,4 % au mois de juin 2013 en France métropolitaine (-21,1 % sur un an). Sur un mois, les offres collectées d’emplois temporaires (entre un et six mois) sont en baisse de 17,8 %. Les offres collectées d’emplois durables(plus de six mois) et d’emplois occasionnels (moins d’un mois) sont en hausse (respectivement de +0,6 % et +9,2 %).
En juin, le nombre des offres d’emploi satisfaites diminue demanière inhabituellement forte* (-21,0 %) en France métropolitaine (-33,9 % sur un an). Sur un mois, les offres satisfaites d’emplois durables, d’emplois temporaires et d’emplois occasionnels sont toutes en baisse (respectivement de -11,1 %, -33,3 % et -12,8 %).

Demandeurs d’emploi ayant un droit payable au RSA

En France métropolitaine, au mois de juin 2013, le nombre dedemandeurs d’emploi inscrits en catégorie A et ayant undroit payable au Revenu de solidarité active (RSA) est de610 100 (soit 19,9 % des demandeurs d’emploi inscrits encatégorie A, données brutes).
Au mois de juin 2013, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B, C et ayant un droit payable auRSA est de 759 300 (soit 16,4 % des demandeurs d’emploiinscrits en catégories A, B, C, données brutes).
Les entrées à Pôle emploi en catégories A, B, C des bénéficiaires ayant un droit payable au RSA sont de 69 900 au moisde juin 2013 (soit 16,9 % des entrées en catégories A, B, C, données brutes). Les sorties de Pôle emploi en catégoriesA, B, C des bénéficiaires ayant un droit payable au RSA sont de 84 700 au mois de juin 2013 (soit 18,4 % des sorties decatégories A, B, C, données brutes).

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 17:34

 

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AFP  22 juillet 2013

 

Chômage : « La première bataille est de stopper la hausse », selon Michel Sapin

Le ministre du Travail Michel Sapin confirme l’engagement du président de la République d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année.

Face au chômage, « la première bataille est de stopper la hausse, nous sommes dans cette phase », estime le ministre du Travail Michel Sapin dans un entretien aux quotidiens du groupe Ebra à paraître mardi, à la veille de la publication des inscrits fin juin à Pôle emploi.

En mai, le nombre de chômeurs avait marqué une pause, du fait notamment d’une hausse des radiations, atteignant néanmoins toujours un nombre record de 3,26 millions de personnes sans activité en métropole.

«  La première bataille est de stopper la hausse, nous sommes dans cette phase, ensuite, d’ici la fin de l’année, il s’agira d’inverser la courbe, et nous y arriverons! », assure Michel Sapin, reprenant l’engagement du président François Hollande.

Balayant une nouvelle fois les prévisions pessimistes des économistes de l’OCDE jusqu’en 2014, il réaffirme que l’objectif de 100.000 contrats d’avenir d’ici la fin d’année pour les jeunes peu ou pas qualifiés « sera atteint, peut-être même dépassé ».

Interrogé sur la rentrée sociale et la fermeté affichée par certains syndicats sur la réforme des retraites, avec grèves et manifestations le 10 septembre, M. Sapin estime que « le gouvernement doit faire connaître au plus vite ses intentions, car il y a aujourd’hui beaucoup plus de gens qui sont inquiets que de gens qui seront concernés ».

Sur tous les dossiers du gouvernement, « le cap est bon » mais « il faut maintenant des résultats sur l’emploi, les finances publiques, la croissance... Cette rentrée doit être la rentrée des résultats », affirme le ministre.


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